Sujet : Elles nous ont obligé

Bonjour ,

la correction orthographique de word donne :
"elles nous ont obligés"

à priori, je ne mettrai pas de "s" à obligé

Qu'en pensez-vous ?

Cordialement

Re : Elles nous ont obligé

ducho a écrit:

la correction orthographique de word donne :
"elles nous ont obligés"

à priori, je ne mettrai pas de "s" à obligé

Qu'en pensez-vous ?

On ne met pas de "s" uniquement si le "nous" représente une personne unique. C'est le cas si c'est le Roi qui parle ou si un auteur utilise le "nous" de modestie pour signifier que, bien qu'il soit auteur unique, son travail n'aurait pas pu se faire sans l'aide d'autres personnes.
Dans tous les autres cas, il faut "s" (obligés), et même "es" (obligées) si le "nous" représente un ensemble exclusivement féminin.

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Re : Elles nous ont obligé

Merci de votre réponse,

le nous représentant toute une équipe :
est-ce valable pour tous les verbes du premier groupe ?

ex : elles nous ont parlé de cette recette ...

est-ce une particularité du verbe obliger ?

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Re : Elles nous ont obligé

Il faut distinguer : « ils nous ont obligés de faire qch » où « nous » est COD (complément d'objet direct, « obliger qn ») d'où l'accord, et « elles nous ont parlé » où « nous » est COI (complément d'objet indirect, « parler à qn ») d'où l'absence d'accord.

L'escrivaillerie semble estre quelque symptome d'un siecle desbordé

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Re : Elles nous ont obligé

OK
cela semble plus clair
sinon, apparement on n'écrit pas
"nous ont obligés de "
mais
"nous ont obligés à "

cordialement

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Re : Elles nous ont obligé

Ce n'est pas ça. Encore une fois, il faut distinguer : obliger qn à faire qch, mais être obligé de faire qch (même chose pour forcer, contraindre).

L'escrivaillerie semble estre quelque symptome d'un siecle desbordé

Re : Elles nous ont obligé

trevor a écrit:

Ce n'est pas ça. Encore une fois, il faut distinguer : obliger qn à faire qch, mais être obligé de faire qch (même chose pour forcer, contraindre).

On peut dire que l'usage de à traduit l'objectif, il y a action, alors que l'usage de de traduit l'état, il y a constat.

Parce que, tout compte fait, la distinction entre "obliger à" et "être obligé de" repose sur peu de chose. Par exemple ici :

Voix active : Les circonstances nous ont obligés à accélérer le processus. / Les circonstances nous obligent à accélérer le processus.

Voix passive : Nous avons été obligés d'accélérer le processus par les circonstances.  / Nous sommes obligés d'accélérer le processus par les circonstances.

Curieux comportement, puisqu'avec amener/conduire la préposition se maintient telle quelle :

Voix active : Les circonstances nous ont amenés/conduits à accélérer le processus. / Les circonstances nous amènent/conduisent à accélérer le processus.

Voix passive : Nous avons été amenés/conduits à accélérer le processus par les circonstances.  / Nous sommes amenés/conduits à accélérer le processus par les circonstances.

Idem avec entrainer et pousser.

Ce serait donc l'identification du participe passé avec un adjectif qui entrainerait le changement de préposition.

Et bien entendu, si le verbe se construit avec de, le problème ne se pose pas :

Voix active : Leurs amies nous ont convaincus d'accélérer le processus. / Leurs amies nous convainquent d'accélérer le processus.

Voix passive : Nous avons été convaincus d'accélérer le processus par leurs amies.  / Nous sommes convaincus d'accélérer le processus par leurs amies.

Dernière modification par éponymie (20-06-2012 14:59:03)

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Re : Elles nous ont obligé

Grevisse fait observer qu'« au passif contraint, forcé, obligé construisent de préférence l'infinitif complément avec à quand ils ont réellement la valeur verbale, notamment quand ils ont un complément d'agent ; ils le construisent avec de quand ils sont pris adjectivement ».

L'escrivaillerie semble estre quelque symptome d'un siecle desbordé

Re : Elles nous ont obligé

trevor a écrit:

Grevisse fait observer qu'« au passif contraint, forcé, obligé construisent de préférence l'infinitif complément avec à quand ils ont réellement la valeur verbale, notamment quand ils ont un complément d'agent ; ils le construisent avec de quand ils sont pris adjectivement ».

C'est bien et concisément dit, je n'ai pas pensé à le consulter, je suppose cependant que la tendance à mettre le de dans tous les cas de figure est assez forte.

J'ai trouvé un autre verbe synonyme, "réduire à", impossible de mettre le de. C'est donc bien l'assimilation à un adjectif qui génère ce changement de préposition.

On retrouve un phénomène similaire avec des COI :

Son père lui a appris à ne pas parler à table / Il lui a été appris par son père de ne pas parler à table

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Re : Elles nous ont obligé

[...] On retrouve un phénomène similaire avec des COI :

Son père lui a appris à ne pas parler à table / Il lui a été appris par son père de ne pas parler à table

(De) ne pas parler à table lui fut appris par son père : (de) ne pas parler à table est sujet, ou se rapporte au sujet - je ne sais pas comment dire à cause de la forme impersonnelle -, et non pas COI, me semble-t-il.

Dernière modification par yd (20-06-2012 19:30:13)

Bon courage et persévérance à ceux qui se mettent au grec.

Re : Elles nous ont obligé

yd a écrit:

[...] On retrouve un phénomène similaire avec des COI :

Son père lui a appris à ne pas parler à table / Il lui a été appris par son père de ne pas parler à table

(De) ne pas parler à table lui fut appris par son père : (de) ne pas parler à table est sujet, ou se rapporte au sujet - je ne sais pas comment dire à cause de la forme impersonnelle -, et non pas COI, me semble-t-il.

Vous avez raison. Le passage de à à de se fait uniquement avec une proposition infinitive. Et apprendre est bien transitif. Merci smile

Quant à cette construction, elle est analoque à :

fumer est interdit / il est interdit de fumer

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Re : Elles nous ont obligé

Bonjour,

Je suis toujours aussi impressionné par vos leçons .
Plus je vieillis , moins je comprends la langue française .

Pour ne être encore plus idiot, qu'est ce que GREVISSE ?

mes pauvres références étant surtout Bescerelle et petit-larousse ...

Enfin, je comprends pourquoi  dans mes études supérieures , j'ai toujours préféré
les maths au français !!

Bonne Journée et encore merci pour ces explications

Re : Elles nous ont obligé

ducho a écrit:

qu'est ce que GREVISSE ?

Qui est Grevisse ? C'est l'auteur d'un livre qui s'appelle le Bon Usage et qui décrit la langue telle que l'on devrait bien la parler et l'écrire avec beaucoup d'exemples de l'usage correct et des entorses à cet usage.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSvh4DmMrTsJCN5VaDhrJmkTFv35ePrEzRl28wN-UPlZ79hZB0S-A

Si vous lisez le Grevisse, le Bon Usage ou momo (il s'appelait Maurice), il s'agit du même bouquin.

Et vous pouvez aussi le consulter en ligne depuis l'année dernière mais ce n'est pas gratuit sauf pour quelques ABCiens veinards.

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Re : Elles nous ont obligé

Ah oui, et j'ajoute qu'il y a plusieurs éditions du Grevisse, on en est à la quinzième je crois. Moi, j'ai la dixième (1975), qui pour être un peu vieillie reste une ressource des plus utiles.

L'escrivaillerie semble estre quelque symptome d'un siecle desbordé

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Re : Elles nous ont obligé

ducho a écrit:

Enfin, je comprends pourquoi  dans mes études supérieures , j'ai toujours préféré
les maths au français !!

De là à penser que c'est à cause des difficultés du français que l'enseignement français est surtout réputé pour ses résultats en mathématiques, il n'y a pas loin. Je plaisante, mais il pourrait y avoir du vrai.

Les bases en français sont peut-être moins difficiles qu'il n'y paraît, mais je crois qu'il faut leur consacrer beaucoup de temps et beaucoup de soin. Je pensais justement à la différence entre les chiffres et les nombres. Un montant est dit un chiffre, non pas un nombre : il y a certainement une raison simple mais très précise, et si on va trop vite on hésitera toute sa vie entre chiffre et nombre.

Dernière modification par yd (21-06-2012 14:12:53)

Bon courage et persévérance à ceux qui se mettent au grec.

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Re : Elles nous ont obligé

À l'époque où j'enseignais le français à des étudiants de premier et deuxième cycles, je leur proposais la mnémonique « il y a un grand nombre de chiffres dans ce numéro de téléphone ».

L'escrivaillerie semble estre quelque symptome d'un siecle desbordé

Re : Elles nous ont obligé

Sans compter des chiffres et des lettres, l'increvable jeu télévisé :
avec les lettres, on fait des mots, avec les chiffres, on fait des nombres !

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

Re : Elles nous ont obligé

[ Un montant est dit un chiffre, non pas un nombre]

Justement, un montant est un nombre parce qu'une quantité. Un chiffre est un symbole.

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Re : Elles nous ont obligé

Le TLFi à chiffre :

Signe graphique servant à marquer, à représenter une chose à l'intention d'un lecteur.
I.− [Sans idée de secret]
A.− [Ce qui est marqué est un nombre]
1. [Le chiffre est en réf. simple avec un nombre donné] Caractère servant à représenter un nombre. Chiffres arabes, romains; colonne de chiffres; aligner des chiffres. Il inscrivait des comptes en chiffres démotiques à l'aide d'un roseau (T. Gautier, Le Roman de la momie, 1858, p. 263). Des années dont il faudrait des millions de chiffres pour écrire le nombre (H. Poincaré, La Valeur de la sc., 1905, p. 183):
  1. Les jours insignifiants sont comme les zéros, qui ne sont rien par eux-mêmes, mais prennent leur valeur du chiffre   qui les précède. Karr, Sous les tilleuls,1832, p. 107.
P. ext. Nombre représenté par le ou les chiffres :
  2. Le chiffre treize lui portait malheur! À treize ans elle avait fait une chute, son père était mort un treize février, − le petit garçon mourait à treize mois! Queffélec, Un Recteur de l'île de Sein, 1944, p. 120.
2. Vieilli. [Le chiffre indique un numéro dans une série] Citer vingt fois le chiffre d'une page (Lamartine, Les Confidences, 1849, p. 123):
  3. Je vous envoie une intercalation, la pièce Tu peux comme il te plaît me faire jeune ou vieux, qui entre dans le livre II sous le numéro VIII et rejette au chiffre IX la pièce En écoutant les oiseaux. Modifier les chiffres d'ordre suivants en conséquence. Hugo, Correspondance, 1855, p. 211.
P. ext., littér. Signe assignant une place dans un ensemble :
  4. [L'âne :] L'homme est un numéro dans l'infini [pour certains politiques] (...) Vain, fuyant, coudoyé par d'autres chiffres vagues (...) Hugo, L'Âne, 1880, p. 331.
3. [Le nombre indique l'aboutissement, le résultat d'un calcul]
a) Chiffre correspondant à un nombre représentant une somme, un total. Chiffre des dépenses, d'une fortune, de la population; atteindre, dépasser un chiffre. Diminuer le chiffre du déficit (Balzac, Eugénie Grandet, 1834, p. 181):
  5. Vous savez que le froid au sortir du bal tue chaque année, à Paris, onze cents jeunes femmes. J'ai vu le chiffre officiel. Stendhal, Souvenirs d'égotisme, 1832, p. 115.
b) P. méton. Somme, total. Le nombre des maladies épouvante encore plus que le chiffre des étoiles (E. et J. de Goncourt, Journal, 1866, p. 270). Un petit trésor, de l'or et des billets de banque, dont il ne connaissait jamais le chiffre exact (Zola, Le Docteur Pascal, 1893, p. 44).
− Spéc. [En parlant d'une somme d'argent] :
  6. La religion du nombre − du nombre des spectateurs et du chiffre des recettes − dominait la pensée artistique de cette démocratie mercantilisée. R. Rolland, Jean-Christophe, La Foire sur la place, 1908, p. 723.
En chiffres ronds. En arrondissant la somme (au nombre supérieur ou inférieur). L'intérêt (...) s'élève maintant à 498 francs. Nous mettrons 490 en chiffres ronds (G. Duhamel, Chronique des Pasquier, Le Désert de Bièvres, 1937, p. 80).
♦ [Dans un tour exclamatif] Somme importante. Dame, trente-cinq millions, c'est un chiffre (Proust, Sodome et Gomorrhe, 1922, p. 880).
− COMM. Chiffre d'affaires. Montant des ventes, des prestations de services, etc., effectuées par une entreprise pendant un exercice. Impôt, taxe sur le chiffre d'affaires (cf. affaire, ex. 29).
4. P. méton. Calcul aboutissant à la somme en question; p. ext., opération de comptabilité.
a) Au sing. coll., vieilli. Se condamner aux travaux du chiffre, où le calcul « tuera » l'illusion (Vigny, Chatterton, 1835, p. 236).

Loc. (C'est) un zéro* en chiffre.
− [En constr. d'appos.] Homme(-)chiffre. Comptable; p. ext., homme d'affaires ne connaissant que l'aspect comptable d'une entreprise :
  7. Gundermann, plein du mépris de la passion, exagérait encore son flegme de joueur mathématique, d'une obstination froide d'homme chiffre, vendant toujours malgré la hausse continue. Zola, L'Argent, 1891, p. 286.
  8. Cocon est l'homme-chiffre. Il a l'amour, l'avarice de la documentation précise. À propos de tout, il fouine pour trouver des statistiques qu'il amasse avec une patience d'insecte, et sert à qui veut l'entendre. Barbusse, Le Feu, 1916, p. 25.
b) Au plur. L'esprit de chiffres et d'administration (Fromentin, Dominique, 1863, p. 19). Le méridional, apte à faire des chefs-d'œuvre et des lois, ne l'est pas aux chiffres (J. Péladan, Le Vice suprême, 1884, p. 104).
[...]

Le sens second du chiffre correspond à l'idée de total, de somme, de montant. Et on pourrait même se demander s'il ne s'agit pas du sens premier, puisque le TLFi donne comme définition première pour deux, trois, treize, etc. un plus un, deux plus un, douze plus un, etc. Un chiffre, sauf pour zéro et un, c'est d'abord une addition, en un sens. Il est en tout cas remarquable que pour deux, trois... jusqu'à neuf, le TLFi ne donne même pas la définition comme chiffre, caractère ou signe ou symbole représentant le nombre deux, le nombre trois, etc. [23h55 : en fait si, le TLFi donne ces définitions en tant que chiffres, mais dit ces usages « par métonymie ». Cf. le message de P'tit prof qui suit.]

le chiffre des dépenses : le total des dépenses, la somme des dépenses, le montant des dépenses ;
le nombre des dépenses : combien y en a-t-il eu.

Dernière modification par yd (24-06-2012 23:55:31)

Bon courage et persévérance à ceux qui se mettent au grec.

Re : Elles nous ont obligé

Le plus significatif n'a pas été copié.
le Tlfi retrace ainsi l'origine du mot :

Empr. à l'ar.  « vide, zéro » (FREYTAG t. 2, p. 503; FEW t. 19, pp. 156-158), calque du skr.  « id. », par l'intermédiaire du lat. médiév. cifra « zéro » (XIIe s., ANON., Algor. Salem. ds Mittellat. W. s.v., 574, 12). Le zéro étant l'innovation la plus importante et la plus caractéristique du système numérique ar., le mot chiffre a fini par désigner toutes les figures de ce système, d'où 2.

Le sens premier de chiffre, c'est zéro, zéro, le chiffre par excellence.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

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Re : Elles nous ont obligé

Si je comprends bien, du zéro arabe on serait passé au système numérique indo-arabe, et de là aux caractères utilisés dans ce système (je préfère ici caractère à signe, puisqu'en calcul le signe est réservé principalement aux opérations).

Il semble manquer le chaînon ultérieur :

1) S'est-on arrêté aux caractères (zéro à neuf), ou a-t-on en même temps englobé les notations de dix, de onze, etc. dans cette idée de chiffre ?

2) N'a-t-on pas englobé du même coup l'idée de calcul, utilisant donc les opérations arithmétiques réalisées directement dans le système numérique indo-arabe, puis celle de résultat de ce calcul ?

Il y a deux idées dans celle de nombre, l'idée générale, mais aussi l'idée de dénombrer, de compter sur ses doigts ou par exemple avec des bâtonnets groupés par cinq : on n'utilise pas vraiment ici d'opérations arithmétiques. C'est une raison qui pourrait confirmer en même temps qu'expliquer une association particulière entre l'idée de chiffre et celle de calcul.

Dernière modification par yd (25-06-2012 10:39:28)

Bon courage et persévérance à ceux qui se mettent au grec.

Re : Elles nous ont obligé

une association particulière entre l'idée de chiffre et celle de calcul.

Le calcul s'est éclipsé devant le chiffre !
En effet, le calcul, du latin calculus, est un petit caillou d'abord, puis un jeton utilisé pour compter (latin, computaree, d'où... computer !).
On a longtemps compté avec des jetons sur un échiquier (comme Argan, dans le Malade imaginaire), le calcul dit « à la plume » n'est entré dans les mœurs qu'au XIX e siècle.
Dans le calcul à la plume on utilise exclusivement les chiffres.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

Re : Elles nous ont obligé

Ah, le chiffre 13, le nombre 4

La frontière ténue entre chiffre et nombre n'est peut-être pas définie par l'idée de calcul.
Il me semble, aussi, que nombre est souvent utilisé pour exprimer une grandeur sans unité de mesure, et chiffre pour exprimer une grandeur avec unité de mesure.

P.-S. Le zéro est une découverte indienne smile

"L'orthographe est plus qu'une mauvaise habitude, c'est une vanité" R. Queuneau