Merci beaucoup de vos réponses : des termes proposés par yd écheveau et entrelacs sont les seuls qui me semblent appartenir au registre de ce genre de texte.
Les autres ne sont pas adaptés (j'avais pensé moi aussi au sac de nœuds
) et puis le nœud gordien me semble exclu à cause de la solution quelque peu "tranchante" d'Alexandre.
Les termes d'Alco et de Trevor me posent le même problème que écueil.
la phrase pourrait être quelque chose comme ça :
"Le gouffre du transfert met Freud face à son premier ..."
Freud à l'intuition de ce qui se passe entre lui et sa patiente, même s'il ne saisit pas tous les ressorts de sa relation avec elle ou en nie une partie, il doit trouver une solution pour expliquer/raconter ce qui se passe. En italien le terme est nodo, seul et sans complément, et on comprend bien effectivement : comme le nœud gordien il faut le dénouer, c'est-à-dire identifier tous les fils (ressorts) de la relation.
Mais je me pose aussi peut-être trop de problèmes (à une heure du mat') :
Il y a peu de solutions efficaces et réalistes à ce qu'on considère comme des noeuds dans les relations.
Par exemple, les conseils sont souvent inapplicables dans les faits parce qu'ils font appel à la volonté seulement. C'est le cas de cette recommandation concernant ce que certains appellent la dépendance affective: "ne vous attachez plus à ce genre de personne". Une telle prescription ne tient pas compte du fait que le psychisme ne peut se soumettre à la raison seulement. On se souvient de la phrase de Pascal: "le coeur a des raisons que la raison ne connaît point".
Les solutions proposées sont souvent inefficaces aussi, parce qu'elles ne s'attaquent pas au coeur du problème. En fait la cause des difficultés n'est pas cernée. Souvent on se limite à les décrire et à en déterminer l'origine. Lorsqu'on ne comprend pas ce qui cause un problème il est difficile d'y trouver une solution.
Les noeuds dans les relations engendrent beaucoup de souffrance. Il est courant de voir des gens écorchés par leurs multiples ruptures, y compris parfois avec leurs parents. Ces gens sont souvent dans un état déplorable, autant au plan psychique que physique.
On s'en doute aussi, il n'y a pas de recette magique ou de truc simple pour dénouer les relations problématiques. Les noeuds sont d'ordre émotif et c'est par une solution émotive qu'on les dénoue. Ce n'est pas facile.
(forum doctissimo)
Je ne peux dire nœud dans la relation parce qu'à ce stade (et peut-être ensuite, je ne sais pas), Freud s'exclut de la relation et se veut seulement observateur.
Je trouve aussi ça :
Pour bien comprendre ce texte il est préférable d'avoir lu "Les noeuds dans nos relations" . Dans ce texte, j'ai présenté ce que j'appelle "les noeuds" que nous rencontrons constamment dans nos relations les plus importantes. Ces noeuds se manifestent sous la forme d'insatisfactions chroniques devant lesquelles on a une impression d'impuissance. Nous butons régulièrement sur ces difficultés. C'est pourquoi je leur ai donné le nom de "noeuds".
L'auteur se sent obligé son terme "nœud" et s'en attribue la paternité, ce serait donc que, en français, quelque chose pose problème.