pistonner

pistonner (tableau rapide)
pistonner Recommander ; favoriser l'embauche ou l'avancement de qqun ; aider, favoriser, protéger, encourager, pousser ; se faire recommander, se faire protéger, se faire favoriser
synonyme favoriser
date 1857
fréquence 22

pistonner

& se faire pistonner

v.tr.

Définition

Recommander ; favoriser l'embauche ou l'avancement de qqun ; aider, favoriser, protéger, encourager, pousser ; se faire recommander, se faire protéger, se faire favoriser ALL : empfehlen, protegieren / ANG : to recommend

registre ancien : 5 registre moderne : 5

Synonyme : favoriser Famille : piston (favoritisme)

Citations
1900 on m'a même dit de me faire « pistonner »… Mais, comme je suis arrivé jusqu'à présent sans cela, et que ce n'est guère mon genre de solliciter les pistons, je n'en ai rien fait… source : 1900. Mémoires de Rossignol
1999 Pendant les vacances, le Daron m'avait pistonné dans sa boîte pour que je puisse me faire un peu d'oseille source : 1999. Boumkoeur
1925 Rappelles-toi le petit marin, une nuit, aux îles Fidji, qui m'avait pistonné ses soeurs pour les caser en maison bourgeoise ? source : 1925. La bonne vie
1929 Comme 37 veut bien me pistonner auprès du chef d'embauche de la gare aux marchandises source : 1929. Je suis un geux
1925 je n'ai pas cru nécessaire de me faire pistonner pour être admis à votre rapport source : 1925. Mon curé chez les pauvres
1995 Il le fréquentait même beaucoup en espérant que ça le pistonnerait. source : 1995. Debout les morts

<6 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Fam. Appuyer de son influence, de sa recommandation (quelqu'un qui souhaite obtenir une place ou quelque avantage). Se faire pistonner. −Alors, Mimi, tu y tiens, à ce mariage? −Dame! murmura-t-il, c'est encore ce que je ferais de mieux (...) −Mon Dieu! je veux bien... Je te pistonnerai... Elle est sèche comme un échalas, cette petite. Mais puisque ça fait votre affaire à tous (Zola, Nana,1880, p.1364). Un Pierre Duhem, professeur à la faculté des sciences, dont on ne connaissait même pas le nom, sauf aux heures d'angoisse, quand il s'agissait de pistonner quelque imbécile pour le bachot (Mauriac, Myst. Frontenac,1933, p.117). Il l'informa de son désir de passer dans l'intendance, et lui demanda de le « pistonner », le moment venu (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p.182). Prononc.: [pistɔne], (il) pistonne [pistɔn]. Étymol. et Hist. 1857-59 (d'apr. Titeux, St-Cyr, p.401) ; 1867 (Delvau, p.377). Dér. de piston1*: dés. -er. Fréq. abs. littér.: 14. Bbg. Darm. 1877, p.119. (TLFi) /

  • Par métaphore de piston « pousser» (comme le piston pousse la bielle) (GR)
  • 1857 (GR) / 1857-59 (d'apr. Titeux, St-Cyr, p.401) (TLFi) /

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