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ABC de la langue française : forums » Promotion linguistique » Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

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Sujet : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

avec quelques réserves mais positifs:

Manifeste progressiste

pour la défense

de la langue française



Georges Hage, député du Nord, doyen de l’Assemblée nationale,

et Georges Gastaud, philosophe, auteur de la Lettre ouverte aux bons Français qui assassinent la France (Temps des cerises, 2005)

et 145 militants politiques et syndicaux, anciens résistants, écrivains, ouvriers et employés, artisans, étudiants, écrivains, enseignants, ingénieurs, chercheurs…

appellent les travailleurs manuels et intellectuels, les étudiants et les démocrates à la résistance sociale, politique et… linguistique !

Défendons

la langue française

contre la langue,

la pensée, la politique

et l’économie uniques !



Si incroyable que cela paraisse, la langue de Molière et de Racine, de Descartes et de Pascal, de Diderot et de Rousseau, de Victor Hugo et de Rimbaud, de Proust et d’Aragon, de Jeanne d’Arc et de Louise Michel, de Prévert et de Brassens, de Lavoisier et de Langevin, de Piaget et de Lacan, d’Aimé Césaire et de Mouloud Feraoun, la langue dans laquelle furent écrits le Discours de la méthode et la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, la langue native de la Marseillaise et de L’Internationale, la langue française est en danger.



Non seulement elle est de plus en plus privée des moyens nécessaires à son rayonnement international, mais elle est assiégée en France, en Europe et dans nombre de pays francophones par des groupes politiques, économiques et idéologiques liés au grand patronat; c’est que ainsi le Baron Seillière, l’ex-patron du MEDEF devenu président de l’UNICE (le syndicat patronal européen) a fait officiellement part à Bruxelles de sa décision de promouvoir l’anglais comme unique « langue des affaires et de l’entreprise » ; relayant ce choix patronal, des forces puissantes, qui ont la haute main sur la direction de l’UE, s’acharnent à faire de l’anglais la langue officielle unique de l’Europe des 30. En France même, cer-tains états-majors du CAC 40 communiquent en anglais « à l’interne »… en attendant de pouvoir imposer la chose à l’ensemble de leur personnel !



Le français est menacé par l’industrie américaine de la chanson et du spectacle qui impose ses normes unilingues jusque dans les titres jamais traduits des films made in Hollywood avec l’objectif d’unifier linguistiquement le marché mondial de la culture et d’en éliminer les productions non anglophones.



Le français est menacé par une bonne partie de la « France d’en haut », qui répudie la nation républicaine, déchire son « modèle social » et vomit tout ce qui évoque les luttes passées et présentes pour une République sociale, laïque et démocratique. Fascinée par ce que le monde anglo-saxon a de pire, cette « élite » méprise son peuple, coupable de garder au cœur l’héritage des Lumières et de la Révolution, de la Commune et du Front populaire, de la Résistance et de Mai 68 ; en adoration devant l’Europe supranationale et la mondialisation néo-libérale, ladite « élite » veut anéantir tout ce qui, de la langue nationale à l’histoire commune, permet aux travailleurs et aux citoyens de s’unir pour résister au néolibéralisme prédateur.



Le français est menacé par un Conseil constitutionnel qui autorise les transnationales à submerger le marché français de produits dont l’emballage et le mode d’emploi sont exclusivement rédigés en anglais.



Le français est menacé par un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel complaisant, qui laisse les chaînes publiques et privées ignorer la création française et internationale non anglophone tout en multipliant les publicités en anglais destinées à la jeunesse.



Le français est menacé par la direction de l’Education nationale qui réduit les horaires de français, marginalise les langues anciennes et régionales et qui impose de fait l’anglais utilitaire comme unique langue étrangère première.



Le français est menacé par le snobisme de ceux qui cherchent à se placer au-dessus de leur peuple en faisant parade de ce qu’ils croient être de l’anglais et qui n’est en fait que du globish ou pire, du franglais, ce sabir qui ridiculise ceux qui l’emploient auprès des vrais anglophones. Le français est menacé par l’aliénation de nombreux consommateurs qui n’écoutent que de la chanson anglo-saxonne et qui ignorent tout ce qui se crée dans les parties non anglophones du monde.



Le français est menacé par des mouvements séparatistes qui prennent prétexte de la défense des langues régionales (lesquelles peuvent jouer un rôle, à côté du français, pour résister à l’uniformisation culturelle) pour promouvoir « l’Europe des régions » au détriment de la République une et indivisible.



Cette menace n’est pas seulement linguistique : elle est idéologique et politique puisqu’elle sape ces valeurs progressistes que sont la souveraineté des peuples, la liberté de pensée, la pluralité des cultures, l’attachement au progrès social, la coopération pacifique entre peuples égaux : ainsi, laisser assassiner le français, et avec lui la littérature, le théâtre, la philosophie, la chanson, le cinéma et la science d’expression française, c’est capituler devant l’idéologie insidieusement totalitaire de la mondialisation néo-libérale qui règne encore plus « naturellement » quand elle est portée « spontanément » par la prétendue « langue de l’avenir ».



Quand demain tous les jeunes Français ne baragouineront plus que le basic english à l’entreprise, quand ils ne répondront plus dans nos rues qu’en globish aux étrangers européens (auxquels on n’enseignera plus dans leurs pays que cet idiome en guise de langue étrangère), le français sera réduit au rôle de langue domestique ; l’heure aura sonné de son extinction ou de sa momification sous la forme d’une langue morte, dite « de culture », réservée à cette même « élite»… qui l’aura assassinée ! Que restera-t-il alors de la France et de l’idéal républicain qui l’inspire depuis deux siècles ? Quelle déchéance, quelles humiliations subira alors, cette majorité de Français et d’immigrés qui continueront à parler français en France, soit par choix, soit parce que leur situation sociale les exclura de tout accès au nouveau code mondialisé de la domination?



Mais ce n’est pas seulement pour défendre le peuple de France et la francophonie, gravement menacée en Wallonie, en Suisse romande, au Québec, etc., qu’il faut que se développe un mouvement populaire de défense du français. Si le français, l’une des langues les plus « reconnues » au monde, est attaqué en France même, quelle autre langue n’est-elle pas en péril de mort, notamment dans le tiers-monde ? A travers le français, c’est le droit à la différence culturelle, politique et idéologique que met en cause mondialement une entreprise totalitaire qui menace l’humanité d’un appauvrissement sans précédent. D’ailleurs, la langue anglaise et ses prolongements américains périraient à leur tour si le français finissait par sombrer ; car le globish est moins une langue, porteuse d’histoire, de poésie, de sentiments, de pensée, d’expérience humaine en un mot, qu’un code commercial idéologiquement chargé dont le rôle insidieux est de normaliser le marché des idées.



C’est pourquoi nous appelons notre peuple et sa jeunesse à la résistance linguistique.



Cet appel s’adresse d’abord au monde du travail, car l’éviction programmée du français de la sphère économique prépare et accompagne le démontage de l’industrie nationale, des entreprises nationalisées et des conquêtes sociales. Notre appel s’adresse donc aux travailleurs salariés, à leurs organisations politiques et syndicales, dont certaines mènent déjà l’action collective contre les tentatives d’évincer la langue française de la communication interne des entreprises.



Le présent appel interpelle les jeunes, « précaires », chômeurs, étudiants, lycéens, qui ont montré leur capacité de résistance sociale et idéologique, mais qui restent la cible privilégiée des ennemis de notre héritage linguistique.



Le manifeste s’adresse aux agriculteurs, artisans, petits commerçants et membres des professions libérales dont la responsabilité est d’obliger les marques à respecter la clientèle francophone et à travers elle, l’existence même d’un marché national et local dont dépend l’existence même de la petite et moyenne entreprise.



Le manifeste interpelle également les intellectuels, enseignants, chercheurs, ingénieurs, créateurs, écrivains, journalistes, producteurs d’émissions audiovisuelles, qui ont la charge de transmettre notre héritage en l’ouvrant sur l’avenir. En particulier, nous demandons aux chercheurs de publier et de communiquer en français, a fortiori s’ils exercent leur métier en France, quitte à exiger de l’Etat qu’il fournisse les moyens nécessaires pour traduire et de diffuser, si nécessaire, les articles scientifiques en anglais.



Nous interpellons aussi les travailleurs immigrés qui nous font l’honneur de vivre en France, de parler français ou d’apprendre cette langue. Pas plus que nous n’opposons la défense du français à la langue anglaise en tant que telle, nous n’opposons le français aux langues arabe, berbère, swahili, wolof, etc.: certes, le français est, ou a pu être utilisé comme une arme de ségrégation  par les colonisateurs et certains Etats néo-coloniaux; par principe, nous soutenons donc tout effort visant à permettre aux peuples anciennement colonisés d’étudier, d’écrire et de créer dans leurs langues maternelles respectives ; nous ne sommes pas non plus hostiles aux efforts pour diffuser une langue internationale indépendante telle que l’espéranto. Mais d’abord, ce n’est pas la langue française qui est coupable de l’usage qu’en ont fait les colonisateurs ; et aujourd’hui, ce n’est pas le français, lui-même assiégé par l’anglo-américain, qui menace la diversité linguistique dans le tiers-monde ! Au contraire, il nous est insupportable que le « l’usage domestique » du français serve de critère au ministre de l’Intérieur pour chasser de France des familles africaines pauvres… alors que le pouvoir en place laisse les conseils d’administration de grandes sociétés françaises (et même de certains états-majors militaires !) se tenir en anglais sur notre sol !



Nous appelons aussi les citoyens étrangers épris d’humanisme à soutenir notre action ; cela concerne ceux qui pratiquent le français, ceux qui, sans parler français, veulent défendre une langue qui appartient au patrimoine de l’humanité, ceux qui voient dans la défense du français un rempart contre la langue mondiale unique.



Enfin, nous invitons les amoureux de l’Europe des échanges culturels à défendre le français sans confondre la « construction européenne », triste résultat des traités néo-libéraux et supranationaux, avec le projet universaliste initialement porté par l’« Europe des Lumières ».



Pour défendre le français, les signataires du présent manifeste constitueront un Collectif populaire de résistance linguistique ; il recensera, analysera et dénoncera les agressions politiques, économiques, publicitaires, médiatiques, contre la langue française (il ne s’agit pas de pointer les « fautes de français », la création verbale, les parlers régionaux ou argotiques… nous ne sommes pas des puristes !).

Il proposera et promouvra des expressions françaises là où la domination commerciale des Etats-Unis impose des expressions américaines.



A partir de son objet propre, ce Collectif interviendra auprès des travailleurs en lutte contre les délocalisations et les dénationalisations... De même, dans l’esprit unitaire du 29 mai 2005 (date du référendum qui permit au peuple français de refuser la constitution européenne), ce Collectif interviendra de manière non politicienne dans les débats sociaux, politiques, culturels et sociétaux. Il soutiendra toute action visant à empêcher l’anglo-américain de s’ériger en langue unique « des affaires et de l’entreprise ». Il interpellera et au besoin, dénoncera, les décideurs politiques, économiques, médiatiques, qui « accompagnent » le déclin planifié du français.



De même, ce comité militera-t-il pour que la francophonie, d’outil néo-colonial qu’elle fut (et reste pour une part ?), devienne un outil international de résistance en alliance avec tous les peuples qui veulent défendre leur langue sans opprimer d’autres groupes linguistiques.



Le comité dénoncera les publicités en anglais, exigera que les titres des films américains soient, sauf cas particuliers, traduits en français ainsi que la dénomination et le mode d’emploi de tout produit importé; il pourra appeler au boycott des marques et des magasins qui privilégient l’anglais dans leur intitulé ou leur communication en direction du public francophone.



Le comité exigera également que l’enseignement des langues étrangères, mais aussi, celui des langues régionales et des langues anciennes, soit élargi et diversifié à l’école, dans le Second degré et à l’Université.



Enfin, le comité militera pour que l’enseignement du français soit rétabli dans toute sa force, car la maîtrise par tous de la langue nationale est la clé de la citoyenneté.

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Je soutiens ce MANIFESTE – à renvoyer à Georges Gastaud, 10 rue Grignard, 62300 Lens

NOM/PRENOM
QUALITE
ADRESSE POSTALE ET INFORMATIQUE
SIGNATURE SOUSCRIPTION






















Les 150 premiers appelants

Adrienne Achilli, PRCF (13), Georges Aillaud, ingénieur (93) ; Henri Alleg, journaliste communiste, écrivain, mil. Anticolonialiste (91) ; André de Andrade, dessinateur-projeteur SNCF (93) ; Daniel Antonini, anim. Internat. PRCF ; Albert Aoust, prof. de lettres classiques (43) ; Henri Aprin, dessinateur et caricaturiste, PRCF-13 ; Françoise Bachelard, prof. de lettres (43) ; René Ballet, écrivain, a. grand reporter à L’Humanité ; Simone Ballet, universitaire ; Claude Beaulieu, pdt Comité Valmy (06) ; Ali Bendris, ouvrier, CGTE-Dalkia (93) ; Marcel Beziau, agrégé de lettres; Danielle Bleitrach, sociologue, Univ. Aix-Marseille ; Abdel Bouazzi, ouvrier, Tunis ; Jacqueline Boutine, pdte Com. sociale AG2R, admin. Crédit Mutuel Provençal, ex-vice-pdte du Grand Conseil de la Mutualité (13) ; Michelle Belot, cons. munic. Loos-en-Gohelle (62) ; Roger Bordier, écrivain ; Pierre Bouis, maire-adjoint de Florensac (34) ; Etienne Broillet, Neuchâtel, Suisse ; Stéphanie Brulin, prof. de lettres (62) ; Philippe Capdeville, ouvrier, CGT-E-Dalkia ; Joëlle Carpentier, bibliothécaire ; Jean Carassus, secr. gén. de la Gauche républicaine, maire de Vaux-le-Pénil (77) ; Jean-François Chalot, président de l’UFAL 77 ; Annette Charpentier, enseignante, syndicaliste CGT ; Jean-Pierre Chevènement, a. ministre, Paris ; Evariste Chiorri, commerçant (83) ; Robert Clavijo, militant écologiste et souverainiste (34) ; Jacques Coignard, a. ouvrier métallurgiste, co-pdt du Pôle de Renaissance Communiste en France (22) ; Marcel Collet, mil. CGT retraités (53) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur, a. élève de l’Ecole polytechnique (19) ; Jean-Marc Coppola, secr. fédéral PCF-13 ; Francis Combes, poète, éditeur, mil. communiste (93) ; Michèle Crovisier, prof. de mathématiques (03) ; Rémi Cusinier, avocat, docteur en droit ; Lionel Damaretz, employé, secr. UL-CGT d’Arras ; Gérard Damiens, ouvrier chaudronnier, syndicaliste (62) ; Jean-François Dejours, prof. de philosophie, syndicaliste (62) ; Christian Delepine, ouvrier, syndicaliste (62) ; Didier Delpierre, employé, syndicaliste (62) ; Jacques Desmoulins, assistant parlementaire, a. prof. lettres classiques ; Gérard Cohen, médecin généraliste (13) ; Aurélien Djament, agrégé, docteur ès mathématiques, a. élève ENS (44) ; Alain Dubois, opérateur de production, syndicaliste (62) ; Lucie Dumont, étudiante (59) ; Gilbert Enaud, fonctionnaire A.S.S., retraité (44) ; Roland Enard, instit. retraité (94) ; Françoise Douchin, ingénieur au Centre National d’Etudes Spatiales, syndicaliste (31) ; Madeleine Dupont, prof. d’anglais (62) ; Michel Facon, manœuvre, syndicaliste (62) ; Jacques Fabre, viticulteur (34) ; Jean-Claude Facquez, syndic. cheminot (62) ; Georges Galgayrac instit. retraité (81); Eric Fatoux, ouvrier, syndicaliste Cegélec (62) ; Pierre Favier, ouvrier, CGT-E-Dalkia ; Denis Fernandez-Recatala, écrivain ; Anne Flament, agrégée de lettres, syndicaliste (59) ; Vincent Flament, prof. de lettres, rédac. en chef d’Initiative communiste ; Benoît Foucambert, prof. d’histoire, syndicaliste (28) ; Jean Foucambert, a. chercheur INRP ; Caroline Fossier, prof. d’espagnol, syndicaliste ; Marion Gandiglio, syndicaliste, prof. de philosophie (43) ; François Fourès, instit., FSU (81) ; Georges Gastaud, philosophe, direct. d’Initiative Communiste ; Marc-Olivier Gavois, prof. d’histoire (13) ; Charles Gilbert ; prof. de philo., retraité ; Yves Goudet, prof. de SES (97) ; Sylvie Guduk, instit., syndicaliste (81) ; Georges Hage, député du Nord, doyen de l’Assemblée nationale ; Odile Hage, prof. retraitée EPS, PRCF-59 ; Muguette Hapiette, cons. munic. Bully-les-mines ; Georges Hassoméris, poète (69) ; Jean-Pierre Hemmen, co-pdt PRCF, fils de Fusillé de la Résistance (80) ; Yves Hénocq, syndic. ens. (59); Frédérique Houseaux, agrégée de socio., a. élève ENS ; Jean-Claude Houseaux, méd., cons. munic. Auchy-les-Mines ; Anne-Claude Iger, compositeur ; Jean-Paul Israël, secr. nat. Fédé. maritime CGT, mil. PCF ; Brigitte Jacquet, infirmière, syndic. ; Robert et Danielle Jean, prof. retraités, PCF (Cap-Corse) ; Jeanne Junck, prof. de lettres (28) ; Pierre Juquin, agrégé d’allemand; Alain Labarre, ouvrier de l’auto., délégué CGT FM (62) ; Georges Labica, philosophe, universitaire ; Annie Lacroix-Riz, prof. d’histoire contempo. Paris VII ; Léon Landini, a. FTP de la Main-d’œuvre immigrée, officier Légion d’honneur, co-pdt du PRCF ; Jacques Lambalais, juriste ; Bernard G. Landry, écrivain ; Patricia Latour, écrivain, maire-adj. d’Aubervilliers, Gauche com. du PCF ; Ivan Lavallée, prof. d’Univ., docteur ès sciences, promoteur de l’usage du français en informatique ; Michel Leblond, ens., CGT (02) ; Jacques Leclercq, secr. UL-CGT, Douai ; Jean-Paul Leroy, postier, mil. syndical (75) ; Pierre Lévy, rédac. en chef de Bastille République Nation (94); Natacha Lohat, prof. d’anglais, mil. féministe (59) ; Jean-Pierre Menuge, ouvrier du bât., mil. syndical (62) ; Jean-François Maison, assistant social (62) ; Jacques Lacaze, médecin santé publique, cons. munic. Liévin ; Linaïk Malbranque, prof. de lettres (59) ; Désiré Marle, prêtre-ouvrier, a. dél. CGT des Laminoirs de Lens ; Richard Martin, direct. théâtre Tourski (Marseille) ; Dominique Mazire, prof. de lettres classiques, mil. communiste ; Michel Mélinand, ingénieur (95) ; Jean Metellus, écrivain ; Jean-Claude Meuriot, médecin-inspecteur général de Santé publique honoraire (06) ; Dany Mismacque, médecin, cons. munic. Lens; Frédéric Moncomble, prof. d’anglais (62) ; Aymeric Monville, traducteur, éditeur, mil. communiste (75); Laurent Nardi, prof. de lettres, syndicaliste (74) ; Simone Nicolo-Vachon, a. résistante, dir. du journal Le Citoyen (44) ; Monique Nivet, a. prof. d’EPS (59); Marc Ogeret, chanteur ; Jacky Omer, syndic. cheminot (92) ; Christian Orlovier, ouvrier, syndic. (62) ; Jean-Michel Padot, cons. munic. Bully-les-mines ; Bernard Paillot, cons. munic. de Gauchy, a. cons. régional de Picardie (02) ; Bernard Parquet, syndic. EDF (94) ; Christophe Patte, prof. EPS, a. international de Volley (34) ; Gaston Pellet, mil. anti-impérialiste (30) ; André Picciola, écrivain, historien, pdt des Amis d’Henri Barbusse ; Serge Piedplat, dél. CGT-métallo abusivement licencié par la multinationale Hawker (62); Pierre Pranchère, a. FTP de Corrèze, député honoraire, a. eurodéputé (19) ; Nicolas Pomiès, secr. nat. de l’Union des Familles Laïques ; Nicole Remmery, méd. hospitalier (62) ; Jean Réveillac, ouvrier marbrier, mil. internationaliste (32) : Marie Ribbens, inspectrice du travail (59) ; Jean de Rohan-Chabot, syndiqué SNES (58) ; Françoise Roncheray, prof. agrégée d’anglais en classe prépa. (59) ; Alain Ruscio, historien, spécialiste histoire coloniale ; Gilberte Salem, prof. de lettres retraitée, milit. anticolonialiste (91); Janny Sanfelieu, prof. de lettres classiques, maire-adj. Dannemoine ; Bruno Sinagoga, syndic. CGT-E/Dalkia ; Laurent Secco, prof. d'allemand (43) ; Guillaume Suing, agrégé de biologie-géologie (59) ; Roger Sylvain, ouvrier retr., ex-administrateur salarié, ex-resp. CGT Renault ; Bernard Teper, pdt de l’UFAL ; Patrick Tort, direct. Institut Charles Darwin, lauréat Acad. des sciences ; Franck Vandeputte, instit., syndic. (15) ; Pierrette Varéa, artisan du bât. (34) ; Yves Vargas, philosophe (93) ; Nicole Vaur, prof. de math., syndic. (81) ; Marc Vieillard, journaliste ; Maxime Vivas, écrivain ; Théo Vogt, géomorphologue, chercheur CNRS retr. ; Robert Vossion, infographiste, a. secrét. PCF Harnes ; Jean Vottero, infirmier D.E. (73) ; Karine Van Wynendaele, syndic., milit., agrégée d’histoire ; Amaury Vazé, ouvrier, syndic. (62) ; Berthe Weinstein, fille de déporté à Auschwitz, mil. PCF et Secours populaire ; Max Weinstein, a. résistant de l’Union de la Jeunesse Juive-zone Sud, PCF ;



PS/ pour mesurer le siège que subit la langue française, il est conseillé de lire le livre de Cl. Hagège, Combat pour le français (O. Jacob 2005) ainsi que le compte-rendu de ce livre dans Initiative communiste sous la signature de Vincent Flament, juillet 2006 (199 rue Zola, 62800 Liévin).

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Assemblée générale des signataires, samedi 3 février 2007 à 16 h précises

à l’Assemblée nationale, Paris 7ème




"COLLECTIF POUR LE DROIT DE TRAVAILLER EN FRANÇAIS"

Communiqué de Presse du 10 janvier 2007

1 - RAPPEL DE L'ÉVÉNEMENT : CONFÉRENCE DE PRESSE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE LE JEUDI 8 FÉVRIER 2007 (14 h 30 - 16 h 30)

À l'initiative conjointe des organisations Syndicales CFTC / CGT (Alcatel Nozay), une conférence de presse ouverte au public est organisée à l'Assemblée Nationale, le jeudi 8 février 2007 (14 h 30 - 16 h 30), sur la langue française dans le monde du travail.
Thème de la conférence :
Les attaques contre l'usage de la langue française dans les entreprises, révélateur d'une discrimination linguistique et de nouvelles menaces sur l'emploi (Témoignages et enjeux).

2 - LE COLLECTIF S'ÉLARGIT
Créé à l'initiative conjointe des organisations Syndicales CFTC / CGT (Alcatel Nozay), le « Collectif pour le droit de travailler en Français » a enregistré ces derniers jours de nouvelles adhésions. Il s'agit de :
- le syndicat UDPA-UNSA d'AXA Tech, représenté par Franck Grandmaison ;
- les associations FFI-France (section française du Forum Francophone International) et ALF (Avenir de la Langue Française), présidées par l'ancien ambassadeur Albert Salon ;
- le site militant de la francophonie www.voxlatina.com, édité par Alfred Mignot, Secrétaire général fondateur du FFI.

3 - PRÉCISIONS SUR LA SALLE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
La conférence de presse organisée par le Collectif le
jeudi 8 février (14 h 30 - 16 h 30) se tiendra à :

L'Assemblée Nationale - Salle 62-41
126, rue de l'Université - 75007 Paris
Métro : Assemblée Nationale et Invalides

4 - NB : INSCRIPTION et CARTE D'IDENTITÉ OBLIGATOIRES
Les conditions d'accès à l'Assemblée Nationale exigent de présenter sa carte nationale d'identité et une inscription préalable.
RENSEIGNEZ pour cela ce FICHIER D'INSCRIPTION
faites-en un copié-collé et adressez-le rapidement (nombre de places limité) à : collectif@voxlatina.com
d'où vous parviendra un accusé de réception d'inscription.

M. - Mme - Mlle (effacez les mentions inutiles)
NOM : ....................................... Prénom : ................................
Organisme (s'il y a lieu) : .........................................................
demeurant à : ..........................................................................
Tél. : ................................ Courriel : .......................................
ASSISTERA à la conférence de presse du "COLLECTIF POUR LE DROIT DE TRAVAILLER EN FRANÇAIS", le jeudi 8 février à l'Assemblée Nationale (14 h 30 - 16 h 30), Salle 62-41.
... et munissez-vous impérativement de votre CARTE D'IDENTITÉ.


5 - CONTACTS
CFTC : Jean-Loup Cuisiniez - 06 67 31 80 18
CGT Alcatel Nozay : Martine Lamonnier - 06 72 29 10 65
UDPA-UNSA Axa Tech : Franck Grandmaison - 01 55 67 24 79
FFI - ALF : Albert Salon - 01 45 32 42 84
FFI-voxlatina.com : Alfred Mignot - 06 27 35 19 02

Courriel du COLLECTIF : collectif@voxlatina.com




Entrée au 126 rue de l’Université. Se munir d’une carte d’identité et de cet Appel. Exactitude de rigueur !

contact Georges Gastaud, 10 rue Grignard, 62300 Lens, gg.ic@wanadoo.fr

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

moeffe a écrit:

Manifeste progressiste pour la défense de la langue française

Règle numéro 3.
Je me souviendrai... que mes opinions religieuses et politiques n'intéressent que moi, qu'elles ennuient tout le monde et je les garde précieusement secrètes ;

« Jeunesse, folies. Vieillesse, douleurs ». Proverbe rom.

3

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Oui, mais ici, c'est un manifeste en faveur du français, pas une opinion politique personnelle.
Malheureusement, ici comme souvent dans ce genre de déclaration, on pourra regretter cette perversion de la pensée qui consiste à kidnapper l'argument linguistique (défendre le français) au profit d'une idéologie politique.
Je vois que Marc Ogeret est parmi les signataires : s'il chante ce serait bien smile

4

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

"à kidnapper l'argument linguistique (défendre le français) au profit d'une idéologie politique"
A quoi faites-vous allusion ? L'objet du manifeste me paraît bien cerné. Il semble que ce soient plus ou moins le même but et les mêmes personnes ou organisations que les sites type DLF, ALF ou A. FR. AV.
Les syndicats  sont progressivement devenus conscients du problème de l'anglais dans les entreprises. Comme ils ont l'habitude de militer et de se coordonner, il n'est pas étonnant qu'ils se retrouvent en force (je crois) dans ces mouvements.
Personnellement, je note avec plaisir la discrète mention que la diffusion d'une langue internationale type Eo ne leur paraît pas opposée à la défense du français, chose qui eût été impensable il y a à peine dix ans. De même que le site de DLF garde dans ses archives un article de Charles X. Durand qui explique la synergie des buts de DLF et des espérantistes. Tous ne partagent pas cette opinion, loin s'en faut, mais le fait de laisser cet article en bonne place sur un site qui ne garde que des articles de bonne qualité est symptomatique d'une modification en France de la perception de cette langue construite. Bon, j'arrête là, je ne suis pas sur le bon fil, mais c'est eux qui ont commencé avec leur manifeste !

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

gb a écrit:

Oui, mais ici, c'est un manifeste en faveur du français, pas une opinion politique personnelle.

Ce «manifeste en faveur du français» est surtout un appel à rejoindre une organisation proche du PCF. L'alibi linguistique ne devrait tromper personne et la caution d'artistes sympathiques n'y change rien. Il est vrai que les contributions anciennes du PCF à la langue de bois témoignent de son intérêt constant pour la linguistique militante.

« Jeunesse, folies. Vieillesse, douleurs ». Proverbe rom.

6

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

gb a écrit:

Oui, mais ici, c'est un manifeste en faveur du français, pas une opinion politique personnelle.

Je signerais volontiers, et des deux mains, un manifeste en faveur du français qui ne serait pas dirigé contre une autre langue, une autre culture, etc. Ici, c'est évidemment l'anglais et l'impérialisme américain qui sont en cause, à quoi s'ajoutent les malheureuses langues régionales dans le plus pur style jacobin.

7

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

"Il est vrai que les contributions anciennes du PCF à la langue de bois témoignent de son intérêt constant pour la linguistique militante."
Très drôle, BP, mais alors reconnaissons qu'ils ont fait des progrès : ce manifeste est bien écrit, clair et direct. Peut-être sont-ils pour le bilinguisme, langue de bois + français ?

Pierre Enckell :
Où voyez-vous du jacobinisme dans ce passage :
"Le comité exigera également que l’enseignement des langues étrangères, mais aussi, celui des langues régionales et des langues anciennes, soit élargi et diversifié à l’école, dans le Second degré et à l’Université."

"un manifeste en faveur du français qui ne serait pas dirigé contre une autre langue, une autre culture,"
Il faut pourtant dire les choses comme elles sont : lorsqu'on parle de développer l'apprentissage précoce des langues au CE2, et prochainement au CP, c'est de l'apprentissage précoce de l'anglais qu'il s'agit, non ? Je passe sur les 5% d'initiation à l'allemand qui seront là comme alibi, sans que les parents l'aient d'ailleurs demandé, parfois à mille kilomètres de l'Allemagne. Ce n'est pas la culture américaine ou anglaise qui est visée (dans mon esprit en tout cas) mais l'hégémonie linguistique. Qu'il y ait des intentions cachées je l'ignore, et que les opinions soient hétérogènes, c'est dans la nature humaine. Sur le fil du "pédagol" j'ai cité le Rectorat de Toulouse qui semble considérer l'anglais comme la langue internationale dans laquelle fournir les renseignements administratifs, ce qui est paradoxal car leur hiérarchie, le gouvernement, défend (ou devrait défendre) la place du français comme une des trois langues de travail de l'Union européenne. Si le français est une des langues de travail, il n'est pas nécessaire  de traduire, ou alors il faudrait au moins le faire aussi en allemand, voire, en bons européens, dans une vingtaine de langues.... C'est symptomatique d'un vrai problème.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Le signer est une chose, se réjouir de la démarche en est une autre.

Je ne le signerai pas parce que, effectivement, je ne peux pas adhérer à tout ce qui est dit - pas malin non plus de faire un texte aussi long : plus on dit de choses, plus on risque de perdre des gens en cours de route.

Mais cela ne m'empêche pas de me réjouir de la démarche. Que le monde syndical prenne conscience du problème à son niveau et mobilise les gens à sa manière, avec ses moyens (rhétoriques) et dans ses propres rangs. Et que les autres (universitaires, médias, artistes,...) en fassent autant dans leur camp à eux.

C'est ainsi que les choses avancent, car il est illusoire de penser que tout le monde pourra se retrouver sous une seule et même bannière.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

krokodilo a écrit:

Pierre Enckell :
Où voyez-vous du jacobinisme dans ce passage :
"Le comité exigera également que l’enseignement des langues étrangères, mais aussi, celui des langues régionales et des langues anciennes, soit élargi et diversifié à l’école, dans le Second degré et à l’Université."

Pas dans ce passage, bien entendu, mais dans celui qui assimile langues régionales et mouvements séparatistes.

krokodilo a écrit:

"un manifeste en faveur du français qui ne serait pas dirigé contre une autre langue, une autre culture"

Vous dites que ce n'est pas l'anglais qui est visé, mais l'hégémonie linguistique.
Si l'on veut faire un manifeste contre l'hégémonie linguistique, qu'on le fasse clairement et nettement. C'est une question qui touche entre autres de nombreux pays africains, où l'on ne peut s'adresser à l'administration qu'en français. Elle concerne aussi l'espagnol dans certains pays d'Amérique latine, l'arabe dans les régions berbères d'Afrique du Nord, l'indonésien en Nouvelle-Guinée... Au temps de l'empire romain, l'hégémonie linguistique latine - sans laquelle notre langue française, qui porte un nom germanique, n'existerait pas - s'est imposée dans une grande partie de l'Europe.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Un manifeste dirigé contre une langue appelle à l'attaquer dans les pays où elle est la langue nationale. Or, personne ne propose d'aller attaquer les Anglois ou les Étasuniens chez eux, sinon que l'on me montre le passage qui dit le contraire. Je suis allergique aux cocos, mais le texte de ce manifeste me plaît bien. Chaque pays doit avoir le droit de fonctionner dans sa/ses langue(s), sans être ses citoyens soient obligés de déchiffrer les modes d'emploi en anglais ou les ch'tits dessins qui se veulent internationalement compréhensibles, utiliser les logiciels en anglais ou faire des réunions en anglais, sans aucun anglophone natif dans la salle...

Quant à l'hégémonie en général, ce n'est pas parce que la France a fauté avec la colonisation qu'il faut abandonner la défense de sa langue. Les Anglais n'ont pas de tels états d'âme. Que la France s'occupe de sa langue chez elle, et que les autres pays fassent de même chez soi, s'ils estiment que leurs langues sont menacées.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Tout à fait d'accord, c'est pour cela que je plaide pour l'Eo depuis que je l'ai "découvert"; et c'est pour les raisons que vous exposez que les grand-messes de la francophonie me gênent, car ces mêmes arguments s'appliquent effectivement à la fois à l'anglais et au français ! En fait à bon nombre de langues qui ont diffusé. D'où ma conviction de l'intérêt majeur d'une langue internationale à la fois neutre et beaucoup, beaucoup moins difficile, et mon regret de voir les réticences des grands médias, des clercs et des politiques. Cerise sur le gâteau, deux-tiers des radicaux sont latin-grecs, ce serait donc la préservation de notre héritage culturel et sa pérennisation potentielle dans le monde, outre le respect des petites langues libres de vivre leur vie et de se développer au lieu d'absorber de plus en plus de tournures des langues dominantes, anglais ou français. Nos langues régionales ont souvent tendance à compléter leur vocabulaire en copier-coller depuis le français, au lieu de puiser dans leur structure pour créer les termes manquants, comme les Québécois le font à notre place pour le français...
Donc, pourquoi se priver de la solution d'une langue internationale construite, d'autant plus que les anglophones aussi y trouveraient leur content, par les racines et par le fait qu'on arrêterait de râler contre leur hégémonie linguistique et qu'on cesserait de massacrer l'anglais ! Le problème est complexe, mais la solution est simple.
Quant aux pays africains, je me suis laissé dire que la francophonie reculait nettement sous l'influence de gens qui parlent avec un caillou dans la bouche et des billets verts dans les poches... Vous rappelez que notre monde linguistique est issu de l'hégémonie de l'empire romain. Justement : n'est-il pas temps pour l'humanité de trouver une autre voie que la guerre larvée entre les puissances du moment, et de faire en sorte que l'intelligence humaine surmonte la barrière des langues ?
Oups, je ne dois pas militer ici, je le copierai cent fois.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

En fait, c'est un débat vieux comme les pétitions : qu'est-ce qui compte le plus, le contenu du manifeste ou le nom et la qualité des signataires ?
Peut-être Cyrano a-t-il raison en disant qu'il est illusoire de vouloir rassembler toute sorte de gens sous la même bannière. D'ailleurs les sites de défense de la langue française remplissent bien leur office, sauf que la puissance potentielle des actions est bien plus grande dans un mouvement militant structuré. Diversité versus efficacité, c'est l'histoire du beurre et de l'argent du beurre.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Position d'idiot du village :
je signerai pas, pasque j'ai pas lu ;
j'ai pas lu pasque c'est trop long et fatigant à l'écran (une version papier, je dis pas...) ;
faire long et fatigant un manifeste par lequel on espère rameuter un max de signataires, c'est contre productif  !

A priori, la cause me parait bonne, mais j'attends le résumé...

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

pierre enckell au loin a écrit:

Je signerais volontiers, et des deux mains, un manifeste en faveur du français qui ne serait pas dirigé contre une autre langue, une autre culture, etc. Ici, c'est évidemment l'anglais et l'impérialisme américain qui sont en cause, à quoi s'ajoutent les malheureuses langues régionales dans le plus pur style jacobin.

D'accord avec Pierre. (je peux vous appeler Pierre ? wink)
Ce n'est pas un manifeste, c'est juste un pamphlet bouleversé par son style émotionnel. On joue les Cassandre, on crie à haute voix si la fin du monde était proche...c'est populaire de faire cela.

Ceci devient vraiment insignifiant. - Pas encore assez.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Andreas a écrit:

je peux vous appeler Pierre ?

Oui, Andreas.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Andreas a écrit :
on crie à haute voix si la fin du monde était proche...c'est populaire de faire cela.

Je ne sais pas si la fin du monde est proche mais je crois que seul le vieil antagonisme historique entre la France et l'Angleterre, ou entre De Gaulle et les USA,  a empêché que nous suivions les pas des italiens qui ont rendu l'anglais obligatoire à l'école. Je simplifie, d'accord, il y a aussi l'exception culturelle et toute cette sorte de choses, mais comme je l'ai dit plus haut, il sera bientôt au CP sous l'hypocrite pseudonyme d'apprentissage précoce DES langues... Tiens, lorsque je serai fatigué des ricanements de mon krokodilo, je prendrais bien Cassandre comme pseudo !

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Un peu plus tôt dans la journée, Krokodilo écrivait :

krokodilo a écrit:

Ce n'est pas la culture américaine ou anglaise qui est visée (dans mon esprit en tout cas) mais l'hégémonie linguistique

et maintenant, dès sa première phrase, ce sont bien les antagonismes culturels qui sont en cause.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

En somme, endossons une flegme so british, oublions les émotions, et pour ne pas paraître anti-américains (ou anti-anglais) primaires, opposés à la modernité à cause du nationalisme puant et des rivalités historiques, apprenons l'anglais en masse.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Pierre Enckell a écrit :
et maintenant, dès sa première phrase, ce sont bien les antagonismes culturels qui sont en cause.

Plutôt que l'analyse sémantique de ma prose, qui n'en mérite pas tant, il me semblerait plus utile au débat de donner votre sentiment sur le "choix" des langues vivantes à l'école primaire, ou sur le financement d'une télévision en anglais par la France, entre autres exemples alarmistes.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Mais relisez la pétition. Elle ne concerne pas «la défense de la langue française», et elle ne concerne surtout pas son «illustration» (le mot n'existe pas ici), du tout, mais - prenez votre souffle- «la défense de la langue française contre la langue, la pensée, la politique et l’économie uniques !» -vous avez compté ? 4 choses uniques, presque un musée...
En d'autres termes, il s'agit de faire de et avec la langue française de l'idéologie pure et dure, à la sauce antilibérale et altermondialiste, ce qui nous promet une littérature pas excitante du tout.

«Le français est menacé par la direction de l’Education nationale qui réduit les horaires de français, marginalise les langues anciennes et régionales et qui impose de fait l’anglais utilitaire comme unique langue étrangère première.»
Mais heureusement que Robien est là pour répondre à la libido grammatica (au pif) des progressistes bibliothécaires et fils de bibliothécaires...

21 Dernière modification par Bookish Prat (17-01-2007 12:07:36)

Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

gb a écrit:

Mais relisez la pétition.

Ô gb! Aède de l'abécitude! Barde de la syllepse! Lumière de la francophonie! On t'aime! mais nous d'mande pas de relire la pétition des camarades!
http://www.fotosearch.com/comp/CSK/CSK256/KS75028.jpg

« Jeunesse, folies. Vieillesse, douleurs ». Proverbe rom.

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

qui impose de fait l’anglais utilitaire comme unique langue étrangère première

Ca, c'est pas faux. Sauf dans les grandes villes. Témoignage d'une institutrice:

Je suis habilitée en allemand. Ou, plus clairement: j’ai reçu à l’IUFM une formation pour enseigner l’allemand à l’école primaire, et j’ai réussi aux examens d’allemand et de didactique des langues, ce qui m’autorise donc à enseigner l’allemand. Dans notre école, nous sommes plusieurs à être habilités. Tous en anglais, sauf moi. Auparavant, nous avions une collègue hispaniste, mais elle a changé d’école. Je ne sais pas si vous connaissez les programmes actuels de l’école primaire. L’enseignement d’une langue vivante étrangère est obligatoire à partir du CE2, à raison d’une heure trente par semaine (en deux fois 45 minutes). Or la langue apprise par les enfants doit être la même tout au long du primaire. De ce fait, je n’exerce pas en allemand. Cela serait tout bonnement impossible à réaliser dans notre école, sauf à supposer soit que je passe mes journées à donner des cours d’allemand à toutes les classes de CE2, CM1 et CM2, soit qu’aucun élève ne redouble et qu’une classe ne soit pas éclatée durant 3 ans - en gros, on aurait le CE2 anglophone contre le CE2 germanophone, puis le CM1 anglophone contre le CM1 germanophone etc etc... En bref, nous avons retourné le problème dans bien des sens, sans résultat... Sinon que les enfants apprennent tous l’anglais. Je n’ai d’ailleurs personnellement rien contre l’anglais. Je l’utilise quotidiennement ne serait-ce que quand j’écoute un CD ou quand je vais sur le net. Mais bon... Pour la diversité, repassez !

En plus, l’enseignement de ces langues a changé. Avant, il s’agissait essentiellement d’une première approche, beaucoup basée sur le jeu et sur l’oral. Or, de plus en plus, les enfants passent à l’écrit et doivent apprendre des règles de grammaire ou d’orthographe... En somme, on fait en primaire une pré-sixième. Cela ôte de son charme et de son sens à cette introduction précoce des langues. Enfin, je trouve... Il me semble aussi que les enfants doivent choisir en sixième la langue qu’ils ont étudiée en primaire - si ce n’est pas fait, c’est pour bientôt. Du coup, là encore, quel choix et quelle diversité ?

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

moeffe a écrit:

Si incroyable que cela paraisse, la langue de Molière et de Racine, de Descartes et de Pascal, de Diderot et de Rousseau, de Victor Hugo et de Rimbaud, de Proust et d’Aragon, de Jeanne d’Arc et ...

Je crois que la langue de Jeanne d'Arc était le patois de sa Lorraine natale ! big_smile

skirlet2 a écrit:

qui impose de fait l’anglais utilitaire comme unique langue étrangère première

Vous retardez d'un train... big_smile

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

Vous retardez d'un train...

Vous bien vouloir m'expliquer fin fond de votre pensée, moi pas comprendre...

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Re : Manifeste progressiste pour la défense de la langue française : appels

krokodilo a écrit:

Plutôt que l'analyse sémantique de ma prose, qui n'en mérite pas tant, il me semblerait plus utile au débat de donner votre sentiment sur le "choix" des langues vivantes à l'école primaire, ou sur le financement d'une télévision en anglais par la France, entre autres exemples alarmistes.

Si mon sentiment est utile au débat, et si le débat porte uniquement sur les deux points que vous avez sélectionnés (un peu arbitrairement ?), voici :

1. L'anglais à l'école primaire est une bonne chose, à condition qu'il soit bien enseigné. Or, je crains qu'il n'y ait pas suffisamment de bons enseignants avant une bonne génération ou deux ; on ne peut les former qu'à condition qu'ils aient eux-mêmes bien appris l'anglais, ce qui sera nécessairement le cas d'une minorité seulement. Quant au choix de l'anglais comme première langue étrangère, pourquoi pas ? C'est une langue relativement simple et très utile : elle permet en outre de s'ouvrir à une culture extrêmement riche et variée. Ce qui n'empêche pas de se familiariser aussi avec d'autres langues.

2. Le financement d'une télévision en anglais par la France : je suppose que vous faites allusion à cette nouvelle chaîne, nommée je ne sais comment, et qui a une visée internationale. Eh bien, c'est très bien. Il y a beaucoup plus de téléspectateurs anglophones que francophones dans le monde, et des programmes d'origine française serviront à les familiariser avec ce pays et cette culture dont ils ignorent peut-être tout. Mais c'est évidemment fonction de la qualité des émissions.

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