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ABC de la langue française : forums » Pratiques argotiques et familières » origine de l'expression "enculer les mouches"

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Messages [ 1 à 25 sur 32 ]

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Sujet : origine de l'expression "enculer les mouches"

Je l'ai lue un jour quelque part mais je ne retrouve plus l'origine de l'expression "enculer les mouches". Est-elle liée aux observations scientifiques sur l'évolution des espèces (utilisation des mouches pour la rapidité de la reproduction)?
Merci de m'éclairer

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Les scientifiques n'ont rien à voir dans l'affaire. Voici une phrase qui permet de mieux comprendre la situation :

On arrive à tout... comme dit le proverbe espagnol, "Beaucoup de vaseline, encore plus patience, Eléphant encugule fourmi". (L.-F. Céline)

Je ne pense pas - qu'en disent les hispanistes ? - que l'origine espagnole soit bien assurée.

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Je n'ai pas de réponse, mais une autre citation du docteur

L’homme est qu’un pauvre va-de-la-gueule… aux exploits de l’amour !... sous-sous mouche même ! oui, Colonel ! sous-sous mouche ! sa petite épilepsie de l’Espèce ? pour l’Espèce ?... que de préparations !... que de petits cadeaux ! succions ! serments ! chichis ! et après ?... huit jours sur le flanc ! le plus fragile système nerveux du règne animal !... la vérité ! la mouche à côté ? qui tire ses cent coups la minute ? une Titane, la mouche, Colonel ! une véritable Titane !
- Vous croyez ?
- Je pense ! toute la détresse de don Juan est de pas être puissant comme une mouche !
Entretiens avec le Professeur Y L-F. Céline

o malakas tis pareas

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Oui, mais sans rapport avec «enculer les mouches».
Il y a plusieurs attestations de l'expression dans Bagatelles (1937), dont on trouvera une version pirate très acceptable sur internet, en cherchant catafouine par exemple.

Le TLFi cite «Enfileur de mouches. ,,Homme qui aime les complications`` (CARABELLI, [Lang. fam.], s. d.).» : quelqu'un connaît cette référence ? et une idée approximative de la date ?

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

CARABELLI (Charles-Louis), journaliste parisien. - Fiches établies à la demande de Mario Roques (non extraites d'ouvrages, mais représentant la connaissance personnelle qu'avait ce journaliste des différents argots) : Argot campagnard (Troyes, la Brie et divers) ; - de la cavalerie ; - familier ; - de la gravure ; - de l'imprimerie ; - du journalisme ; - militaire ; - de la papeterie ; - de la pègre ; - de la police ; - populaire ; - argots professionnels ; - sportif ; - de la typographie ; argots divers.
(TLF, version papier, tome I, page XCIV : bibliographie du Fonds argot de l'I.G.L.F.)

Les fiches de l'Inventaire général de la langue française ont dû être établies surtout dans les années 1930-1940, semble-t-il (si je trouve des précisions, je les donnerai plus tard). Elles étaient extraites d'ouvrages imprimés, SAUF dans le cas de Carabelli, ce qui a été perçu de plus en plus comme assez gênant par les collaborateurs du TLF (d'après ce que j'ai entendu dire). Si elles ont été faites sur une longue période, on comprend en effet que l'absence de datation soit ennuyeux.

Cela dit, si ce Carabelli avait fait imprimer comme tant d'autres un dictionnaire d'argot, ce serait une source admissible à sa date...  mais laquelle ?

Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Je verse au dossier ce texte de Vallès, tiré de l'Insurgé (1883).
L'action se passe sous le Second Empire. Le héros, Jacques Vingtras, est pion dans un lycée et doit remplacer un professeur titulaire.

Je commence.

« Messieurs,
Le hasard veut que je supplée votre honorable professeur, M. Jacquau. Mais je me permets de ne point partager son opinion sur le système d'enseignement à suivre.
« Mon avis, à moi, est qu'il ne faut rien apprendre, rien, de ce que l'Université vous recommande. (Rumeurs au centre) Je pense êter plus utile à votre avenir en vous conseillant de jouer aux dominos, aux dames, à l'écarté — les plus jeunes seront autorisés à planter du papier dans le derrière des mouches. (Mouvements en sens divers.)
« Par exemple, messieurs, du silence ! Il n'est pas nécessaire de réfléchir pour apprendre du Démosthène et du Virgile, mais quand il faut faire le quatre-vingt-dix ou le cinq cents ou empaler des mouches sans les faire souffrir, le calme est indispensable à la pensée, et le recueillement est bien dû à l'insecte innocent que va, messieurs, sonder votre curiosité, si j'ose m'exprimer ainsi. (Sensation prolongée.)
« Je voudrais enfin que le temps que nous allons passer ensemble ne fût pas du temps perdu. »

Tableau !
Le soir même, j'ai reçu mon congé.

Outre le plaisir éprouvé à la lecture de Vallès, ce texte nous apprend deux choses, au moins :
la mise en cause de l'enseignement ne date pas d'aujourd'hui, non plus que le malaise des enseignants ;
l'enculage de mouches se pratiquait réellement ! On pourra m'objecter que Vallès plaisante, mais d'autres sources attestent solidement qu'un des jeux enfantins du XIX e siècle consistait à faire voler des insectes, souvent des hannetons, retenus par un fil et/ou lestés d'un appendice de papier. La description de Vallès ne permet pas de douter qu'il se soit livré lui-même à la mise en pal des mouches.

L'origine de l'expression est donc là : cette « innocente » pratique enfantine.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

P'tit Prof parle comme un livre, mais pas d'expérience sans doute.

  Quand nous étions gamins à l'École de la République, nous attrapions des mouches (de grosses mouches bleues, des mouchàm'), et leur enfilions à la partie arrière de l'abdomen de fins fétus de paille avant de les relâcher.
  De là vient l'expression encore usitée se faire mettre la paille au cul.

  Quant à enculer les mouches, il faudrait avoir l'organe bien ténu pour y parvenir sans mettre à mal l'innocent animal.
  À ce sujet, on consultera avec profit, et pour l'éducation de chacun,  ce fil   (sachant que, de surcroît et contrairement à ce que j'avais écrit, on ne risque rien à sodomiser un taon, il faut par contre éviter de se faire sucer par lui !) .

elle est pas belle, la vie ?

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Merci Pierre pour les informations concernant Carabelli. Je savais qu'il existait un fichier Roques quelque part, avec de l'argot, mais guère plus. Vu aussi pour la date. Pas d'exploitation connue de ces fiches ?

Bon public ou pas, je trouve la citation de PtitProf très intéressante.
Une autre de Balzac, César Birotteau, 1838 : «Si le père Birotteau fait faillite, se dit du Tillet, ce petit drôle sera certes un excellent syndic. Sa pointillerie est précieuse ; il doit, comme Domitien, s'amuser à tuer les mouches quand il est seul chez lui.» (d'après la version électronique mode texte de gallica).

Enfin, je ne connais que «avoir la paille au cul/au derrière», allusion à la paille sur laquelle couchent les prisonniers, d'après Virmaître. «se faire mettre la paille au cul», je ne connais pas.

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

gb a écrit:

«se faire mettre la paille au cul», je ne connais pas.

Je ne garantis pas qu'il n'y ait aucune relation entre les deux expressions ou leurs origines,  mais j'ai souvent entendu l'expression " On en est revenus [nous en sommes revenus] avec la paille au cul, on s'est fait mettre a paille au cul." .

  Je l'ai même entendu, scandé, au retour d'un match qui, selon qu'il est gagné ou perdu, donne lieu à une phrase différente :  " On a gagné, les doigts dans le nez / On a perdu, les doigts dans le cul / la paille au cul ! " .

elle est pas belle, la vie ?

Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

La mère de François Cavanna connaissait aussi l'expression :

Quand quelque indésirable a enfin pris congé, maman dit, la porte refermée :
« Bon voyage et bon vent ! La paille au cul et le feu dedans ! »
Si c'est moi qui causais comme ça, la baffe qu'elle me mettrait !

C'est dans Les Ritals .

Quant au fait même, il n'est pas inconnu de Marcel Pagnol :

Lili tenait à la main une grosse cigale dans l'arrière de laquelle ils avaient planté, par un tortillon pointu, un petit éventail de papier. Cependant, Paul grattait sur une pierre une allumette soufrée.
Ils avaient évidemment l'intention de mettre le feu à ce gouvernail avant de lancer la bestiole dans les airs.
Paul m'expliqua que ce serait joli de voir voler une flamme.
Lili, moins poétique, espérait que la vitesse de la cigale serait grandement accrue par les terribles nouvelles qu'elle recvrait de son derrière, et peut-être aussi par la puissance propre du feu. Cet espoir, quoique assez vaguement formulé, était en somme une modeste préfiguration de la fusée intersidérale.
Malgré l'intérêt de cette expérience, je m'opposai fermement à sa réalisation. Non point par une sensiblerie déplacée, car comment un insecte tout sec, qui ne contenait pas une goutte de sang et qui n'avait ni père ni mère eût-il pu souffrir ? [...]Je fis valoir que la chute finale d'une bestiole enflammée mettrait le feu aux herbes sèches, qui incendieraient les oliviers, puis la pinède et finalement la maison. Quand les expérimentateurs se virent cernés par les flammes, ils renoncèrent à leur projet, et Lili déboucha la cigale.

Le Temps des secrets

Le cas de Domitien est un peu différent : il se contentait d'épingler les mouches avec un poinçon d'or. Ce qui donna à son huissier l'occasion d'un « mot » qui a traversé les siècles. Un visiteur demandait si l'empereur était seul, il lui répondit qu'il n'y avait pas un chat avec lui... oh ! pardon ! pas une mouche, en V.O.

Reste à savoir si nous-mêmes, en ce moment, nous n'empalons pas les mouches...

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Nous nous sommes surtout un peu égarés depuis l'expression en question, qui signifie bien "chercher des complications", "chercher la petite bête", "être abusivement critique", "faire de grands efforts à propos d'un petit détail"...

Rien de tout cela ne me paraît correspondre aux divers supplices que les enfants font subir à des insectes, aussi documentés soient-ils.

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

L'esprit de l'escalier me fait revenir. Un synonyme plus populaire est : pinailler.
Le TLFi donne à ce mot une origine incertaine, mais fournit aussi une attestation de 1945 du linguiste Bruneau - la citation complète se trouve dans la section BHVF de l'Atilf, sous le mot maquisard :

[...] des pinailleurs (ne cherchez pas l'étymologie) ou des enc... de mouches.

Bruneau a sans aucun doute, comme beaucoup d'entre nous, vu là un terme d'origine sexuelle. Resterait à faire le rapport (linguistique).

Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

N'empêche que la citation de Vallès prouve que l'opération en question est longue, minutieuse et... inutile !
D'où la métaphore.

Qui, amha, n'a rien de sexuel. Car si on voulait y voir une métaphore sexuelle, le sens en serait voisin de la célèbre image du chameau qui ne peut pas passer par un chas, cela serait une impossibilité. Amha.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Je reviens à ma première réponse (tout en haut) pour y joindre un second texte que je lis à l'instant :

"Avec du temps et de la salive..." disait Pablo ; qu'est-ce qu'on fait passer ? c'est un proverbe espagnol. Qu'est-ce qu'on fait passer ? Un chameau ou un éléphant, par le chas d'une aiguille.
(Jean-Louis Bory, Mon village à l'heure allemande, 1945, p. 78.)

Cela ne connote donc pas l'impossibilité, comme le pense P'tit prof.

Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Le chameau et le chas, cela connote l'impossiblité dans le contexte de leur première apparition : il plus aisé à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu.
Ce chameau et cette aiguille sont l'emblème de l'impossibilité. Sinon l'impossibilité, du moins la difficulté quasiment insurmontable  : c'est plus facile de faire passer un chameau par un chas... Ce n'est pas P'tit prof qui le pense tout seul, ce sont deux mille ans de tradition chrétienne qui l'affirment. Que cette impossibilité ait été par la suite détournée par Jean-Louis Bory, c'est la preuve de la créativité de cet auteur (et de sa maîtrise des symboles religieux), cela ne modifie pas le sens de l'expression.
Dans le passage cité en référence, on voit bien qu'il s'agit d'une chute ménagée par l'auteur, qui rajoute un éléphant pour faire bonne mesure.

P.S. Une hypothèse intéressante veut que l'expression grecque ait été traduite, maladroitement, de l'araméen. Le mot araméen signifiant câble aurait été compris de travers, et serait devenu chameau dans la version grecque. Selon la loi bien dégagée par Pierre Giraud : plus une expression est absurde et incompréhensible, et mieux elle prend, le chameau s'est définitivement imposé...

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Bien sûr que l'expression biblique signifie ce qu'elle a toujours signifié.

Ce n'était pas mon propos. Je renvoyais à ma première intervention sur ce fil, en haut de la page où je citais Céline donnant en 1937 un "proverbe espagnol" très proche.

Dans ces deux cas, il n'y a PAS impossibilité. Le temps ou la patience d'un côté, la salive ou la vaseline de l'autre, font que le résultat souhaité est finalement obtenu.

Voilà tout ce que je voulais indiquer. Il n'y a pas de rapport évident avec la locution "enculer les mouches", mais les images ont une certaine similarité.

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Pour la citation de Céline, il semblerait que ceux qui en ont déjà cherché la source s'y soient cassé les dents (mais on ne saura pas quelles recherches ont été faites) :

La conversation passe de l'érudition linguistique à la jovialité la plus dépourvue de rigueur. Il y a Stanford Luce, autre éminent célinien américain, une jeune femme, professeur à Montréal, Paul Chambrillon, René Roques, Florent Morési et sa femme. On s'arrête un moment sur l'étrange proverbe prétendument découvert et en fait inventé par Ferdinand: "Un peu de vaseline, beaucoup de patience, éléphant encugule fourmi". C'est le "gu" intercalé qui fait problème... Galant et homme du monde, Juilland prie les dames de lui pardonner l'involontaire grossièreté du propos. Il aimerait comprendre tout de même ce que signifie ce "gu" intempestif et superfétatoire. La discussion est sérieuse. Tout le monde admet finalement que le déroulement euphonique exigeait bien le "gu".

source. http://louisferdinandceline.free.fr/act … celine.htm

Il semble aussi y avoir un livre sur le lexique (pas mentionné dans l'ouvrage de Rouayrenc sur le style «populaire» de Céline je crois) de Céline par son traducteur américain (?), cité dans l'article précédent : http://www.allbookstores.com/book/0835704254/Stanford_Luce/Glossary_Of_Celine's_Fiction_With_English_Translations.html
Si quelqu'un le connaît ou le possède...

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Proverbe "inventé par Ferdinand", disent les érudits. Peut-être bien, sous cette forme. Mais en googlant "(con) tiempo y saliva", selon la version de J.-L. Bory, je constate que cette suite de mots est assez commune en espagnol.

Je ne suis pas hispanisant. Il y en a dans ce forum, apparemment. A l'aide !

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

J'ai lancé à la mer une bouteille spécialement dédiée au proverbe espagnol, con tiempo y saliva.
Restons ici si possible avec nos mouches et nos pinailleries.

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Il y a une question qui me "tourpine" depuis déjà un moment et qui n'a toujours pas reçu de réponses:  les discussions et réflexions sur le grammaire et l'orthographe sont-elles oui ou non des enculages de mouches? Ce serait intéressant d'avoir un avis argumenté...

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Je reviens sur Carabelli (ici # 5).

D'après les souvenirs d'un "ancien" du TLF, les fiches carabelliennes dateraient plutôt des années 1920. Elles ne seraient pas conservées à part, mais incluses alphabétiquement dans le grand fichier de l'IGLF, conservé (en copie?) à l'Atilf de Nancy, d'où leur extraction manuelle serait probablement longue. Il faudrait donc pas mal de temps pour déterminer quelle peut être leur valeur.

A moins de dégoter un bénévole, je ne verrais donc guère qu'un étudiant à la recherche d'un sujet de maîtrise (et disposé à travailler à Nancy) pour effectuer ce travail.

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Merci, c'est ce que je voulais savoir...

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

P'tit prof a écrit:

Je verse au dossier ce texte de Vallès, tiré de l'Insurgé (1883).
L'action se passe sous le Second Empire. Le héros, Jacques Vingtras, est pion dans un lycée et doit remplacer un professeur titulaire.

(...)
« Mon avis, à moi, est qu'il ne faut rien apprendre, rien, de ce que l'Université vous recommande. (Rumeurs au centre) Je pense êter plus utile à votre avenir en vous conseillant de jouer aux dominos, aux dames, à l'écarté — les plus jeunes seront autorisés à planter du papier dans le derrière des mouches. (Mouvements en sens divers.)
« (...) Par exemple, messieurs, du silence ! Il n'est pas nécessaire de réfléchir pour apprendre du Démosthène et du Virgile, mais quand il faut faire le quatre-vingt-dix ou le cinq cents ou empaler des mouches sans les faire souffrir, le calme est indispensable à la pensée, et le recueillement est bien dû à l'insecte innocent que va, messieurs, sonder votre curiosité, si j'ose m'exprimer ainsi. (Sensation prolongée.)

Je voudrais ajouter cette citation relevée récemment, chez d'Albanès, Mystères du collège, 1845, qui se situe dans le même cadre (collège et surveillant) :
«Une autre fois, ce ne sera pas le tour aux hannetons conspirateurs, mais aux insolentes mouches qui, affublées d'un petit cornet de papier qu'on leur a enfoncé, non pas dans le coeur, le collégien n'est pas si cruel, mais ailleurs, voltigent en sens inverse dans toute la classe et ne se gênent pas pour aller se poser dans cet équipage sur la figure du pion.»

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Lorsque j'étais étudiant , circulait aussi une expression de sens voisin : " Branler les mouches avec des gants de boxe " ! signifiant être pointilleux à l'extrême , chercher des complications là où elles n'existent pas ...

" Horas non numero nisi serenas "

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Re : origine de l'expression "enculer les mouches"

Ah oui, et ça se trouve toujours apparemment ! Jamais entendu. Quelle époque pour vous ?

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