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Messages [ 6 ]

1 Dernière modification par Alco (12-06-2019 14:17:10)

Sujet : De quoi parle t’on ?

Depuis, ce matin, c'est la deuxième fois que je rencontre ce type de ponctuation (c'est le titre du deuxième paragraphe de cet article). Pourtant ce T est bien une lettre à rôle euphonique, et non le résultat d'une élision.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

2 Dernière modification par éponymie (12-06-2019 14:31:48)

Re : De quoi parle t’on ?

Bé oui. Et ce t épenthétique s'écrit entre traits d'union qui - en principe - signalent une liaison obligatoire (s'il y a lieu d'en faire une). Ces traits d'union sont obligatoires quand des pronoms - sujet ou compléments - suivent le verbe.

L'apostrophe indique une élision, donc la perte d'une finale vocalique. Ce t ne perd rien du tout puisqu'il est un ajout pour des raisons d'euphonie (systématiser la liaison obligatoire entre pronom et verbe à la troisième personne du singulier) comme vous l'avez écrit.

Bref, que dire de plus ? Nous avons affaire à des personnes qui ignorent le sens de conventions d'écriture et qui ne fraient pas suffisamment avec l'écrit pour les assimiler et les utiliser correctement.

3 Dernière modification par éponymie (12-06-2019 16:57:38)

Re : De quoi parle t’on ?

Un petit texte intéressant.

https://www.google.com/url?sa=t&sou … nT8D1paItd

Mais il date de 1923, on aura écrit mieux depuis... Donc une première attestation du phénomène. À quand la documentation de la convention -t- ?

P.S.: je ne vois pas pourquoi il rejette l'explication par l'euphonie.

4 Dernière modification par vh (12-06-2019 18:07:25)

Re : De quoi parle t’on ?

Les canne-t-on, les chaises ?
Les feuille-t-on, les arbres ?
Les gueule-t-on, les chansons à boire ?

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Re : De quoi parle t’on ?

Les maille-t-on, ces filets de pêche ?
Les broche-t-on, ces cahiers ?
Les pane-t-on, ces poissons ?
Les cure-t-on, ces fossés ?

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

Re : De quoi parle t’on ?

Bien, bien. Ce serait Vaugelas qui aurait préconisé les traits d'union, voici ce qu'un commentateur de LSP a tiré du Grevisse :

Les formes sans t ont continué à prédominer jusqu’au début du XVIIe s., conformément au exigences des grammaires et en dépit de la prononciation : « Doutera il de tout (Pascal) » […]
–Vaugelas a exigé le t entre deux traits d’union, rejetant à la fois aime il et aime-t’il. Cette dernière graphie n’était pas rare au XVIIe s. : Corneille, Molière, La Fontaine ; &c.

LSP

Bref, nous n'avons tout compte fait affaire qu'à une graphie prévaugelienne, les libérateurs de l'orthographe s'en réjouiront et les conservateurs ne sauront plus que converver. On avait pourtant les idées relativement claires sur les apostrophes et les traits d'union. Tant pis.

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