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ABC de la langue française : forums » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

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Messages [ 526 à 550 sur 566 ]

Re : Quelques mots d'humour...

On a beau avoir de la suite dans les idées, on n'a pas toujours idée de la suite.
Il faut être un illuminé pour demander des éclaircissements à un sombre idiot.
Ne laissez jamais un travail en souffrance, abattez-le !
A brûler d'impatience on finit par griller la politesse.

Si parler ne vous dit rien

Si ça vous dit je vais vous parler du silence, c’est vrai on en parle rarement mais il est très présent.
Quand on entend tous ces gens qui parlent pour ne rien dire et qui de surcroît le disent mal, on se demande parfois si la parole nous différencie vraiment des animaux en général et des bœufs en particulier. Si des silences ne seraient pas plus éloquents que des diserts pas toujours compris.
Ce n’est pas pour dire mais on prend la parole alors qu’on garde le silence, ce qui du point de vue économique est d’une logique aussi implacable que Sébastien Chabal dans ses grands jours quand on sait que la parole est d’argent et le silence est d’or.
Vous me direz qu’on peut aussi donner sa parole de garder le silence mais si le silence est souvent de bon aloi, la loi du silence a toujours fait beaucoup parler. Ne passons pas non plus sous silence qu’il est beaucoup plus facile de la donner que de la tenir comme si la parole brûlait les doigts aussi souvent que des mots brûlent les lèvres.
Le silence est fragile, certes, mais il finit toujours par avoir le dernier mot. Et ce ne sont pas les nombreuses conversations à bâtons rompus qui réussiront à le vaincre même si elles parviennent sans mal à le briser.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Comme n'importe quel imbécile peut voter, il ne faut pas s'étonner que n'importe quel crétin puisse être élu.
Moins on a le temps de respirer, plus on aspire à souffler.
Quand on veut garder la ligne il y a toujours quelque chose qui pèche.
Vous remarquerez que c'est toujours à la fin des courses que se situe l'emballage final.

Elisez sur le champ !

Voter. Retourner à l’école où l’on apprend à lire pour faire son devoir électoral et élire des donneurs de leçons. Savoir que certains donnent aveuglément leur voix à des types que l’on ne sent pas et sourds à nos vrais besoins, et légitimement se demander si cette fièvre élective a un sens. Si ces urnes funestes ne sont pas le réceptacle ultime de nos illusions réduites en cendres et des cendres alors que les sondages étaient à la hausse, c’est ballot.
Ils ont pourtant du mérite ces saltimbanques à continuer de se produire, on leur trouverait même un petit côté christique avec leur profession de foi, leur campagne s’apparentant à un long chemin de croix et leurs adorateurs qui finissent souvent par les planter là.
Avant d’espérer devenir l’Elu le candidat est surtout devenu un produit de consommation avec toute sa stratégie markéting associée, un produit qui se vante à défaut de bien se vendre, un produit qui a du mal à rester en tête de gondole quand il nous mène en bateau et je ne parle pas que de Marine.
Si la campagne électorale est un spectacle qui ne manque pas de programmes, les élections sont-elles pour autant les pièges à cons que dénonçaient Sartre et les soixante-huitards ? Oui si l’on considère qu’elles nous placent dans la situation du condamné choisissant son bourreau ou du faisan choisissant son chasseur, reconnaissez que ça fait léger comme avantage, non si elles nous permettent d’éviter le totalitarisme avec lequel la question n’aurait plus lieu d’être posée et là soudain on en perçoit mieux l’intérêt.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Une vie sans imagination n'est pas une existence rêvée.
Les gens qui passent en courant d'air n'ont jamais le temps de souffler.
Convaincre n'a jamais suffi pour vaincre les cons.
Il y a ceux qui se battent pour des idées et ceux plus nombreux qui n'ont même pas l'idée de se battre.

2 mai

Je voudrais profiter de cette veille de 1er mai pour réparer une injustice flagrante qui me travaillait depuis un certain temps déjà vis-à-vis d’une frange tout aussi grandissante que délaissée de la population, les chômeurs. Alors que depuis plus d’un siècle on fête le travail par un jour chômé, on ne fête toujours pas le chômage par un jour travaillé. Je propose donc l’instauration le 2 mai d’une fête nationale du chômage.
Certains me rétorqueront qu’une telle célébration irait à contre-emploi et que ce ne serait pas du boulot. Je ne me défilerai pas car un jour travaillé pour un chômeur en fin de droit c’est déjà la fête.
C’est sûr que défiler entre la machine à café et la cantine aura moins de gueule qu’un cortège entre Bastille et République mais ça changera des jours où les chômeurs ne défilent que dans les pôles emploi. Si le brin de muguet est l’emblème de la fête du travail, je suggère d’adopter le souci comme symbole de la fête du chômage. Vendre ses soucis pour se faire de l’argent serait déjà une belle revanche sur les jours où le manque d’argent est un souci.
Et dans un lointain et improbable avenir, lorsque le dernier chômeur aura rendu l’âme et ses indemnités, la suppression de ce jour de fête ne nous coutera pas un jour férié.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

On entend de plus en plus dans les médias que le muguet est l'emblème de la fête du travail. Cette idée est due au télescopage de la fête du travail, instaurée par le maréchal Pétain (mais oui !) en 1941, et à l'offrande d'un brin de muguet porte-bonheur, coutume et symbole qui remontent à l'époque de Charles IX. Personnellement, je n'ai jamais entendu parler que de muguet porte-bonheur, et je ne vois pas en quoi on pourrait faire de ces petites clochettes et parfumées un symbole du travail.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

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Re : Quelques mots d'humour...

Un peu avant le premier tour des élections présidentielles 2017 en France, je m'étais amusé.


- Amon Rê, À mon vis, vos thés... Benoît Hamon. Pour un revenu univers-SEL et contre l'armée de perturbateurs endocriniens.
- Mais l'on chante Mélenchon qui mêle en chon le public mais l'enchante.
- Marine Le Pen marine dans la sauce pop-cornes. Avant-goût épicé, arrière-goût fade et amer... Halal ? Ah ! Allah peine...
- François Fillon sillonne sous le sillon de Sion. T'es toi, François ? Sois franc et tais-toi. On ploie sous la réalité, les emplois fictifs ? Quelle miction ! Ce François fiction ! Quelle affliction !
- Chante le cœur d'Emmanuel... McRond aux rituels con(-)sensuels sortis d'un manuel usuel. À gauche, à droite, tu ne sais plus où tu vas. Tout fout l'camp ! En Marche nous fait marcher. Il nous mène en bateau... ivre...
- Mais le véritable chœur de chanteurs est dirigé par Jean Lassalle au cœur de la campagne rurale comme de la campagne électorale. Mais... au lieu de nous faire marcher, loin d'être une brebis galeuse ou égarée, il marche !
- Philippe Poutou ! Feel lip, you too ! Il est bien parti pour capitaliser contre le capitalisme, sa hantise. Il trotte, il skie sur les pistes, tout comme...
- Nathalie Artaud, qui joue du luth ouvrier, à l'étroit communiste comme un isthme. Elle qui éleva le menton contre Menthon (À Menton ? Mentons !).
- François Asselineau ? Encore un soi franc ? Dans l'Europe, point de salut selon certains, point de salut selon lui. Il semble affectionner le thé au riz du con-plot mais n'ergote pas sur l'argot. Toujours à brandir des articles, serait-il à l'article de la mort ?
- Nicolas Dupont-Aignan ? Un saint feignant du pont ? Debout la France avec Nuit Debout ? De bout en bout ? Lui aussi veut-il les bouter hors de France ? En tout cas, il monte au front patriote, souverainiste. Sus aux institutions supra-nationales. Place aux plats nationaux. Bref, c'est aussi un agent conservateur.
- Jacques Cheminade ? Il chemine... ou il piétine... c'est selon les foudres divines... Il serait inclassable... quel manque de classe ! Il semble aussi aimer les conspirations, en plus de son climato-scepticisme - et il veut industrialiser les autres astres ! Quel désastre ! Serait-il "sectiste" ?

Les mots s'émaillent à coup de maux et d'émail ! Quels émaux émotionnels ! Votons avec dévotion ! Ne confondons pas abstinence et abstention, et encore moins absentéisme ! Dans le doute, absinthe-toi ! Que tu sois nocturne ou diurne dans ta turne taciturne, enfile tes cothurnes et va aux urnes.

Souviens-toi l'été prochain (I remember what you did next summer.) : Si tu ne sais pas pour qui voter, mieux vaut voter blanc que broyer du noir. :mrgreen:

Nous sommes libres. Wir sind frei. We are free. Somos libres. Siamo liberi.

Re : Quelques mots d'humour...

S'il y a des prêtres à vélo, il est normal qu'il existe des roues à aubes.
Entre les faux-semblants et les vrais différends, je ne sais pas ce dont il faut le plus se méfier.
Je n'ai jamais compris comment on pouvait faire entrer un orchestre de chambre dans un studio.
On n'a rien sans effort, sauf le repos.

La guerre n’est pas l’avenir de l’Homme

La guerre est la manifestation la plus explosive de la bêtise humaine. Que ce soit avec une massue en particulier ou en Général avec Massu, l’Homme a toujours eu cette inclination naturelle à vouloir faire bouffer les pissenlits par la racine à son prochain plutôt qu’à lui faire une fleur.
Il a su faire fonctionner ses cellules grises pour noircir les cases de la paix avec une inventivité dans l’outillage à refroidir la viande à faire pâlir d’envie les patrons de l’industrie du surgelé.
Mais pourquoi toute cette lignée ininterrompue de fiers à dessouder depuis la Préhistoire ? Même s’il est souvent malade, l’Homme n’a jamais été patient. Que ce soit pour un bout de terre, une croyance, une vision ou un mode de vie différents, tout est prétexte à sortir la sulfateuse. Passer son temps à dézinguer les autres est pour lui une occupation comme une autre, qui à la longue devient mortellement ennuyeuse faute de combattants. De guerre lasse il finit toujours par faire la paix tout en y croyant guère avant d’y couper court en ressortant la hache de guerre.
Evidemment des intérêts particuliers alimentent le processus, les marchands de canons n’ayant pas intérêt à tarir la source en allant dans le sens de l’intérêt général. Que leur resterait-il si la guerre n’était plus qu’un lointain souvenir ? Au lieu de nous souler avec leurs armes, ils n’auraient plus qu’à les déposer et tuer le temps en allant boire un canon.
Est-ce qu’un jour les va-t-en guerre daignerons enfin nous foutre la paix ? La question reste posée …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La franchise n'est pas toujours payante, sauf chez les assureurs.
Ce n'est jamais sans arrière-pensées que le penseur va de l'avant.
L'ivresse des cimes, d'accord, mais il faut vraiment avoir une bonne descente.
Il faut une infinité de points pour faire une ligne mais quelques lignes suffisent pour faire le point.

Je ne vais pas vous faire un des Saints

Si d’une manière générale les Saints vous laissent froids, il y a fort à parier que les Saints de glace ne vous fassent ni chaud ni froid. Les Saints on en voit quasiment tous les jours sur les calendriers et pas seulement sur ceux d’un célèbre spécialiste en pneumatiques, mais il faut reconnaître que seul un miracle peut nous permettre d’en rencontrer un Boulevard Saint Michel. Le fait de devoir mourir avant d’être canonisé n’arrange évidemment pas les choses. Au moins chez les militaires ils font les choses dans l’ordre. Evidemment des types avec des auréoles ne manquent pas mais leur aura est beaucoup moins marquée que celle de Saint Marc qui lui l’avait sur la tête et jamais sous le bras. Il y a bien des individus canons mais ils sont loin d’être des petits saints et je ne parle pas des gros bonnets aussi proches de Mère Teresa que peut l’être un réchaud à gaz d’un raton-laveur.
Une tournée des grand crus de Saint Emilion nous console très bien de ne plus croire en la Sainteté confirmant ainsi que boire un canon reste le moyen le plus sûr de côtoyer le divin.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

533 Dernière modification par chrisor (20-05-2017 12:59:18)

Re : Quelques mots d'humour...

Quelques mots d'humour médical

J'ai un ostéopathe très efficace: quand je suis  courbé par un lumbago, d'un seul regard il me fout droit.
Le comble pour un malade c'est qu'on lui demande d'être déjà patient dès la salle d'attente.
Faut-il s'étonner que les professionnels de sansthé n'aient pas la science infuse ?
J'ai entendu un phlébologue qui chantait : "l'a veine tuera, c'est la vie que je mène avec toi"....
Le comble pour un cardiologue new-yorkais accusé d'erreur médicale, c'est de dépendre du Coroner.
Le comportement de Jérôme Cahuzac qui rejetait les accusations devant l'assemblée était normal pour un chirurgien qui préfère toujours nier en bloc !

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a l'âge de la déraison, l'âge de raison et l'âge où l'on se fait une raison.
Paradoxalement c'est souvent à cause d'une liaison qu'on se sépare.
On ne campe pas sur ses positions sur un terrain d'entente.
Les individus peu partageurs finissent toujours par se diviser.

Ministères et boules de gomme

A l’heure où le paysage politique est chamboulé, où les repères traditionnels éclatent et où la droite de la gauche se confond avec la gauche de la droite, c’est le moment de vous présenter la composition d’un gouvernement inédit pour ne pas dire novateur :

    Ministre d’Etat chargé des Cons, Garde des Sots
    Ministre de l’Economie d’un ministre de plus
    Ministre de l’Orientation Gyroscopique Bidirectionnelle et de la Clarification Isotropique
    Ministre de la Gauche Plurielle et de la Droite Singulière
    Nimistre des Dix Lexiques et de l’Inversion du nonsense
    Ministre de la Saucisse Vendéenne et de la Brioche de Toulouse
    Ministre des Spores et des Champignons de Paris
    Ministre des Affaires Etranges et des Etrangers aux Affaires
    Secrétaire des Tas aux Amoncellements
    Secrétaire en Bon Etat, chargé du bon état de l’Etat
    Porte-parole du gouvernement, chargé au bas mot des paroles en l’air

Si après ça il ne montre pas la voie, c’est à désespérer de se retrouver perdu...

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

L'éloquence c'est être capable de prendre la parole et de laisser sans voix.
L'amour ne se commande pas mais on peut quand même en payer l'addition.
Il y a des appointements sources de déception.
Il y a des gens qui n'en ont tellement rien à faire qu'ils ne font même pas leur âge.

Ascension difficile

La Fête de l’Ascension qui soit dit en passant n’est pas la fête des alpinistes nous rappelle qu’il est toujours plus facile de s’élever et de rester au sommet avec un petit coup de piston d’un père bien placé.
Pour les autres c’est sacrément difficile quand ce n’est pas tout simplement un chemin de croix.
D’une manière générale la vie est faite de hauts et de bas même si ces derniers filent très vite, les ascensoristes et les fabricants de remonte-pentes ayant depuis longtemps su faire fortune sur ce concept.
Prenez les artistes par exemple, ils peuvent passer du Zénith au Caveau de la République sans avoir le temps de dire ouf, c’est fou. On a beau essayer d’élever le débat il y a toujours des terre-à-terre pour nous y faire revenir. Faites preuve de hauteur de vue, le temps ce mal élevé vous imposera de finir avec la vue basse. Comme disaient les Romains la Roche Tarpéïenne est proche du Capitole ce qui en langage de descendant de Gaulois en passant par la rue Vercingétorix signifie : plus on est haut placé, plus ça fait mal quand on se casse la gueule.
On se consolera en constatant que la lumière elle-même est ondulatoire et que le meilleur moyen de rebondir est de toucher le fond.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Quand on pense qu'il y a des gens qui déraillent sans crier gare sous prétexte qu'ils n'ont pas trouvé leur voie.
De voir un con primé m'a toujours rendu malade.
On ne compte plus les gens qui lassés de vouloir garder la ligne finissent par tirer un trait dessus.
Je préfère un orage dehors à une rage de dents.

Garder la chambre

Tous les cinq ans, 577 élus prient le ciel pour que leur Saint-Siège ne se transforme pas en siège éjectable, à l’exception bien sûr de ceux qui ont rejoint le Père-Lachaise entre-temps, paix à leur âme. On en connaît même beaucoup que la simple idée de ne pas garder la Chambre rend malades. Et pourtant à 577 dans une chambre, il faut être bourré au Bourbon pour appeler ça un palais ! A ce niveau de promiscuité, ni les campings de la Côte d’Azur au mois d’août ni le métro aux heures de pointes les autres mois ne peuvent prétendre rivaliser. Ceci peut sans doute expliquer l’absentéisme du député moyen qui ne serait en fin de compte que la quête d’une certaine intimité. Pour que l’élu conserve son fauteuil dans l’hémicycle et son rond de serviette à la cantine de l’Assemblée, il lui faut remporter sa circonscription au 1er ou au 2ème tour. Quand il est éliminé au 1er tour, son sang ne fait qu’un tour, ce n’est pas de veine mais c’est logique. Vous aurez noté comme moi les multiples déclinaisons du cercle dans la carrière du député qui laisseraient supposer qu’en plus de l’amour des lois, il aime aussi beaucoup les ronds.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

C'est toujours quand les imbéciles arrivent qu'on s'expose à des déconvenues.
Le pense-bête est d'un usage courant chez les vétérinaires amnésiques.
Les élus qui se sucrent ont toujours tendance à édulcorer l'affaire.
Ceux qui passent leur temps à tirer la couverture à eux finissent toujours par se retrouver dans de beaux draps.

La crise épuise les psys

Socrate, qui fut loin d’être un imbécile car il était philosophe bien avant BHL qui lui est beaucoup plus près de l’imbécile que du philosophe, Socrate donc, posa un jour la question dans une lettre aux Grecs « Un bêta peut-il faire un bon psy ? » juste avant de rendre l’âme à cause d’une coupe de ciguë prise à l’heure de la pi-rhô.
Platon, l’un de ses disciples qui avait oublié de manquer d’esprit, lui aurait répondu « Eta sœur ! » et dans le domaine de l’Etat Dieu sait qu’il en connaissait un rayon à en remplir plusieurs dans les bibliothèques de la République. Et oui, psy n’était déjà pas un métier facile à l’époque d’Homère et l’est de moins en moins à l’époque des Simpson et par les temps qui courent à défaut de s’arrêter. Alors que le proctologue traite les fissures, il arrive souvent que le psychologue doive traiter les ruptures de patients énervés se traitant mutuellement de trous du cul en ne prenant pas de gants, les patients pas le psy. Le psy fait toujours un peu peur, on ne sait jamais ce qu’il a derrière la tête quand il cherche à savoir ce qui se cache dans la vôtre. Quand le psy cause, chez certains c’est la panique d’abord. Malgré cela, les raisons de consulter se multiplient et on ne compte plus les individus se rendant directement à la case psychiatre sans passer par la case psychologue avec au moins une case de vide. C’est en fin de compte un métier du passé bien présent et tourné vers l’avenir, réservé à des gens dont l’état d’esprit ne doit pas laisser place aux états d’âme. C’est fou non ?

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

538

Re : Quelques mots d'humour...

Pierre de Jade a écrit:

C'est toujours quand les imbéciles arrivent qu'on s'expose à des déconvenues.


N’en déplaise aux demeurés.  wink

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

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Re : Quelques mots d'humour...

glop a écrit:
Pierre de Jade a écrit:

C'est toujours quand les imbéciles arrivent qu'on s'expose à des déconvenues.


N’en déplaise aux demeurés.  wink

pour qui cela ne change pas grand-chose : ils ne peuvent de toute façon pas en revenir.

540

Re : Quelques mots d'humour...

Les demeurés ne sont pas en reste, même s'ils ne savent pas donner le change. lol

Nous sommes libres. Wir sind frei. We are free. Somos libres. Siamo liberi.

Re : Quelques mots d'humour...

Belle série ! smile

Re : Quelques mots d'humour...

De savoir qu'un athée peut être odieux me fait perdre la foi en l'homme.
En Inde ils ont des vaches sacrées, en France on a de sacrés beaux vins.
C'est fou tous ces cons qui font les malins alors qu'il ne faut pas être malin pour être con.
Il y a des mordus de dessin qui adorent croquer les gens, et ils ont parfois la dent dure.

L’été en l’état

Alors que les fleurs sont à nos fenêtres, l’été est à nos portes. La saison où les solutions pour perdre de trois à dix kilos en 15 jours fleurissent à la Une des magazines comme les géraniums sur les balconnières de ma voisine du premier. Le foisonnement est tel qu’en dix parutions vous pouvez disparaître. Ce serait dommage en cette saison où le paraître est roi. Si par tradition syndicale la rentrée sera chaude, par tradition météorologique l’été est chaud. L’homme qui n’est pas forcément un con adapte donc sa tenue en la limitant au string nécessaire, laquelle laisse immanquablement percevoir les ravages du Big-Mac grande frite et du Picon bière. L’apéro c’est sympa mais on n’est tout de suite moins alerte au Malibu. Est-ce l’effet de la chaleur ou la conséquence d’un optimisme béat trouvant sa source dans une crédulité naturelle renforcée par des années de téléachat, voilà t’y pas que l’homme des tavernes adepte de la grande bouffe, se met en tête de ressembler au Marlon Brando des jeunes années. Au risque de passer pour le Marcel Brandade du Bar de la Sardine aux yeux des morues de la jetée. Madame n’est pas en reste, multipliant les régimes sans sel pour perdre sa culotte de cheval, dévorant avidement les conseils de fumeux mages affameurs avec le secret espoir de passer pour la Brigitte Bardot de la plage de Six-Fours, thermostat 6, huilez bien et retournez au bout d’une heure. Au risque là-aussi de ressembler aux parents des bébés-phoques préférés de Brigitte, vautrés sur la banquise après s’être fait péter la panse.
Encore heureux que des estivants moins timbrés que la moyenne s’affranchissent de cette dictature du paraître et font profil haut même avec un profil en régression. Démontrant ainsi que l’on peut très bien être et avoir l’été.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a un paradoxe dans le fait que les cons soient bornés et que la connerie soit sans limite.
Avoir des idées à la suite n'a jamais signifié avoir de la suite dans les idées.
Quand tout est clair il n'y a plus l'ombre d'un doute.
Il y a des gens tellement renfermés qu'ils restent murés dans leur silence.

Faites de la musique

C’est bien connu, la musique adoucit les mœurs de ceux qui n’ont pas un voisin de palier trompettiste. J’ai en mémoire l’exemple d’un boucher qui jouait de la trompette bouchée après le boulot, il n’a pas fait de vieux os. Je suis soufflé par le nombre d’allergiques aux instruments à vent, vous leur parlez tuba, tout de suite ils haussent le ton. Impossible de leur rendre un joueur de trombone attachant. A ce stade de rejet maladif on pourrait se demander s’ils n’ont pas un vrai problème d’anti-cors. Pour autant doit-on en déduire que l’homme est d’un naturel hostile à toute mélodie alors qu’il n’a pas toujours été plongé à la naissance dans une marmite de potion tragique à la sauce Zaz ou Vincent Delerm ? S’il est vrai que Brel avait horreur des flonflons, de la valse-musette et de l’accordéon, il n’avait rien contre les marins qui chantent dans le port d’Amsterdam. D’une manière générale, on peut affirmer sans risquer de désaccord que le musicophobe dénote. Seuls les sourds et les aveuglés par l’extrémisme religieux n’entendent rien à la musique et ne font pas la différence entre les Quatre Saisons de Vivaldi et la pizza du même nom. Alors si vous n’êtes ni sourd ni extrémiste n’attendez-pas la saison de la fête de la musique pour la fêter, faites-le toute l’année !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La grandeur d'âme ne se mesure pas, elle s'estime.
Pour se rendre à l'évidence le chemin peut s'avérer compliqué.
Je conçois que l'on puisse avoir soif d'idéal mais l'idéal reste de ne pas avoir soif.
Ceux qui règlent constamment leurs comptes finissent par en payer l'addition.

Permis de se conduire

Les gens se conduisent de plus en plus mal. Et quand on leur dit, il est rare que leurs excuses tiennent la route. Pas plus tard qu’hier au Carrefour, à peine arrivé en caisse je me fais griller la priorité par un chauffard en caddie qui n’avait rien d’une lumière bien que sortant du rayon luminaires. Et bien vous me croirez si vous voulez, il m’a regardé d’un air sombre en demandant à sa femme de lui sortir sa carte de fidélité, le goujat dans toute sa splendeur. Nul ne sait si la perte de repères en est la cause principale, mais nombreux sont ceux qui aujourd’hui considèrent que les interdits sont un non-sens. Au point que tout individu sensé en resterait interdit. L’école de l’égo a depuis longtemps supplanté l’auto-école dans l’apprentissage de la conduite et ses priorités répondraient plutôt aux codes de la déroute. On aurait envie de crier stop avant que les feux ne passent au rouge et éviter ainsi que des novices ne tombent dans le panneau. L’homme a des droits mais on ne mesure jamais assez son niveau d’ignorance de la nécessité de règles pour que le monde soit d’équerre. Pour l’heure, formulons le souhait que certains ne se comportent pas comme ce n’est pas permis.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Mieux vaut filer du bon côté que filer un mauvais coton.
Il n'y a presque plus de moulins en service en France mais les gens qui brassent de l'air nous donnent encore beaucoup de grain à moudre.
À première vue la double vue est une vue de l'esprit.
Pas besoin d'être grand clerc pour savoir qu'un beau ténébreux n'a pas toujours l'air sombre.

Détour de France

Je le dis sans détour, soit le préposé au traçage du parcours du Tour de France est atteint de strabisme divergent, soit c’est celui qui a déjà sévi il a quelques années en déplaçant le Paris-Dakar en Amérique du Sud. Le genre de type quand il vous dit je vais faire un tour, vous ne savez jamais à quelle heure il va rentrer, une sorte de Bison-Futé à l’envers.
Bien que géographiquement un peu perdu, le Français ne perdra pourtant pas une miette de ce feuilleton estival où les géants de la route dépassent de beaucoup la stature du minus à vélo.
En effet chez nous il y a deux événements incontournables, Noël en décembre et le Tour en juillet, à la différence près que la célébration de la naissance de Jésus n’a jamais été sponsorisée par Cochonou.
Le Tour c’est la concorde et pas seulement lors de la dernière étape. Les homophobes encouragent les rois de la pédale et les révolutionnaires soutiennent la petite reine. Certes quelques mécréants fissurent ce consensus, s’opposant toujours à la communion au sommet du col de la Croix Haute et refusant de se piquer au jeu sous prétexte que les joueurs sont piqués. Les chiens aboient et la caravane passe quand même. On ne va tout de même pas casser la légende à cause de quelques râleurs qui trouvent que revêtir la magnifique tunique à pois du meilleur grimpeur revient à se grimer en coccinelle nourrie à l’hormone de croissance, non ?

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La poésie est en toute chose mais beaucoup sont à douze pieds de la percevoir.
J'ai toujours pensé que les gens qui passaient leur temps à foncer n'étaient pas très clairs.
Le problème avec les gens qui vont arriver d'une minute à l'autre c'est toujours l'autre minute.
Un postier qui s'affranchit de son métier peut très bien devenir homme de lettres.

Des Français sur le sable

Autant le Français abhorre sa belle-mère, autant il adore la mer quand elle n’est pas là, la belle-mère pas la mer. Les grandes vacances sans elle manquent de sel pour bon nombre de nos concitoyens et certains seraient prêts à finir sur le sable pour passer quinze jours allongés sur la plage. Et ce n’est pas le chemin de croix pour parvenir à se faire une place au soleil dont la surface ne dépasse que de très peu celle du rayon lingerie dans un supermarché afghan qui rebute les forçats du parasol et de la serviette de bain. L’honnêteté intellectuelle me pousse à louer l’opiniâtreté, c’est moins cher qu’un emplacement sur une plage privée, des juilleto-aoûtiens affrontant sans défaillir le flot ininterrompu des deux et quatre roues submergeant le bord de mer avant de s’entasser tels des poulets élevés au grain dans la rôtissoire de mon boucher. L’attrait du large peut vite laisser place si j’ose dire à l’étroit du serré. Tous heureusement ne sont pas aveuglés par le soleil et dans un éclair de lucidité fuiront comme la peste ces amoncellements de chairs à pâtés de sable pour se mettre en quête de territoires inaccessibles aux mangeurs de chichis, territoires où l’on peut voir la mer danser le long des golfes clairs sans déchanter.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le problème avec l'infini est qu'il ne finit jamais ce qu'il n'a pas commencé.
Dans la vie il y a ceux qui ne cherchent qu'à tisser des liens et ceux qui ne pensent qu'à en découdre.
La vraie lâcheté c'est d'être tous contraints.
C'est souvent quand vous répondez à votre conjoint qu'il n'y a pas le feu pour faire la vaisselle que le torchon brûle.

Econome ou radin ?

En ces périodes renouvelées de rigueur budgétaire, il n’est pas inutile de rappeler à ceux qui n’ont pas lu l’Avare ou qui en ont oublié la richesse, comment reconnaître un économe d’un radin.
L’économe est souvent bien mis, le radin a surtout tendance à en mettre de côté. Si l’économe ne fait jamais de dépenses inconsidérées, le radin tout bien considéré ne fait jamais de dépenses. Ou du moins, il essaie. Dans la hiérarchie des trous, il préférera toujours un trou dans une chaussure ou un pantalon au trou dans sa caisse. Le démuni aimerait dépenser, le radin aime ne pas dépenser.
L’économe fait très attention à ne pas perdre son portefeuille. Le radin fait toujours attention à ne pas le retrouver quand vient l’heure de payer le café.
Là où l’économe attend la 2ème démarque en période de soldes, le radin attend la 4ème qui n’arrivant jamais lui permet ainsi de réaliser des économies notoirement plus substantielles que celles de l’économe.
Le radin serait prêt à couper sa femme en deux pour déclarer une part en plus, l’économe se contente de déclarer sa moitié.
En fin de compte si j’ose dire, l’économe doit faire très attention de ne pas se radicaliser sous l’influence du Dieu Argent sous peine de grossir les rangs des radins fichés S comme sous.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Plus l'homme se multiplie, moins il est exemplaire. Quand la duplicité rejoint la duplication...
Si vous parlez à demi-mot à votre moitié, ne vous étonnez pas qu'elle ne comprenne que le quart de ce que vous lui dites.
J'avais trop versé en liquide, on m'a fait un lavoir.
On a beau loger sur une avenue, quand on se retrouve dans l'impasse on finit à la rue.

Errare humanum est

Sans risque de me tromper je peux affirmer que si l’horreur est inhumaine, l’erreur est humaine. Ne nous y trompons pas, si l’homme évolue c’est grâce à ses erreurs. A condition bien sûr de ne pas répéter toujours les mêmes, mais cette éventualité reste d’une manière générale limitée aux cons et aux bègues. Bien sûr on peut parfois se demander si le progrès lui-même n’est pas une erreur de l’évolution, mais ne compliquons pas.
Dès son plus jeune âge, l’homme se trompe. A l’école c’est une souris de 16 mètres au lieu d’une souris de 18 mètres dans une récitation, mais une souris de 18 mètres sauf erreur ça n’existe pas. Au moment de l’orientation il arrive qu’on choisisse la mauvaise voie. Et quand on se trompe de voie on déchante. Vous me direz, certains chanteurs sans voix sûrs d’avoir trouvé leur voie se trouvent assez vite sur une voie sans issue, tout le monde peut se tromper. Plus tard, l’homme ou la femme peut se tromper de conjoint le ou la conduisant très souvent à le ou la tromper pour tromper le temps. Au Resto, vous commandez un couscous au lieu d’une pizza et c’est la boulette. Bref, si l’un de vos pairs vous assure qu’il ne commet jamais d’impairs, ne faites pas la bourde de compter sur lui.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Ne vendez pas votre âme au diable, c'est un enfer pour se faire payer.
Etonnamment les gens qui ont une opinion bien tranchée détestent qu'on leur coupe la parole.
Le problème avec les vacances dorées c'est qu'on en revient bronzé et désargenté.
Je voulais m'acheter un bateau mais c'est tombé à l'eau faute de liquidités.

A plein régime

Depuis des années les régimes alimentaires aliment les gazettes et engraissent leurs auteurs à défaut de faire maigrir leurs adeptes. Plus les usines à malbouffe tournent à plein régime, plus les régimes tournent à plein. Les gourous de la graisse-en-trop n’hésitent pas à en faire des tonnes pour convaincre que leur méthode inédite est la plus sûre pour vous permettre de vous exhiber sur Instagram avec quelques kilos en moins.
Réussir à se sucrer en vendant des régimes hypoglucidiques vaut son pesant de cacahuètes mais comme on dit, plus c’est gros plus ça passe.
On vous vante les régimes dissociés dont des études sérieuses ont confirmé l’efficacité redoutable pour dissocier votre agent de votre compte en banque. Les plus persuasifs mus par une cupidité rampante nourrie de la crédulité ambiante parviennent même à vous faire avaler des couleuvres, régime dont aucune étude sérieuse ou loufoque n’a encore prouvé les effets dévastateurs sur les cellules adipeuses.
En clair, on cherche à vous bourrer le mou mais c’est du bidon. Bougez plus et bouffez moins, il n’y a que ça de vrai. Je vous laisse, je vais être en retard à mon apéro.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le jour où les cons raisonneront les cloches arrêteront de résonner.
Si un homme averti en valait vraiment deux, la justice aurait fort à faire avec l'augmentation du nombre de prévenus.
Aller constamment au charbon finit par miner la santé.
Depuis le temps que les gens prennent la route il est surprenant qu'il en reste encore.

Tu peux toujours courir

La course est partout. Une ruée vers l’heure qui ne mène qu’à des filons sans pépites. Il arrive même que l’indigène urbain pousse le vice jusqu’à courir en faisant ses courses. Une course à l’échalote qui vous court sur le haricot jusqu’au rayon boucherie sans espoir de gagner de l’argent à l’arrivée.
Et paradoxalement on ne compte plus les saturés de l’agitation qui se mettent à courir sur leur temps de repos pour oublier ce rythme effréné en accélérant. Courir contre la trotteuse finit par vous trotter dans la tête et il n’est pas rare de croiser une grande refoulée partir en petites foulées pour se défouler. Beaucoup choisissent de courir les filles réduisant considérablement le kilométrage parcouru, courir la gueuse n’ayant jamais été considéré comme la méthode la plus efficace pour perdre du poids surtout si c’est une bière.
Rien ne vaut une bonne chevauchée pour se remettre en selle mais gare au galop de trop comme on dit à Vincennes ou à Deauville quand on préfère les précipitations.
Par les temps qui courent j’ai bien peur qu’il y ait peu de chances que la tendance à l’emballement s’inverse et je ne dis pas ça pour vous faire marcher.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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