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Revue du sujet (plus récents en tête)
Argyre a écrit:mon seul souci étant d'apporter, certes, ma contribution, si possible, mais aussi et surtout que les plus savants que moi — ce qui me semble être le cas de 'éponymie — me disent « non, en effet, mon enfant, on ne fait pas la liaison avec les mots issus de langues germaniques mais on la fait avec ceux qui viennent du latin », par exemple.
Je relance le sujet parce que j'étais persuadé que le H n'était plus aspiré depuis très longtemps en latin, dès avant l'époque classique de Virgile et Cicéron, or je suis tombé sur un témoignage de première main du IVe siècle de notre ère :
Et si un homme qui possède ou enseigne cette antique législation des sons, oublie, contrairement aux règles, l’aspiration de la première syllabe, en disant « omme, » il blesse plus les autres que si, au mépris de vos commandements, il haïssait l’homme, son frère (Confessions de saint Augustin, chap. XVIII de la partie I)
On peut supposer que le H ne se disait plus, ou de moins en moins, mais était encore la marque du "bon usage".
Peut-être Argyre aura-t-il appris quelque chose qu'il ne savait pas déjà.
Non non non! C'est à force de mouliner sur internet que je suis tombé sur cet article. 
Alors comme ça vous écrivez dans Union ? Comme c'est intéressant...
Je me réjouis d’apprendre que le mot « aigne » figure dans ce vénérable dictionnaire des mots du passé, mais ne serait-il pas également à sa place dans les dictionnaires des mots du présent?
Voici un article récent du journal « L’union » dont je conseille de lire le deuxième paragraphe.
http://www.lunion.presse.fr/article/mar … ut-est-bon
glop a écrit:Elle concerne un mot d’autant plus intéressant qu’il ne figure sur aucun dictionnaire et qu’il est donc impossible d’en vérifier l’orthographe. Il s’agit du mot « aigne ».
Bonsoir !
Il figure page 31 dans le Dictionnaire du monde rural. Les mots du passé, de Marcel Lachiver, Fayard, Paris, 1997, 1·816 pages.
aigne, s.f. 1. En Champagne, aîne, marc de raisin. 2. s.m. Au quatorzième siècle, bête à laine, mouton.
Cordialement.
glop a écrit:Je me perds en conjectures, les mots commençant par un h actif sont d’origines diverses et, de plus, il s’avère que la présence de ce h n’est pas la seule cause de l’attaque (comme disent les musiciens) marquée que nous appelons dorénavant « coup de glotte ».
Apparemment, le rythme de l’expression orale, en français suit des règles complexes.
Pourquoi dit-on ? :
Vas-z-y & Tu nous as*épaté.
Des-z-omissions & Ils ont*omis.
Les-z-uns*et les-z-autres & Les*onze mille verges
Etc.…
Je sors ma science. De plus en plus théoriquement, mais c'est la théorie que l'on trouve partout, il n'y a que deux liaisons obligatoires (O) en français :
1) Entre la partie conjuguée du groupe verbal (auxiliaire donc aux temps composés) et les pronoms sujet et compléments
2) Dans la partie du groupe nominal qui précède le nom (sauf H dit aspiré qui gènère disjonction - que ce soit un simple hiatus, un coup de glotte ou un H vraiment aspiré)
Tout le reste est facultatif (F) voire interdit (I)
Vas-z-y (O1) & Tu nous (O1) as* (F) épaté .
Des-z-omissions (O2) & Ils (O1) ont* (F) omis.
Les-z-uns (O2 + F) *et les-z-autres (O2) & Les* (un fameux cas de mot sans H dit aspiré qui génère cependant une disjonction) onze mille verges
Etc.…
éponymie a écrit:Il faudrait voir ça avec des langues qui ont l'accent tonique baladeur. Je crois que non, pensez-vous que nous puissions lancer un appel désespéré aux savants de ce forum pour résoudre la question ?
Je lance cet appel de concert avec vous.
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Je me perds en conjectures, les mots commençant par un h actif sont d’origines diverses et, de plus, il s’avère que la présence de ce h n’est pas la seule cause de l’attaque (comme disent les musiciens) marquée que nous appelons dorénavant « coup de glotte ».
Apparemment, le rythme de l’expression orale, en français suit des règles complexes.
Pourquoi dit-on ? :
Vas-z-y & Tu nous as*épaté.
Des-z-omissions & Il ont*omis.
Les-z-uns*et les-z-autres & Les*onze mille verges
Etc.…
Ça me fait penser à une anecdote qui illustre bien, selon moi, certaines subtilités de prononciation. Elle concerne un mot d’autant plus intéressant qu’il ne figure sur aucun dictionnaire et qu’il est donc impossible d’en vérifier l’orthographe.
Il s’agit du mot « aigne ».
Comme ce mot n’est utilisé qu’au pluriel, j’ai longtemps cru entendre "les zaignes", mais
Il a suffit, un beau jour, au cours des vendanges, qu’une benne à aignes se renverse sur la chaussée pour que je puisse entendre les narrateurs de l'évènement exercer l’alternance entre la liaison fusionnelle de « les-Z-aignes » et le coup de glotte de « benne à*aignes ». (Si on prononce benne à aigne sans coup de glotte, ça ne ressemble à rien).
Que signifie ce mot ? :
Les aignes sont les résidus du raisin qui à été pressé en champagne.
Ces résidus ont cela de particulier qu’ils sont composés des rafles, des pépins mais aussi des peaux du raisin car le pressurage, en champagne, s’opère de façon à ne pas broyer celles-ci.
Les aignes sont donc utilisables dans les distilleries ou le vigneron à le devoir légal de les expédier; ce qui explique la circulation de ces bennes à aignes qui ne sont pas encore totalement remplacées par des citernes.
glop a écrit:Le "coup de glotte" n'est-il pas l'ami fidèle de l'accent tonique?
Il faudrait voir ça avec des langues qui ont l'accent tonique baladeur. Je crois que non, pensez-vous que nous puissions lancer un appel désespéré aux savants de ce forum pour résoudre la question ?
Sur la vidéo de Mémilmutant, il me semble que le coup de glotte se traduit comme si la phrase recommençait au mot précédé de la glottale (si la "fonction" du coup de glotte est justement de marquer une rupture entre deux mots, ce devrait être normal). Si vous écoutez "carcasse", il y a le coup de glotte mais l'accent tonique est bien sur "ass".
L'article de Wikipédia sur l'accent tonique précise d'ailleurs :
La fonction démarcative n'est pas le seul fait de l'accent tonique : d'autres procédés peuvent jouer un rôle similaire, comme le coup de glotte avant une initiale vocalique de lexème en allemand, la disjonction avant un h « aspiré » en français ou encore l'aspiration des consonnes occlusives initiales devant voyelle en anglais.
Argyre a écrit: mais aussi et surtout que les plus savants que moi — ce qui me semble être le cas de 'éponymie — me disent « non, en effet, mon enfant, on ne fait pas la liaison avec les mots issus de langues germaniques mais on la fait avec ceux qui viennent du latin », par exemple. Et le grec, alouette ?
Quand je dis "aimer apprendre ce que l'on sait déjà".
Ce qui m'intéressait personnellement, c'était de découvrir
1) les différentes manières de ne pas faire la liaison
2) les liaisons/enchainements qui se font malgré tout sur les mots pour lesquelles ils ne sont pas censés se faire (à rebours de ce que disent les dicos)
Et je vous soupçonne d'être bien plus savant que moi, faites ce que vous voulez de votre science, j'étale et tente de partager le peu de savoir que j'ai, dans l'espoir de l'augmenter. Dur, dur. Sur ce coup-là, je pense avoir fait le tour de ce que je pouvais trouver tout seul, si personne ne m'aime ni ne veut m'aider, tant pis 
Mais ce n'est pas grave. Bisous et sans rancune, j'espère. Toc 
Comprends ni les sous-entendus ni les implicites de 'éponymie ;-) ni s'ils me visent, et d'ailleurs j'm'en fiche, na ! mon seul souci étant d'apporter, certes, ma contribution, si possible, mais aussi et surtout que les plus savants que moi — ce qui me semble être le cas de 'éponymie — me disent « non, en effet, mon enfant, on ne fait pas la liaison avec les mots issus de langues germaniques mais on la fait avec ceux qui viennent du latin », par exemple. Et le grec, alouette ?
Bref, j'eusse voulu sortir de ce fil un peu moins ignorant, voyez-vous ?
Bon baisers de partout