bourrin

bourrin (tableau rapide)
bourrin Cheval ; mauvais cheval ; (âne ; mulet)
synonyme cheval
date 1895
fréquence 47

bourrin

& bourin

n.m.

Définition

Cheval ; mauvais cheval ; (âne ; mulet) ANG : horse

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Synonyme : cheval Usage : pmu, courses, hippisme, équitation

Citations
1927 je crois prudent de te prendre les trois chevaux que j'aperçois là. S'il y avait un quatrième bourrin, tu penses que je m'évanouirais dessus, mais il faut savoir se contenter de ce qu'on a source : 1927. Les Pieds-Nickelés en Amérique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)
1950 de la bretelle de pendu c'est rare sur le marché, mieux que du trèfle à quatre, des fers à bourrin ou marcher dans la fiente pour porter bonheur source : 1950. Ainsi soit-il
1916 voici un sous-officier de chasseurs à cheval, agent de liaison au régiment, qui vient vers nous au petit trot. […] Des questions le poursuivent : « Dis, eh ! dis, l'homme au bourrin, c'est malsain par là ? » source : 1916. Sous Verdun (août-octobre 1914)
1956 suivi du gros Béru qui sue et s'époumonne comme un bourrin asthmatique. source : 1956. Fais gaffe à tes os
1976 Vingt briques à sa [sic] clef. De quoi jouer des paquets d'oseille sur un bourrin. source : 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza

<5 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BOURRIN, subst. masc. A. Arg. milit., péj. Mauvais cheval. Synon. fam. carne, rosse : Les deux sauveteurs approchaient, tirant le cheval par la bride. Cham, en 1900, était un animal encore très jeune, de bon courage et de bon poil. Mon père, conducteur distrait, l'avait [le cheval] couronné dès les premiers jours, en sorte que le pauvre bourrin saignait souvent des genoux et portait tout le temps des emplâtres de goudron. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Vue de la Terre promise, 1934, p. 91. Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du XXe s. à partir de Lar. 20e. B. Arg. (emploi adjectivé possible en constr. d'attribut). Homme ou femme facile, porté sur les rapports sexuels. Elle était pas bourrin, cette petite. Lui arracher un sourire, ça m'a pris près d'une demi-heure (A. SIMONIN, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 113). PRONONC. ET ORTH. : []. Les dict. qui enregistrent le mot écrivent bourrin. (cf. Lar. 20e, Lar. encyclop., Pt Lar. 1968, ROB., ROB. Suppl. 1970, QUILLET 1965); cf. infra bourin, rare. ÉTYMOL. ET HIST. 1903-05 arg. milit. bourrin « cheval » (R. MULOT, Notes manuscrites sur l'arg. de Saint-Cyr en 1903-05); 1909 arg. milit. bourin « prostituée » (J.-H. ROSNY aîné, Marthe Baraquin, Paris, E. Flammarion, p. 48). Empr. avec transpos. iron., à bourrin « âne », mot dial. (Vendée, Anjou, Poitou, Gâtinais, Saintonge, Touraine; v. VERR.-ON.; H. BEAUCHET-FILLEAU, Gloss. poit., 1864; C. PUICHAUD, Dict. du patois du Bas-Gâtinais dans R. Philol. fr., t. 7, pp. 172-190; J. ROUGÉ, Le Parler tourang., Paris, 1912; FEW t. 1, s.v. ), issu de bourrique* avec chang. de suffixe. STAT. Fréq. abs. littér. : 7. BBG. DAUZAT Ling. fr. 1946, p. 295. ROBERT (Irène). La tentation de l'argot Déf. Lang. fr. 1969, no 49, p. 10. (tlfi:bourrin) /

40e art. 14-18 ; mulet puis mauvais cheval, terme de caserne, surtout de cavaliers et artilleurs 95-99 (Dauzat) ; de bourrin, âne (Char.-Inf., Vendée, Nantes, Lorient, Anjou, Loches, Mantes) (Esnault1919)

  • Provincialisme angevin (SAIN-TRANCH)
  • Mot dial. de l'Ouest : « âne »; de bourrique (GR)
  • Même radical que bourrique. Se trouve dans certains patois provinciaux (Dech1918)
  • Vient des provinces angevines où il signifie baudet ou rosse (REPPS1916)
  • mot de l'Ouest (Maine, Anjou, Touraine, Poitou). de bcp le terme le plus usité pour désigner le cheval, existait dans ce sens avant la guerre, comme argot de caserne, spéc. en fav. dans cavalerie et artillerie. Le rapport qu'on a établi avec le terme de cavalerie bourrer (tirer à la main) a contribué à son succès mais il ne doit rien à ce mot car il est simplement à l'origine une variante de bourrique, qui désignait l'âne dans la région charentaise et vendéenne. Le mot a d'abord désigné à l'armée les ânes et les mulets (spécialement en Tunisie) et dans le Midi. Le sens de cheval, sans valeur péjorative, n'apparaît que dans les premières années du XIXe [lire XXe ??] ; signalé en 1905 dans la cavalerie comme terme nouveau ; par l'usure, a perdu sa valeur péj. originaire (Dauzat1918)

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