Bon, j'ai la réponse à ma question. Les morceaux du puzzle étant assemblés.
Cet allongement est une notation purement phonétique, pour qu'il se réalise - automatiquement - il faut deux conditions :
1) la voyelle allongée est accentuée (accent tonique sur la dernière syllabe)
2) la voyelle allongée précède les consonnes fricatives sonores [v] (douve), [z] (bise), [Z] (neige) ou la liquide [r] (bar) seule ou dans la combinaison [vr] (chèvre)
le TLFi signale effectivement l'allongement dans tous ces cas. Evidemment quand la voyelle n'est plus accentuée (le garage ouvert), l'allongement disparait.
Deux documents m'ont servi :
cours d'André Thibault, phonologie, semaine 3 : variantes combinatoires et libres (document pdf, page 3)
classement articulatoire des sons du français (document power point, page 11)
la notation du TLFi est bien phonétique et signale - pour le français standard - une variante combinatoire de la prononciation de la voyelle pour le mot isolé.
Il y a variante combinatoire quand la prononciation d'un son est modifié selon des règles précises en fonction de son environnement (des sons qu'il cotoie).
Reste la question du message 9 :
éponymie a écrit:Mais le TLFi note aussi [fo:t] pour faute. On ne peut pas dire que ça chuinte.
la page 11 du deuxième document répond également : le o est accentué et placé devant une consonne prononcée.
A partir du moment où la variante combinatoire relève d'un automatisme (et est donc inconsciente) et où nous ne sommes pas vraiment certains que ces automatismes valent dans toute la francophonie, je me demande de nouveau, s'il fallait signaler cet allongement (ce que tous les dicos ne font pas).
Dernière modification par éponymie (15-07-2012 16:38:51)