Re : L'écrivain caché
Ne s’agirait-il point de :La Baronne Emma (Emmuska) Orczy [...] ?
Suffit d's'absenter un instant et hop ! la place est déjà prise...

Vous n’êtes pas identifié. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Ne s’agirait-il point de :La Baronne Emma (Emmuska) Orczy [...] ?
Suffit d's'absenter un instant et hop ! la place est déjà prise...

Faut dire que j’étais tellement content d’avoir pour une fois trouvé que je me suis précipité. Pris d’un remords, j’ai bien tenté de remplacer le rczy par des points de suspension, mais trop tard… Pardon, Bookish ! ![]()
J’en ai un à vous proposer, mais j’ignore s’il est difficile ou non.
- compatriote de Kafka
- marqué par son expérience du typhus pendant la Première guerre mondiale
- on peut s’étonner que son roman le plus célèbre n’ait pas inspiré le cinéma.
- marqué par son expérience du typhus pendant la Première guerre mondiale
En Sibérie où il fut déporté ?
Mais oui, Orientale. Il fut fait prisonnier en 1916 à Tarnopol (Ukraine) et déporté en Sibérie, où il contracta le typhus, manquant bien y rester. En 1917 il fut transféré à Berezkova, où on l’amputa de ses pouces gelés.
Alors Jan Weiss sans aucun doute, mais je me demandais quel est le roman dont vous parliez comme le plus célèbre de cet auteur. La Maison aux mille étages ou un autre ?
En attendant votre réponse, je vous présente un autre poète dont le nom a été donné à nombreuses rues et écoles de France (si j'en crois Wikipedia) ![]()

Ecrivain aussi puisqu'il a eu un roman publié posthume.
Il semblait préssentir sa mort dans certains de ses poèmes, parmi lesquels un est devenu le titre d'un très beau CD sorti au tout début de ce XXI siècle, sans doute, en hommage au poète.
Bravo, Orientale !
Il s’agit bien de Jan Weiss. Le roman auquel je faisais allusion est effectivement La maison au mille étages qui, à en croire wiki (fr + en), semble être le plus connu de ses bouquins.
Pour celles et ceux à qui ça ne dirait rien, La maison aux mille étages (D?m o tisíci patrech, 1929) raconte les errances du détective Pierre Brok dans la Maison aux mille étages, gratte-ciel aux dimensions d’une ville, érigé par l’ignoble Ohisver Muller, qui se fait appeler omnipotent et omniscient. Parmi les secrets que découvre Brok, il y a notamment les véritables buts de la société de transport vers les étoiles Kosmos, dont les prétendues salles d’embarquement sont une assez effrayante prémonition des chambres à gaz nazies.
Mêlant un pessimisme bon teint à une force de vie que rien ne semble être en mesure d’abattre, offrant souvent à la typographie un rôle plus important qu’à l’ordinaire, ce roman n’a peut-être pas la notoriété qu’il mériterait.
Encore bravo, Orientale, pour le connaitre !:)
Il semblait pressentir sa mort dans certains de ses poèmes [...]
A Ravensbruck en Allemagne
On torture on brûle les femmes
On leur a coupé les cheveux
Qui donnaient la lumière au monde
On les a couvertes de honte
Mais leur amour vaut ce qu'il veut
La nuit le gel tombe sur elles
La main qui porte son couteau
Elles voient des amis fidèles
Cachés dans les plis du drapeau
Elles voient Le bourreau qui veille
A peur soudain de ces regards
Elles sont loin dans le soleil
Et ont espoir en notre espoir
René-Guy Cadou
Dernière modification par Bookish Prat (27-08-2008 18:14:25)
Mais Pascalmarty, je n'ai pas dit le connaître !
Alors, c’est encore plus fort ! ![]()
Exact, René Guy Cadou (1920-1951) ! (mon bouquin donne le nom du poète sans trait d'union)
Voici, par contre, le poème auquel je faisais allusion plus haut :
Aller simple
Ce sera comme un arrêt brutal du train
Au beau milieu de la campagne un jour d’été
Des jeunes filles dans le wagon crieront
Des femmes éveilleront en hâte les enfants
La carte jouée restera tournée sur le journal
Et puis le train repartira
Et le souvenir de cet arrêt s’effacera
Dans la mémoire de chacun
Mais ce soir-là
Ce sera comme un arrêt brutal du train
Dans la petite chambre qui n’est pas encore située
Derrière la lampe qui est une colonne de fumée
Et peut-être aussi dans le parage de ces mains
Qui ne sont pas déshabituées de ma présence
Rien ne subsistera du voyageur
Dans le filet troué des ultimes voyages
Pas la moindre allusion
Pas le moindre bagage
Le vent de la déroute aura tout emporté.Hélène ou le Règne végétal (1952). Composé à Louisfert en 1947, ce poème a été d'abord publié dans Le Diable et son train (1949).
Bonsoir, ![]()
C'est une personnalité qui est à découvrir par un extrait de texte.
_________________________________
Processus :
Ce soir, en fermant les yeux, j'ai pris un livre au hasard dans la bibliothèque, je l'ai ouvert, et je vous livre ces quelques lignes.
_________________________________
° Écrivain français.
° XXème siècle.
° Décédé.
« Et si le tribunal se regarde dans le fond de son assiette
il voit un robinet ouvert
d'où s'échappe toute la récolte de petits pois de son hôte
qui meurt lentement comme un champignon dans une chaudière
où les cheveux des uns tombent pendant que ceux des autres poussent
ce qui fait hennir les cheveaux galopant sur la route
au devant d'un tombereau de betteraves
qui jouent au piquet
en attendant d'être admises dans l'intimité du sucre
ce voyou qui fait mourir le café à petit feu ...»
![]()
Dernière modification par mercattore (09-10-2008 00:14:01)
« Et si le tribunal se regarde dans le fond de son assiette
il voit un robinet ouvert
Pas sorcier : Google livres livre illico le coupable : un BP !
Dans le temps, un fil avait été initié par Pearl sur ce thème de trouver l'auteur d'un texte, et dont l'intérêt avait vite trouvé sa limite. Il faudrait d'abord jurer sur l'honneur que l'on ne va pas se servir de Google-livres et fouiller uniquement dans sa mémoire.
C'était ici : http://www.languefrancaise.net/forum/vi … 22&p=6
Benjamin Péret se déniche en un clic.
Les photos, c'était plus dur....
Je tente cependant:
" hohifiant voyage, mètre de mer, songe habiteur qui minute, minute, quelques îles de trois centimètres carrés de superficie, oeil existeur , naisseur, épouvantable oeil de mer, broutant, broutant, huitième, neuvième mètre, même voyage, même bateau, mêmes rêves,mer courte, très courte, en bocal, avec une étiquette, un ruban, une allure, et puis des îles, des îles, îlantes, îleuses, charmeuses, cacheuses, des îles qui s'en îlent, dedans la mer, dedans l'effroi, dedans le rire, îles emportées avec nous, désertes, peuplées, surpeuplées, essaim d'îles, sable, mouettes, coquillages..."
Benjamin Péret se déniche en un clic.
Les photos, c'était plus dur....
Forcément, Zycophante, si vous avez saisi le début du texte sur Google...
Régina,
Il faudrait quand même une ou deux indications sur l'auteur. ![]()
Mince, j'avais oublié ![]()
-Extrait tiré d'iune oeuvre de jeunesse .
-Ecrivain de langue française.
-Pas décédé. Vit à Paris.
Un premier roman .
non, ce n'est pas P.Sollers ( deux ailes
)
Ah, oui, pardon, j'avais oublié qu'il pouvait visiter les nuages.
-Extrait tiré d'iune oeuvre de jeunesse .
-Ecrivain de langue française.
-Pas décédé. Vit à Paris.
J'aurais presque, Dieu sait pourquoi, pensé à Le Clézio ![]()
Une question à « trois sous », dans votre bonté, Régina. Serait-il octogénaire ?
:)
Non, Mercattore, vous le vieillissez un brin.
Nouvel indice: Dans sa région natale existe une très longue filiation aux... lettres .
Fin de ce texte: " ... jusqu'où nous sommes, jusque vie, jusque mort, jusqu'absence... mots cassent, cassants, casserie... feu très corps, humeur lointante, lointeuse... avec vie, corps, outrance... allant, alleurs, sang tout doux, vent, monde... partant, parteurs, voyage en toujours de nous, voyage..."
Le Clézio et les îles
Nenni.
/
J'aurais presque, Dieu sait pourquoi, pensé à Le Clézio
Prix Nobel de littérature. ![]()
Pas si simple de trouver des extraits de livres ayant échappé à Google
Et si personne ici ne connaissait cet écrivain? Après tout, il n'est pas considéré comme un auteur majeur.
Pour ne pas bloquer le jeu plus longtemps, je livre tous mes indices:
- né tout près d'Ugarit .
- a travaillé avec François Aubral à la direction d'une collection d'écrits de langue française.
- professe ( à moins qu'il ne soit depuis peu retraité) dans un lycée prestigieux du XVI ème arrondissement de Paris .
- ce premier livre fut présenté par une écrivaine au ton sulfureux, Jayne Mansour .
Propulsé par PunBB, supporté par Informer Technologies, Inc.