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Sujet : la différence entre l'écris et l'orale

la langue parlée et la langue écrite :
   
comme on le sait bien,il existe trois registre de langue, soutenu, courant familier, mais certains linguistes dépassent cette idées pour nous donner, comme « registre de langue », la distinction établie entre langue écrite et  langue parlée, et chaqu’ un possède son code spécifique.
   
Nous pourrons définir la différence entre le discours écrite et parlé de manière suivante :

3-1-Le discours orale :

Le locuteur et l’auditeur sont en présence, il y a donc une communication directe où il y a l’immédiateté du message et la  possibilité d’un échange immédiat. Dans la langue parlée il n’ y a pas la possibilité d’élaborer  et de surveiller bien la langue. C’est pourquoi nous voyons un discours spontané, elliptique et explicité. On emploie une syntaxe simple  et facile, il y a toujours des phrases simples et inachevées, et avec des pauses : des « hen!»  Des « ben » des « tu vois » et des « j’ veux dire » et des abréviations fac : faculté. Prof : professeur.

3-2- Le discours écrit :
   
Il se caractérise par la virtualité du récepteur, l’absence de réponse et donc l’impossibilité d’un échange immédiat, dans l’écrit il y a la possibilité d’utiliser de dictionnaire, il y a le temps de réflexion, ce qui donne un discours élaboré est bien construit, le discours écrit rejette des phrases comme « il pleut ? » « je sais pas  » mais pleut-il ? je ne suis pas.
   
Nous constatons donc, que la langue orale et écrite appartiennent à deux registre distincts, codifiés de manière différente et rigoureusement séparés l’un de l’autre, mais cette division devenue de plus en plus souple dans l’écriture romantique du 20ème siècle, est bousculée par plusieurs auteurs contemporains, et spécialement les écrivains du Maghreb, qui mélangent langue orale et langue écrite.
Cette contamination s’explique par l’intention de reproduire  le langage quotidien ,ainsi donnant un effet de réalismes,mais  une autre analyse plus profonde  dit qu’elle est le fruit inconscient de l’assimilation des deux registres, qui a donné naissance à une nouvelle langue qui porte une nouvelle réalité.

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Cher Hicham, que voulez-vous que l'on fasse sur ce forum à propos de ce texte et des deux précédents ? Les approuver ? Les corriger ? Les contester ? On dirait qu'il s'agit de résumés d'un cours professoral. Je ne vois pas bien ce que vous attendez des participants.

Re : la différence entre l'écris et l'orale

hicham1668 a écrit:

Cette contamination s’explique par l’intention de reproduire  le langage quotidien ,ainsi donnant un effet de réalismes,mais  une autre analyse plus profonde  dit qu’elle est le fruit inconscient de l’assimilation des deux registres, qui a donné naissance à une nouvelle langue qui porte une nouvelle réalité.

Nouvelle réalité, nouvelle cuisine, nouveau roman, nouveaux philosophes, nouvelle nouveauté... Un tas de vieilleries, quoi !

Dans les films on voit ce que donne le réalisme consistant à faire parler les acteurs comme dans la vie : de la bouillie pour les chats. Dans les romans, rien ne vieillit plus vite que le style parlé. De plus, c'est souvent très terne.

Écrire est un art, soit un jeu de conventions entre l'auteur et le lecteur. L'écrit n'a pas à se soumettre à la dictature de la réalité, pas plus que le témoignage n'a à se substituer au roman.

Re : la différence entre l'écris et l'orale

J'ai passé récemment les épreuves écrites du concours de professeur des écoles, en bourgogne. Le thème de l'épreuve de français était : 'les inter-relations entre langue écrite et langue orale'. Le sujet était réellement affreux ; si le thème aurait pu être original, la façon de le traiter l'était moins. Au final, un sujet horrible et beaucoup de mauvaises notes attendues. Mais les concepteurs de sujets l'ont sans doute fait exprès. Enfin ! Passons ...

En tout cas, si la langue orale et la langue écrites sont bien deux réalités différentes, il n'empêche que, dans le fait, les correspondances sont parfois étroites. La langue écrite se fonde souvent sur la langue orale, et même, plus étonnant, la langue orale s'appuie parfois sur la langue écrite ; c'est le cas en classe, selon l'un des auteurs du dossier de l'épreuve. Selon lui, la norme langagière dans nos écoles se rapprocherait de la norme écrite en littérature ; ainsi, même le langage oral dans la classe présenterait les caractéristiques, pourtant étroites, de l'écrit littéraire, notamment le système d'énonciation (coupé de la situation d'énonciation ...).

Voilà quelques éléments qui pourront relancer le débat ...

Re : la différence entre l'écris et l'orale

Le débat ? quel débat ?
Je rejoins Pierre Enckell : dans cet enfoncement de portes ouvertes, je ne vois guère matière à débat.
Je me demande si on ne nous soumet pas, tout simplement, le brouillon d'un essai, auquel cas je proposerais quelques rectifications concernant l'orthographe et la syntaxe.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

Re : la différence entre l'écris et l'orale

Disons que j'essayais de lancer un débat (car effectivement il n'y avait au départ aucune question) : langue écrite et langue orale sont-elles deux réalités bien distinctes ??

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Ces langues sont distinctes, oui : certains énoncés appartiennent indubitablement au français parlé (élisions, hésitations, agrammaticalité...), d'autres phrases sont typiques du français écrit (emploi de l'imparfait du subjonctif, propositions subordonnées nombreuses...).
Elles ne sont toutefois pas BIEN distinctes, puisqu'elles possèdent une base commune et qu'elles peuvent se confondre : il est possible de parler comme on écrit, et d'écrire comme on parle.
De quoi débattre, dans ces conditions ?

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Il manque la question, c'est vrai, et on ne sait quoi répondre, n'ayant pas été interrogé. Où donc est le point d'interrogation ?

Mais pour le reste, c'est correct. Il reste des fautes d'orthographes mais pour quelqu'un dont le français n'est pas la langue maternelle (sauf erreur, le message vient du Maroc), ce n'est pas mal.

En ce qui concerne le contenu, sans aigreur, c'est globalement juste si on ne demande pas d'inventer la poudre. Ici, ce sont les lieux communs de la vulgate (socio)linguistique, aveugle et sourde aux conditions d'énonciation.

Re : la différence entre l'écris et l'orale

Bonjour, je commence seulement à rédiger une thèse dont le sujet est "La langue parlée dans le roman de Chmelev l"Année du Seigneur".
J'ai trouvé beaucoup de livres russes sur "la langue parlée dans la littérature" (je suis d'origine russe) mais je ne trouve rien en français.
Pourriez-vous me guider svp.
Est-ce qu'il y a vraiment une différence entre les deux termes "langue parlée et "langage parlé"?
merci beaucoup
sveta

Re : la différence entre l'écris et l'orale

Il faudrait voir ce que contient :
N. Wolf, Le Peuple dans le roman français de Zola à Céline. PUF, 1990.

Cet ouvrage est cité dans l'excellent Le Français populaire, de Françoise Gadet ("Que sais-je", 1992), où se trouvent aussi d'autres pistes.

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Le livre de Wolf est intéressant : présente un panorama de divers auteurs ayant plus ou moins utilisé le «langage populaire». Je l'ai lu, j'en garde un souvenir moyen : bien pour une première approche globale mais un peu superficiel.
Voir aussi les études de Meizoz, sur Ramuz notamment.
Voir aussi, peut-être, je ne l'ai pas lu, Paul Vernois, Le roman rustique de G. Sand à Ramuz.
Voir encore Rouayrenc, "C'est mon secret", La technique de l'écriture "populaire" dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit, Du Lérot, 1994.

De manière générale, sonder les bibliographies en linguistique, en littérature et en sciences politiques, à la recherche de «style populaire», «langue populaire», «langage populaire» : ce qui est populaire est très généralement de l'ordre de l'oral dans la conception universitaire.

Entre «langue» et «langage», on ne peut pas dire qu'il y ait de différence nette dans l'usage non surveillé. Chez Saussure et ses disciples, il y a une différence : sauf erreur, le langage, c'est la production réalisée, en acte, individuelle ; la langue, c'est une construction théorique, un objet de laboratoire, dont on a retiré les impuretés.

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Je propose ceci, ajouté à la réponse sur "langue" et "langage" de Gb. Enfin, merci Orientale, elle qui m'a donné ce lien.

En espérant que ça marche.

Re : la différence entre l'écris et l'orale

merci beaucoup pour vos renseignements
sveta

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Mille excuses, je me suis un peu, beaucoup, passionnément trompé : chez Saussure, la distinction se fait entre «langue» et «parole»... ; en remplaçant «langage» par «parole» dans mon message précédent, je crois que c'est bon.

En recherchant «langue langage parole» sur google, on trouve de nombreuses pages expliquant les sens respectifs de ces mots. Par exemple, http://www.sosphilo.com/perspective/lan … ion.html#2

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Le langage est plus large que la langue :
certains linguistes voient le langage comme une aptitude innée à communiquer, à représenter le monde par des signes et des symboles.
D'après Claude Levi-Strauss, la fonction symbolique propre au langage englobe tous les faits culturels, dont les faits de langue. Les faits de langue ne sont donc qu'une partie du langage.

Pour la différence entre le signe linguistique et le symbole, les travaux de Saussure sont une référence. Le symbole porte une une face sensible qui a un rapport avec ce qu'il exprime. Le signe, relation entre un signifiant et un signifié, est, au contraire, arbitraire ; il n'y a aucun rapport a priori entre le signifiant et le signifié. La seule relation est conventionnelle : c'est le signe. Cela explique les différences entre les langues ...

Notez que, pour faire simple, je n'ai pas signalé que le symbole porte également une part d'arbitraire, arbitraire motivé, à la différence du signe. Mais je finis par m'y perdre moi-même ! smile

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

On peut aisément reconnaître que l’oral et l’écrit sont globalement deux domaines très distincts. L’oral est régi par les sons, accompagnés ou non d’un vecteur visuel (le non-verbal), alors que l’écrit est régi par le signe graphique, c’est-à-dire le visuel et le geste scriptural. Ils n’utilisent en conséquence ni les mêmes vecteurs ni les mêmes canaux de communication, ce qui traduit une différence notoire. Cette différence est pourtant largement sous-évaluée autant par les approches linguistiques théoriques (depuis Saussure) que méthodologiques. L’analyse et la comparaison des composantes des deux domaines que représentent l’oral et l’écrit vont nous permettre de montrer que les unités de l’oral et de l’écrit ne correspondent pas les unes aux autres.

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Et le discours lu ? et l'acteur qui récite son texte ? Et la nana sur Direct 8, qui lit Balzac toute la nuit, c'est de l'oral ?

Re : la différence entre l'écris et l'orale

gb a écrit:

Et le discours lu ? et l'acteur qui récite son texte ? Et la nana sur Direct 8, qui lit Balzac toute la nuit, c'est de l'oral ?

Cher Gb, je ne crois pas qu'il faille prendre écrit et oral dans un sens physique ou matériel. Ou alors, doukipudonktan, c'est de l'écrit puisque je l'écris. Il ne resterait plus la moindre trace des parlers oraux avant Edison, s'il ne s'était trouvé des gens pour les noter par écrit.

Cela dit, le post de jasmin me paraît assez surécrit ! et c'est peut-être quelqu'un d'autre qui l'a écrit, à l'origine.

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Re : la différence entre l'écris et l'orale

Précisément : Jasmin semble dire que l'écrit, c'est ce qui est graphique (avec des lettres) et que ce qui est oral est sonore (s'entend, plus un peu de non verbal).
Or, cette distinction élémentaire répond mal je crois quand on lui demande si telle pièce de théâtre qui passe à la radio, ou si les vœux du Président de la République le soir du 31 décembre sont de l'écrit ou de l'oral. Elle dirait sûrement de l'oral alors que, –j'espère ne pas déraisonner– c'est de l'écrit.
Que quelque chose soit lu, oralisé, ne nous dit pas que la langue source est le « français oral ». Il peut s'agir de langue écrite. Si elle est oralisée, elle reste écrite, plus une couche d'oral.

doukipudonktan me semblerait relever de l'écrit, mais pas parce que vous venez de l'écrire, et moi après vous : c'est plutôt que la graphie est fortement visuelle, qu'elle a été faite pour l'affichage si je peux dire : le texte gagne à être vu. Plus que de l'écrit, c'est du graphique. Même raisonnement avec des textes très relâchés qu'on trouve sur internet (forums de pairs, blogs, msn, etc.) : il y a des abréviations, des trombines, ^^, des quantités de petites choses écrites, des fautes d'orthographe volontaires, quoique l'ensemble semble parfois assez proche de l'oral que nous entendons (donc nous pouvons comparer). Idem pour les onomatopées : l'anthologie finale de votre dictionnaire serait impossible à « parler » ; mais graphiquement, visuellement, ça vaut le coup d'oeil.

Savoir si on peut *directement* retrouver l'oral parlé par la France d'en haut, d'en bas, ou du milieu, dans les textes écrits, je ne sais pas : s'il y a un « auteur », ça me semble a priori la plupart du temps improbable (mais bien entendu la distance peut être plus ou moins éloignée entre ce qui est écrit et l'oral) –Céline est très écrit : il le dit lui-même qu'il a travaillé d'arrache-pied, que c'est très difficile de faire la petite musique ; le théâtre même populaire est soumis à des règles ; Pouget ne parle pas comme le peuple ; et même Barbusse ?– ; s'il n'y a pas d'auteur (enregistrement du témoignage d'un plaignant), ou si celui-ci est discret (courrier intime à des familiers par monsieur ou madame Lambda), ou s'il a pour projet de rapporter l'oral (étude de la prononciation, discours direct), on s'en approche probablement. Mais il reste un truchement.
On peut donc s'en approcher, d'accord, c'est ce que je crois ; parfois près c'est possible (et difficile à certifier en l'absence de l'original, pour le passé). Mais je ne pense pas que l'écrit puisse directement reproduire l'oral. Ce qui ne signifie pas qu'on ne puisse pas retrouver, reconstruire (au moins partiellement) l'oral dans telle catégorie sociale, à tel endroit.
D'une certaine façon, de l'oral à l'écrit, c'est peut-être comme de la nature à la peinture : certaines sont plus réalistes que d'autres, plus photographiques même, mais tout ne passe pas. Le témoignage n'en a pas moins de valeur.

Re : la différence entre l'écris et l'orale

Voici d'où est extrait le texte de jasmin le ou la plagiaire : 

http://www.frenchresources.info/pdf/jea … ucrot3.pdf