Re : candir ou se candir
À candi, le TLFi dit une chose :
1256 candi (Le Régime du corps de Maître Aldebrandin de Sienne, éd. Landouzy et Pépin, p. 55, l. 7 et p. 114, l. 16). Empr. à l'ar. qandī, adj. dénom. de qand, qanda « sucre de canne », attesté dans un dict. du Xe s. (Diez5, p. 84);
,
mais à canne il en dit une autre :
3. ca 1250 cane « roseau [en partic., canne à sucre] » (Gossuin de Metz, Image du Monde, 127 ds T.-L.); [...] Du lat. canna « roseau » (empr. au gr. κ α ́ ν ν α « id. ») qui a connu de nombreux emplois techn. tels que « tuyau (d'un instrument de musique) », [...].
À incandescent :
Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. [1771 « chauffé à blanc » (Trév. d'apr. Dauzat, mais le mot ne s'y trouve pas à son rang alphabétique)]; 1781 (Lavoisier ds Mém. de l'Acad. des sc., p. 494 ds DG); 2. 1819 fig. « ardent, impétueux » (Boiste). Empr. au lat. incandescens, part. prés. de incandescere « être en feu, s'embraser ».
Le Belin :
candere : [...] Être d'une blancheur éclatante ; briller, être brûlant ; être couleur de feu (en parlant de la pourpre).
candescere : [...] Devenir d'un blanc éclatant, s'échauffer.
Il semble bien que lorsque incandescent apparaît en français, du temps de Lavoisier si j'ai bien compris, il signifie chauffé à blanc, et il semble bien que ce soit précisément pour cet usage qu'on soit allé chercher le mot.
Dernière modification par yd (15-08-2012 16:35:22)