Sujet : petit problème d'interprétation

Bonjour,

J'ai une petite question à poser suite à un petit contentieux avec la Sécurité Sociale,

Comment interprétez vous ceci :

"Séance de soins infirmiers, par séance d'une demi-heure, à raison de quatre au maximum par 24 heures cotée AIS3"

Considère-t-on qu'il s'agit d'une demi heure pleine ou d'un forfait ??
A savoir : de la première minute jusqu'à la trentième, je peux coter AIS3 et je coterai un autre AIS3 pour la 31ème jusqu'à là 60ème minute ???
ou alors  il faut absolument avoir effectué la demi heure en entier pour la coter AIS3 et l'on ne peut coter le prochain AIS3 qu'a partir de la soixantième minute ???

Merci beaucoup  pour votre aide

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Re : petit problème d'interprétation

Je comprends que vous devez avoir donné une demi-heure de soins infirmiers pour pouvoir coter une séance. Dès le moment où vous dépassez ce temps, il vous faudra consacrer une nouvelle demi-heure à votre patient pour avoir le droit de signaler une deuxième séance.  En somme, vous ne pouvez faire payer à la Sécurité Sociale une séance si vous avez consacré  à votre patient moins de trente minutes. 
Et pour un même patient vous êtes limité à quatre séances par jour.

Dernière modification par regina (03-07-2012 17:17:15)

" Wer fremde Sprachen nicht kennt, weiß auch nichts von seiner eigenen."   J.W.v.Goethe

Re : petit problème d'interprétation

Et si je consacre 45 minutes comme prescrit je cote quoi ???

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Re : petit problème d'interprétation

Deux suggestions: la première, vous adresser directement à la Sécurité Sociale et voir si ce cas de figure est prévu.
Dans la négative, prendre contact avec le médecin afin qu'il rédige une nouvelle prescription conforme aux exigences de la Sécurité Sociale : soit une séance de 30 minutes par jour, soit deux, trois ou quatre.

" Wer fremde Sprachen nicht kennt, weiß auch nichts von seiner eigenen."   J.W.v.Goethe

Re : petit problème d'interprétation

Bonjour
Pardonnez-moi mais l'avocat que je suis, et qui défend plusieurs infirmiers contre la CPAM, fait des bonds sur place.  Un texte juridique ne s'interprète pas uniquement avec un dictionnaire de la langue française. Voilà pourquoi on ne fait pas appel à un professeur universitaire de sciences du langage (même si j'ai une soeur  délicieuse qui fait ce beau métier) , mais à un juriste,  pour interpréter un texte juridique. Même si une telle discussion est riche et intéressante, cela ne suffit pas.  Un texte juridique ne peut être interprété hors d'un contexte de règles, qui ne sont pas QUE les règles grammaticales ni lexicales. C'est tout l'objet des études de Droit. Les mots employés correspondent à des concepts juridiques ayant une définition différente de celle du dictionnaire et du langage courant. ils  s'interprètent par rapport à un ensemble articulé de règles, à leur Histoire, à l'interprétation qui leur a été donnée par les tribunaux (la "jurisprudence") et au sens général de l'élaboration des normes (on doit tenir compte d'un contexte économique, social, historique, et même parfois - oui je vous l'assure - on peut faire appel au "bon sens").
Dire que 2AIS 3 doivent durer une heure, dire que les Caisses d'assurances maladie peuvent contrôler l'emploi du temps des professions LIBERALES (qui par définition sont libres et non subordonnées à un horaire!), contrevient à un si grand nombre de règles fondamentales que cette interprétation est totalement impossible. Il y a , fort heureusement , une jurisprudence qui analyse cette disposition et qui est d'un avis contraire au vôtre. Sinon la rémunération moyenne des infirmiers libéraux (c'est à dire le chiffre d'affaires moins les frais), à horaire égal par rapport à celui d'un salarié disposant de congés annuels, serait nettement inférieure au SMIC. Et la cela ne relève plus de la langue française mais d'un grave problème de survie.... même si les mots sont très importants (ça c'est ma conviction profonde).
Je ne peux  pas (vieux réflexe de défense) laisser sans réponse une explication de texte qui aurait comme conséquence la fermeture d' un nombre considérable de cabinets infirmiers, ce qui laisserait des personnes dépendantes sans soins (personne ne veut travailler pour une rémunération nette de 900EUROS/mois) . Cela signifie que ces personnes seraient hospitalisées ou placées en maison de retraite médicalisée, où leur temps de survie n'est pas du tout le même.
Merci du fond du coeur si vous avez lu jusqu'au bout sans prendre une aspirine, et pardon pour cette intervention si je suis un trublion dans votre discussion.

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Re : petit problème d'interprétation

Merci pour cette mise au point et pour vos explications.

Tout ce que vous expliquez semble évident et nul ne peut s'inventer juriste. Mais,en l'occurrence , l'internaute nous avait soumis un extrait d'une circulaire administrative et nous a demandé comment comprendre cette cotation des actes infirmiers par la CPAM.
Nous n'avons eu aucun texte juridique sous les yeux.

Dans un premier temps certains ont essayé d'élucider ce système de cotation , ensuite, pour ma part j'ai incité cet internaute à s'adresser directement à l'organisme responsable pour plus d'informations.
S'il y a litige , cet internaute n'est pas le seul concerné , il pouvait se tourner vers les associations de défense de sa branche professionnelle ,lesquelles travaillent avec des avocats. Mais ceci n'était pas du ressort de ce forum.

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