Définition de : dèche

  • dèche

dèche & déche ; dêche ; la sainte dèche ; de la dèche ; être dèche ; être dans la dèche ; être en dèche ; en dèche ; dans la dèche ; payer la dèche ; battre la dèche ; battre le dèche ; tomber dans la dèche ; traîner la dèche ; étaler sa dèche n.f.

Définition

Misère, indigence, grande pauvreté, manque d'argent, quand on n'a plus de travail ni d'argent, pénurie ; perte, dépense, déficit, ruine ; ennui ; être démuni, dans la misère, miséreux, désargenté ; écot ; payer la dépense, payer l'écot ; se ruiner

ALL : Verlust, Elend, ohne Geld, unglücklich sein / ANG : extreme poverty ; ANG : he is hard up (speaking of a ruined man or a spendthrift)
fréquence : 065
registre ancien : 7 registre moderne : 6

synonyme : argent (sans), pauvre, perte, misère, pauvreté, dépenser (argent) famille : dèche (misère)

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1835.

1836 1847 1849 1857 1863 1870 1872 1872 1877 1881 1883 1884 1885 1886 1886 1887 1888 1889 1892 1894 1896 1897 1897 1897 1897 1899 1900 1901 1901 1904 1907 1907 1908 1909 1910 1915 1915 1916 1917 1918 1920 1926 1927 1927 1930 1933 1935 1937 1939 1942 1942 1943 1951 1952 1953 1958 1967 1975 1977 1978 1981 1990 1995 xxxx xxxx

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Citations

<15 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

DÈCHE, subst. fém. Pop. État de grande misère ou de grande gêne dû à un manque d'argent. Battre la dèche; être, tomber dans la dèche. Les Coupeau, un jour de dèche, vendirent le lit de fer de l'enfant (Zola, Assommoir, 1877, p. 747). Prononc. : [dε ʃ]. Étymol. et Hist. 1. 1835 « perte au jeu » (Raspail ds Le Réformateur d'apr. Esn.); 2. 1846 « dénuement » (Arg. des détenus, ibid.). Prob. issu de déchet*, déchoir*. Cf. le limousin decho, deicho « défaut, défectuosité » (Mistral), a. prov. dec(h)a (xiies. ds Rayn.) déverbal de dec(h)azer « déchoir, tomber » (xiies. ibid.). Fréq. abs. littér. : 33. Bbg. Ac. Fr. Dict. de l'Ac. Banque Mots. 1973, no5, p. 100. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 216, 284. − Sain. Lang. par. 1920, p. 287. − Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 2; t. 2 1972 [1925], p. 136. (tlfi:dèche) /

  • Mot angevin du même sens (SAINXIX)
  • Cette expression est due à une circonstance curieuse : un colosse nommé Hache, marchand de ribouis au Temple, avait la passion du théâtre : il était figurant et voulait parler ; il obtint de Laloue de dire un mot dans une pièce et au lieu de dire, 'quel échec' il dit 'quelle dèche' : l'expression est restée pour désigner un grand malheur (VIR)
  • Abbreviation of déchéance, moral fall (MAR)
  • Hache, marchand au Temple voulait être acteur ; A force d'intrigues, d'obsessions, il obtint de dire un mot dans une pièce de Laloue ; il devait dire à Napoléon : 'Quel échec, mon Empereur !' La langue lui fourcha, il avait oublié ! Alors, à tout hasard, il s'écria : 'Ah! quelle dèche ! mon Empereur.' L'expression est restée ; et, dans le langage populaire, lorsqu'on veut indiquer une grande pauvreté, elle est employée (VIR-PAROUB)
  • Pourrait venir de debere = devoir, dettes (AYN)
  • Probablt. de déchoir → Déchéance (GR)
  • 1846 ; « perte au jeu », 1835, Raspail (GR) /

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