Questions de langue(s)
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Bonjour ![]()
Je m'adresse a nouveau a tous les utilisateurs du forum qui auraient la gentillesse de commenter la question suivante:
Comment decrire la situation materielle, financiere d'un individu (dans le langage courant)?
Quel serait le classement des termes enumeres dans le titre du message?
Mes hypotheses :
-personne moyennement riche = bien situé = aisé
-personne riche
-personne tres riche = fortuné = vivant dans l'opulence
Merci bien pour votre point de vue! ![]()
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Bonjour Nati,
Voyez donc Google : "bien situé" s'applique essentiellement à un lieu (immeuble, appartement, hôtel, restaurant...) et non à une personne. Pour le reste des termes, je suis d'accord avec votre classement.
Peut-être était-ce une (mauvaise) traduction de : « avoir une bonne situation » (=une bonne situation sociale, professionnelle), qu'on situerait probablement au niveau de aisé.
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Bonjour Nati,
question riche et délicate car, au strict degré de richesse décrit par ces adjectifs, il s'ajoute fréquemment une connotation plus ou moins emphatique ou péjorative, ainsi qu'une nuance sur la position sociale de la personne.
Les termes basiques :
* riche, opulent => plus riche que aisé, argenté
* très riche = richissime
* prospère, florissant s'appliquent à une personne, mais surtout à une situation sociale ou professionnelle : « un commerce prospère »
* de même, on utilise plus souvent cossu, luxueux, fastueux, somptueux en parlant d'une maison ou d'un objet que d'une personne (mais on dit bien « un monsieur cossu » = jugement porté selon son apparence / « un monsieur fastueux » = selon son comportement).
Nous avons ensuite les termes familiers ou argotiques : cousu d'or, rupin, milord, nabab, crésus ...
Et enfin les termes péjoratifs : friqué, richard, possédant, ploutocrate ...
Certains termes, péjoratifs également, introduisent une notion sur l'origine de la fortune : parvenu, nouveau riche (fortune récemment acquise) / fortuné, nanti (fortune héritée).
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Bonjour ![]()
Pourriez-vous me décrire éventuellement une famille aisée, son niveau de vie et comment elle se situe par rapport au reste de la population ?
Voilà mon hypothèse:
Une famille aisée = "une famille à l'aise financièrement" (cette deuxième expression est-elle correcte ?) = une famille qui a assez d'argent pour vivre sans problèmes financiers mais qui n'est pas "riche".
(a-t-elle aussi une "vie facile" ?)
Est-ce vrai ?
Après, il y aurait une famille située un peu plus bas au niveau des revenus, une famille sans soucis financiers courant mais qui doit quand même faire attentions aux dépenses. Comment appelez-vous une telle famille ?
Peu clair mon message
, pour faire court... : j'essaie de faire une gradation de situations financières possibles, aussi au dessous du niveau "riche". Et j'y suis un peu perdue...
Je serai très très reconnaissante pour un coup d'aide ![]()
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On peut tenter une gradation classique, du "bas" vers le "haut". Une famille pourra ainsi être :
— dans la misère, miséreuse,
— très pauvre,
— pauvre,
— très modeste,
— modeste,
— assez aisée,
— aisée,
— riche,
— très riche,
— richissime, etc.
Bien entendu, le choix des termes sera très influencé par les circonstances et la personne à qui l'on s'adresse. Ainsi, Untel, qui gagne 10 000 euros par mois, dira à une vague connnaissance qu'il veut impressionner : « Je suis très à l'aise. » A une femme qu'il veut séduire, mais aux yeux de qui il ne veut pas paraître "puant", il dira : « Je ne me plains pas. » A son percepteur, il dira que ses revenus sont « modestes ».
Dernière modification par coco47 (28-03-2009 01:35:18)
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En fait, il y a la gradation des vocables exposée par Coco, mais il faut préciser quelle réalité cela recouvre : n'est-ce pas là ta question ?
Chacun y mettra des critères plus ou moins concordants, mais il me semble qu'on peut se baser sur la capacité du foyer à faire face aux dépenses indispensables, avant de s'essayer au superflu, puis au luxe.
Une famille dans la misère, miséreuse, misérable, nécessiteuse [*], dans la dèche, en galère ... ne pourra pas sans difficulté subvenir à ses besoins élémentaires : nourriture, logement, santé, éducation.
Ainsi elle ne répondra pas à certains (en général, la santé saute en premier, puis l'éducation), elle logera dans un taudis ou une habitation précaire, puis tout en bas de l'échelle des revenus, ne pourra pas même se nourrir et ira aux Restos du Coeur (ou autre organisme caritatif ou de solidarité).
Un foyer dans la gêne, pauvre, indigent, désargenté, en difficulté [**], devra économiser sur tous les postes de dépenses et tailler dans le budget quotidien pour faire face à un imprévu.
Une personne, une famille modeste auront de quoi vivre suffisamment au quotidien, mais sans dépenses luxueuses, c'est-à-dire en se fournissant toujours en "bas de gamme", vivant dans un logement basique. Elles assurent leurs besoins élémentaires et même un peu au-delà => quelques loisirs, un peu de culture ...
Maintenant que tu en as compris le principe, je te laisse le soin de compléter cette liste vers le haut.
=> Certains de ces termes décrivent aussi une certaine détresse morale, au-delà du besoin financier.
[*] nécessiteux = qui manque du nécessaire
[**] en difficulté = litote politiquement correcte pour dire « pauvre »
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coco47 et Piotr
, je vous remercie de tout mon coeur.
C'est parfaitement clair pour moi
.
Je vais encore prendre mon temps à faire des recherches sur la "personne aux revenus moyens" (parce qu'au fait, c'est la comparaison des appelations dans 2 langues du milieu de l'échelle sociale qui est le plus difficile pour moi) et après, en cas de doute...je me permettrai de relancer le sujet.
Bonne fin d'après-midi ! ![]()
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Bonjour ![]()
J'aimerais reprendre la discussion, au fait, un élément :
Piotr a écrit:
Certains termes, péjoratifs également, introduisent une notion sur l'origine de la fortune : parvenu, nouveau riche (fortune récemment acquise) / [b]fortuné, nanti [/b](fortune héritée).
Je me demande si "fortuné" (faisant référence à la "fortune récemment acquise" comme dit Piotr) suggère une grosse fortune ou une fortune quelconque.
Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre aide ! ![]()
Dernière modification par nati (08-04-2009 13:07:55)
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Dire de quelqu'un qu'il est fortuné, c'est dire qu'il est plus que dans l'aisance, et plus que riche. Une fortune, sans précision particulière, c'est généralement beaucoup. « Fortune quelconque » ne se dirait pas ; « petite fortune » pourrait se dire.
Noter que « infortuné », c'est d'abord malchanceux, ensuite misérable.
Dernière modification par gb (15-04-2009 20:22:52)
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