Re : quel est le nom? comment on appelle le commerce qui vend du fourrage ?
Le TLFi à coucheur, qui ne nomme pas ainsi les faiseurs de matelas.
http://www.cnrtl.fr/definition/coucheur
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Le TLFi à coucheur, qui ne nomme pas ainsi les faiseurs de matelas.
http://www.cnrtl.fr/definition/coucheur
Je crois que ça vient de l'époque où la promiscuité était lé règle dans les auberges. Le mauvais coucheur était celui qui emm... bêtait tout le monde, à commencer par son voisin de lit.
Dans une telle situation, allez savoir qui est vraiment le mauvais coucheur ![]()
Au fait la signature d'araignée ("Honni soit qui sans humour y pense") me fait croire que j'ai déjà eu affaire à ce monsieur ailleurs. Je le subodorais déjà un peu mais cela semble se confirmer. C'est ouf cette histoire.
Le TLFi à coucheur, qui ne nomme pas ainsi les faiseurs de matelas.
http://www.cnrtl.fr/definition/coucheur
C'est exact yd. Les fabricants de matelas sont plus couramment des matelassiers. Le mot est de sonorité bien moins élégante que "coucheurs", mais au moins, c'est le vrai nom de leur métier. Aujourd'hui, ils tournent généralement le problème de la sonorité en se faisant appeler "tapissiers-décorateurs", ou par modestie, "décorateurs" tout court. Mais il est vrai que l'art du matelas a bien évolué. J'avais d'un premier coup donné libre cours au plaisir de l'improvisation à ce sujet, en me basant sur les impressions que j'en avais. Je n'avais pas pensé à chercher de la documentation, alors que le TLFi est si bien fait ! On y trouve en effet dans une belle page, tout ce qu'il est utile de savoir sur les coucheurs, y compris les mauvais.
Plus spécialement sur les expressions françaises, je consulte aussi la liste intarissable de "Expressio". Si le logiciel du forum veut bien accepter le lien, voici celui qui mène directement à "mauvais coucheur" :
http://www.expressio.fr/expressions/un- … ucheur.php
Ceci dit, nous n'en avons pas fini avec la symbolique du foin, me semble-t-il.
A bientôt.
Le lien n'est pas passé, je recommence :
http://www.expressio.fr/expressions/un- … ucheur.php
Ce n'est toujours pas passé.
La partie manquante est : "mauvais-co" à la place des trois points
Dernière modification par araignée du soir (10-09-2012 20:17:34)
Aujourd'hui, ils tournent généralement le problème de la sonorité en se faisant appeler "tapissiers-décorateurs", ou par modestie, "décorateurs" tout court.
Du matelas au tapis il y a une épaisse différence ![]()
Je crois que ça vient de l'époque où la promiscuité était lé règle dans les auberges. Le mauvais coucheur était celui qui emm... bêtait tout le monde, à commencer par son voisin de lit.
Bonjour Alco. Même réponse... voir yd. C'est bien la promiscuité des auberges du XVIème siècle qui est à l'origine de l'expression. Ça renvoie à des conditions de vie à peine imaginables
Du matelas au tapis il y a une épaisse différence
Bonjour regina. Ai-je parlé de tapis ou de tapisserie ?...
Mais depuis les questions de foin, c'est très cousin.
La Fontaine a écrit :
L'amour est un mauvais coucheur...
L'expression date du temps où dans les auberges on faisait partager le même lit à plusieurs voyageurs qui ne se connaissaient pas. Le bon coucheur, c'était celui qui respectait le sommeil des autres, sans bouger, sans tirer la couverture à lui et même sans ronfler... Le mauvais coucheur, c'était tout le contraire : celui qui voulait le lit à lui tout seul et perturbait le sommeil des autres.
D'où la malice de La Fontaine, qui a toujours en tête le sens premier de l'expression.
Je ne connais pas ce récit de La Fontaine. En tout cas l’essentiel est d’avoir un bon matelas.
Frédéric Dard et Bourvil ont rendu un vibrant hommage aux matelassiers de tout poil.
La marche des matelassiers :
http://www.deezer.com/fr/search/la%20ma … telassiers
Dernière modification par glop (11-10-2012 20:10:13)
Faire foin de....
Je reviens sur cette expression bien connue pour remettre en question l'idée qu'on se fait de son sens d'origine.
"Faire foin de..." veut dire que l' "on ne tient pas compte de..."
Il peut s'agir par exemple, d'une conseil ou d'une recommandation, que l'on néglige... par volonté ou par légèreté...
L'interjection "Foin de ceci ou cela !!!" est la forme interjective dérivée de "faire foin de...", avec le même sens, que notre langage familier traduirait par "On s'en fout !"...
Or voici le problème :
Le sentiment premier que nous pouvons avoir, nous, hommes du XXIe siècle, de cette histoire de foin, est que nous nous "foutons comme foin" de ce dont on parle, parce que le foin n'a pas une grande valeur.
On fait foin de ceci ou cela, parce que ça n'a pas plus de valeur que du foin.... c'est-à-dire que ça ne compte pas... ça ne vaut rien.
L'idée de dévalorisation du mot "foin" est également renforcée par d'autres expressions pourtant d'un contexte différent. On dit par exemple de quelqu'un dont on trouve la tête antipathique, qu'il a "une gu...le comme une meule" !... et en disant cela, on "voit" une meule de foin, c'est-à-dire la référence à quelque chose qui est en dessous de toute valeur.
Erreur !
GRANDE ERREUR !!!
Vous auriez dit cela à un paysan en train de retourner son foin au XIXe si-cle ou à l'aube du XXème, il vous aurait aussitôt piqué au ventre avec sa fourche, car son foin était vital ! Récolté au cours de la belle saison, c'est ce qui lui permettait d'entretenir ensuite la litière de ses animaux, et de les nourrir durant l'hiver.
Je vous ai montré plus haut une peinture d'Inta Dobraja, parce qu'elle représentait bien le labeur qui était consacré à la récolte du foin.
Il fallait d'abord faucher le pré, ce qui n'était ni une besogne légère, ni techniquement facile (le maniement d'une faux exigeait une grande maîtrise et beaucoup d'expérience pour être d'une optimale efficacité).
Puis il fallait faner le foin coupé, c'est-à-dire le retourner sur place pour qu'il sèche bien, en lorgnant du côté du ciel pour s'assurer de sa bonne coopération et passer entre ses caprices pluvieux (sinon le foin récolté ne se conservait pas bien jusqu'à l'hiver). Le fanage était souvent le travail des femmes, qui s'y mettaient à plusieurs (comme le montre la peinture d'Inta).
Puis il fallait rassembler le foin sec en meules, soit pour le laisser ainsi dans le champ, et dans ce cas, pour son utilisation dans de brefs délais (la pluie s'écoule sur la meule en ne dégoulinant que le long des brins superficiels, comme selon le principe des toits de chaume, et la meule bénéficiait donc d'une relative protection naturelle), soit pour le charger dans les charrettes afin de le mettre à l'abri dans la grange, pour son utilisation hivernale plus tardive). En gros, un paysan éleveur qui n'avait plus de foin, était foutu, ou devait se faire dépanner par ses voisins.... d'où la gravité de la question de Shompi qu'il avait postée sur le forum en plein mois de décembre 2009, sans que personne n'ait jugé utile de lui répondre. Ah ! Ces philologues !... toujours aussi dramatiquement loin des réalités ! L'important était qu'il n'y eût point d'esse à "loin", mais Shompi ne le savait pas... (philologues loin des réalités, comme l'avait compris et combattu Nietzsche, qui n'acceptait plus que la philosophie ne soit que philologique... voir les sujets ouverts par G21)...
Alors donc, si nous nous trompions en pensant que le foin n'avait aucune valeur... Quelle est donc la vraie signification d'origine de l'expression "faire foin de" ?
= C'est proche de l'expression : "tout fait ventre !"....
Il faut comprendre : "tout fait foin ! ...pas la peine de trier ! ... ne nous arrêtons pas à des petits détails sans importance !...)
Tout petit, je me souviens d'avoir été mêlé plusieurs fois à des vendanges manuelles (oui, oui, y a des vignes dans les pays de Loire), et d'avoir été impressionné par la présence d'un énorme papillon léthargique parmi les grappes qui s'amoncelaient dans la cuve. C'était un sphinx tête-de-mort, paralysé par la lumière du jour. Je l'avais aussitôt dit au propriétaire de la vendange afin qu'il chasse cet animal, mais au lieu de cela, il l'avait recouvert par un nouvel apport de raisins, en me disant que "tout cela venait de la vigne et devait donc faire du bon vin". (Tout les viticulteurs ne raisonnent pas comme ça, mais celui-là, oui).
Dans les prés où l'on laisse pousser l'herbe en vue d'en faire les provisions de foin, il se mêle aux graminées principales toutes sortes d'autres plantes, dont certaines ne seraient pas du tout conseillées pour l'entretien de la santé. Mais ces plantes suspectes étant en très petite quantité par rapport au volume des herbes consommables, on estime que leur présence n'est pas mauvaise, ou au contraire, fait un équilibre intéressant pour l'alimentation des animaux.
Pour revenir à notre expression, on ne s'amuse pas à chercher une à une les plantes étrangères qui pourraient être mêlées aux meules de foin (ce serait comme y chercher une aiguille).
C'est tout l'ensemble qui fait du bon foin.
- Tout fait foin.
"Faire foin de..." veut dire qu'on ne s'occupe pas de trier les petites anomalies d'un tout. S'il n'y a que deux petits cailloux dans un kilo de lentilles, on peut décider de "faire foin" de ces deux cailloux.
Par extension, on fait foin d'une objection, d'un avertissement, etc.
Note : on peut (par tradition récemment instaurée) se déclarer en désaccord avec ce que je dis ici. Vous avez compris depuis longtemps que sous le pseudo d'"araignée du soir" se promène quelqu'un qui n'est pas du tout (ou très peu) philologue. Je suis sans doute le seul dans mon cas. J'ai traité ce sujet par l'expérience de réalité, conformément à ce que je suis et à ce que je fais par ailleurs, et dont je ne peux pas vous parler en détail.
Dernière modification par araignée du soir (13-10-2012 17:43:21)
Dans le passé, le foin n'a jamais été considéré comme de peu de valeur. Un coup d'oeil sur le dictionnaire de Littré nous remet en mémoire d'anciens proverbes et expressions qui montrent bien le contraire:
- mettre du foin dans ses bottes = amasser de l'argent.
- avoir du foin dans ses bottes = avoir de la ressource , avoir de l'argent.
- faire ses foins = faire de gros profits.
Quant à l'interjection, il n'est pas certain qu'elle vienne de là. Ce pourrait aussi être seulement un homonyme , une déformation de fi !
Dans le passé, le foin n'a jamais été considéré comme de peu de valeur. Un coup d'oeil sur le dictionnaire de Littré nous remet en mémoire d'anciens proverbes et expressions qui montrent bien le contraire:
- mettre du foin dans ses bottes = amasser de l'argent.
- avoir du foin dans ses bottes = avoir de la ressource , avoir de l'argent.
- faire ses foins = faire de gros profits.
Quant à l'interjection, il n'est pas certain qu'elle vienne de là. Ce pourrait aussi être seulement un homonyme , une déformation de fi !
Merci regina pour ta fidèle fonction de contradiction.
C'est dans ce fil-ci que l'idée du peu de valeur du foin avait été émise, pour expliquer l'expression "faire foin de". Je répondais à cette idée.
Quant à ce que tu dis de l'interjection, c'est égal à n'importe quoi dans le seul but de me contredire. "Fi !" n'a pas le même sens que "foin de...!". "Fi" indique un mépris avec agressivité (intention de faire du mal ou de rejeter quelque chose qu'on abhorre), et il n'y a aucune agressivité dans "foin de..." On indique seulement qu'on ne tient pas compte de quelque chose...
Dis-moi, ton pastis était bon, aujourd'hui ? L'autre jour, au long message que tu m'avais adressé sur Nietzsche, et qui était un chef-d'oeuvre d'incohérence et d'erreurs, je suppose que tu avais un peu dépassé la dose (il faut mettre de l'eau dans le pastis !).
Essaie de recruter un autre forumeur, pour la contradiction systématique... pour changer... je te conseille celui qui a un avatar qui danse. Je sais bien qu'il est moins marrant que moi, mais tu peux quand-même essayer. Bises.
Dernière modification par araignée du soir (13-10-2012 20:06:42)
Je cite mon message du message 22 de ce fil (9 septembre 2012)
araignée du soir a écrit:Aux censeurs, bonsoir.
Si j'étais à leur place, je me demanderais effectivement comment réagir. Ils ont toute ma sympathie (je me rappelle que j'avais terminé mon message effacé par quelque chose comme "attendons la suite").
Hé bé putain, les mecs (q'et les nanas) ... on voit. Et c'est pas fini. Je gage.
Bigre !
Ce n'était qu'un complément d'information ... Ne vous accorderiez-vous pas trop d'importance
Quant à l'hypothèse de la parenté entre fi de...! et foin de..., elle n'est pas de moi, chère araignée, mais du Tlfi ( Trésor de la langue française informatisé) :
Foin: Vieilli, littér. [Marque le dépit, le dégoût, le dédain]
Orig. obsc. Soit altération de fi*, soit issu de foin1*
Qui sait si le Tlfi qui n'est plus , hélas, actualisé depuis 1994 n'a pas eu alors vent de la présence future d'une épeire nocturne à contrarier?
Hé bé putain, les mecs (q'et les nanas) ... on voit. Et c'est pas fini. Je gage.
Monsieur éponymie, je m'amuse un peu de temps en temps, mais ce n'est jamais avec méchanceté, et toujours dans un langage correct.
Si vous ne faisiez pas chaque fois l'irrité au-delà de toute mesure, rien ne s'opposerait spécialement à ce que nous soyons amis.... d'ailleurs, au fond de moi, je le suis.
Dernière modification par araignée du soir (13-10-2012 20:14:36)
La forme de mes messages habituels répond pour moi et le fond des vôtres pour vous. Je sors.
P.S. : je ne suis pas fondamentalement ennemi non plus, ça n'aurait aucun sens dans un tel contexte.
Dernière modification par éponymie (13-10-2012 20:17:21)
Araignée a dit: dit: L'autre jour, au long message que tu m'avais adressé sur Nietzsche, et qui était un chef-d'oeuvre d'incohérence et d'erreurs, je suppose que tu avais un peu dépassé la dose (il faut mettre de l'eau dans le pastis !).
Justement, puisqu'il est ici question de cohérence, puis-je suggérer de placer à l'avenir ce genre de remarque sur le fil adéquat?
Il ne tenait qu'à vous de démontrer que l'auteur d'une biographie de Nietzsche parlait dans son ouvrage des questions concernant l'Allemagne réunifiée d'aujourd'hui. De grâce, revenez donc à ce fil nietzchéen, je suis franchement curieuse et vous invite à me remettre donc les idées en place. Ne jamais perdre l'occasion de compléter sa formation : j'en redemande !
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