colloquer

colloquer (tableau rapide)
colloquer Donner, remettre ; se donner
synonyme donner, céder, remettre
fréquence 16

colloquer

& se colloquer

Définition

Donner, remettre ; se donner

registre ancien : 4 registre moderne : 8

Synonyme : donner, céder, remettre

Citations
1896 La fois où nous avons dîné avec du foie de veau aux carottes, le tripier nous a colloqué une pièce démonétisée source : 1896. Un client sérieux, dans Un client sérieux
1943 Il avait bien gagné les deux cents francs que je lui colloquai source : 1943. 120, rue de la Gare, dans Les enquêtes de Nestor Burma et les Nouveaux mystères de Paris
1942 en écartant le flacon de whisky que le grand Connely, pressé de l'«envoyer en promenade», lui avait colloqué source : 1942. L'ombre du grand mur
1952 On avait colloqué Micot le long d'une clôture, en retour, là où ce que ça risquait le moins de passer. source : 1952. Émile et son flingue
1831 (vers) qu'on n'y est pas définitivement colloqué, en vertu d'un jugement afflictif ou condamnant source : 1831 (vers). Réforme pénitentiaire - Lettres sur les prisons de Paris, tome troisième

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

COLLOQUER1, verbe trans.


COLLOQUER1, verbe trans.

B. Colloquer qqc. ou qqn à qqn. Placer, refiler afin de se débarrasser. Colloquer sa fille au premier venu. Je lui ai colloqué tous mes volumes dépareillés. Il voulut à toute force leur colloquer son lait, son beurre, et sa crème (ROLLAND, Jean-Christophe, La Révolte, 1907, p. 614).

Prononc. et Orth. : [(l)], (je) colloque [(l)]. Pour [l] ou [ll] cf. colloque. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. a) [XIIe s.] « placer » (Ste Thays, B.N. 1544, fo 34c [ms. XVe s. de la Vie des anciens Pères] ds GDF. Compl.); XIVe s. (Oresme d'apr. MEUNIER, Thèse, ibid.); b) 1530 « placer (une jeune fille) par un mariage » il a bien colloqué sa fille (PALSGR., p. 452); 2. 1690 dr. (FUR.). Empr. au lat. class. collocare « placer, disposer » (v. coucher) d'où également « établir par un mariage, marier (une jeune fille) ». Fréq. abs. littér. : 13.

Lat. collocare, de col- (cum-), et locus «lieu». → Coucher (GR) / Empr. au lat. class. collocare « placer, disposer » (v. coucher) d'où également « établir par un mariage, marier (une jeune fille) » (TLFi) /

  • XIIe : placer (GR) / [XIIe s.] « placer » (Ste Thays, B.N. 1544, fo 34c [ms. XVe s. de la Vie des anciens Pères] ds GDF. Compl.) ; XIVe s. (Oresme d'apr. MEUNIER, Thèse, ibid.) ; b) 1530 «placer (une jeune fille) par un mariage» il a bien colloqué sa fille (PALSGR., p. 452) ; 2. 1690 dr. (FUR.) (TLFi) /

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