Questions de langue(s)
Vous n'êtes pas connecté.

Bonjour a tous,
qu'est-ce que signifie la phrase "Je kiffe le cinoche"? Je sais que "cinoche est fam. pour "cinema", mais je ne comprends pas le mot "kiffer".
Merci d'avance.
Veronika

kiffer kiffer sur ; kiffer qqun
aimer, apprécier, admirer ; marque la satisfaction ; aimer beaucoup, adorer
Il jouait au gentil avec moi, et moi gougoune, je kiffais !
En arabe, le kif, c'est le haschich, donc quelque chose qui fait plaisir (PRINC) /
Tu peux rajouter, en vrai cinephile, "je kiffe trop grave"
ou dans ta jolie langue ' mam rada kino' ou ' kino ja zboznuji'...
mais c'est vrai que "j'adore le cinema", ca fait un peu Regence...
Dernière modification par Papageno (26-11-2005 14:39:23)
Hors ligne

Je n'irais pas jusqu'à dire que "j'adore le cinéma" fait un peu Régence. Ce serait plutôt "Nous prennons plaisir à nous rendre au cinématographe"° qui ferait vieux jeu !
"Kiffer" est un mot du "parlé des jeunes" (qu'ils soient des banlieux ou pas
).
La forme qui est plus courante est : "j'aime le cinéma" voire pour insister "j'adore le cinéma".
Antonin
° de même : prendre le métropolitain en 1ère classe, écouter la radiodiffusion...
Hors ligne

C'est sûr que prendre le Métropolitain en première classe, c'est vieux jeu : elles ont été supprimées dans les années 90, les premières classes !
Hors ligne

Hé oui, je suis content de voir que quelqu'un connaît cela. ![]()
J'ai utilisé cette image de la 1ère classe, qui, associée au terme Métropolitain (avec ou sans majuscule ?), donne un caractère "risible" à la phrase.
Hors ligne

C'est vrai, c'est pas excessivement Regence, "j'adore le cinema", quoique, avec un accent bien pointu...
Dommage d'ailleurs pour le metro en premiere. Convictions republicaines mises a part, je me suis laisse dire que les femmes y avaient de plus jolies jambes qu'en seconde...
Hors ligne

C'est surtout parce que d'une part les trames de métro étaient saturé et qu'il n'y avait pas grande monde en première, et parce que d'autre part les pique-poquettes° avaient la facheuse habitude de prendre place en première.
Par contre même en deuxième vous pouvez admirez -parfois- de belles jambes... ![]()
Antonin
°il faut franciser, alors francisons !
Dernière modification par Antonin (26-11-2005 19:46:34)
Hors ligne

Papageno a écrit:
[…] je me suis laissé dire que les femmes y avaient de plus jolies jambes qu'en seconde...
Et de plus beaux visages aussi ?

Merci `a tous pour vos réponses et pour cette discussion intéressante ![]()
Papageno, bravo, oui c'est ça dans ma jolie langue
.
Bon weekend,
Veronika

Mais que veut dire "kiffe" dans le titre d'un livre qui s'appelle "Kiffe, kiffe edmain!" ?

Karlijn a écrit:
Mais que veut dire "kiffe" dans le titre d'un livre qui s'appelle "Kiffe, kiffe edmain!" ?
Là c'est une tout autre expression, argotique à l'origine (attestée 1867), qui vient de l'arabe kif qui se traduit par même, égal, redoublé en kif-kif et signifiant c'est pareil (cf. du pareil au même).
Ajoutons à cela une touche ed verlan et on obtient (c'est) pareil demain.
Elémentaire mon rèche Watson ![]()
Hors ligne

Bonjour,
avez-vous remarqué à quel point certaines radios destinées aux jeunes emploient ces formules ? On traite«du dossier» ou «du dos» et on est juste contents de gagner du cadeau,...
L'emploi des articles partitifs me laisse rêveur. Doit-on avoir craindre pour l'avenir de la langue française ?
Amicalement.
Hors ligne

Aaron a écrit:
Doit-on avoir craindre pour l'avenir de la langue française ?
Oh oui ! Je crains qu'elle soit devenue une langue morte avant trois siècles…

Les points d'ironie sont une insulta à l'intelligence du lecteur.
Est-ce que Voltaire en mettait ?
Hors ligne

C'est plutôt le mot de "cinoche " qui fait vraiment "ringue " ! Déjà , même " de mon temps " , dans les années 50 , on ne l'employait plus ! Nous lui préférions le mot de " cicraque " ou encore "on allait au grimace " ...Mais après tout, " l'histoire n'est qu'un etc...."...
Hors ligne

piotr a écrit:
Karlijn a écrit:
Mais que veut dire "kiffe" dans le titre d'un livre qui s'appelle "Kiffe, kiffe edmain!" ?
Là c'est une tout autre expression, argotique à l'origine (attestée 1867), qui vient de l'arabe kif qui se traduit par même, égal, redoublé en kif-kif et signifiant c'est pareil (cf. du pareil au même).
Ajoutons à cela une touche ed verlan et on obtient (c'est) pareil demain.
Elémentaire mon rèche Watson
Elémentaire pour vous mais moi, je ne suis qu'une pauvre Hollandaise.![]()

Karlijn2 a écrit:
Elémentaire pour vous mais moi, je ne suis qu'une pauvre Hollandaise.
Et encore, vous avez de la chance Karlijn2, à quelques kms près, quelqu'un aurait sans doute osé "élémentaire, ma chère wallonne"..
Hors ligne

Papageno a écrit:
quelqu'un aurait sans doute osé "élémentaire, ma chère wallonne".
Et il aurait pu y avoir pire : élémentaire ma rèche wallonne ...
(je me cache).
Hors ligne

Puisque nous y sommes, je ne vois pas très bien au nom de quoi le verbe "kiffer" effectivement issu du mot arabe "kif" devrait s'orthographier avec deux "f".
Certes, on compte de nombreux mots qui comportent deux "f" entre deux voyelles, mais cele ne me semble pas être une raison suffisante. Un souci esthétique ou l'usage justifient sans doute la présence de ces deux "f", mais je ne pense pas, là encore, qu'il soit logique de s'y plier.
Le mot "briefing" nous vient également d'une langue étrangère et le verbe "briefer" qui en est issu prend logiquement un seul "f".
Aucune raison de ne pas appliquer la même logique a "kifer" et non "kiffer".
D'après yahoo.fr limité à la langue française :
kifer : 3230
kiffer : 92800
L'usage majoritaire est une bonne raison.
Au demeurant, s'agissant d'un mot familier, la norme orthographique est plus coulante, et vous pouvez faire comme vous le souhaitez sans risque. D'autant que le Grand Robert donne les deux orthographes, «kiffer, kifer» (mais tous ses exemples utilisent «ff»).
S'agissant de «briefing», il est normal de conserver un seul «f» pour le verbe puisqu'on change seulement de terminaison (en français, on dit «bref» et «breffage») ; si «kif» avait été «kife», il n'y aurait eu qu'un «f».
Hors ligne