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Revue du sujet (plus récents en tête)

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éponymie a écrit:

J'espère pour mes archives qu'Opéra subsistera ou que Vivaldi est compatible...

en principe oui. Il faut faire l'essai.

285

J'espère pour mes archives qu'Opéra subsistera ou que Vivaldi est compatible...

284

J'ouvre une parenthèse.
Oui, Opéra, c'était pas mal. Il est dépassé par Vivaldi, créé par le cofondateur d'Opéra.
Je ferme la parenthèse.

283

Ayant l'habitude de sauvegarder les discussions qui m'intéressent, je me suis aperçu que mon navigateur Opéra préserve non seulement les discussions avec les images mais crée aussi, page par page, des dossiers avec toutes les images utilisées.

J'avais toutes les photos dans le désordre (y compris celles de Mercattore), ce qui supposait un tri fastidieux, je les ai désormais (enfin... je les ai toujours eues) dans l'ordre. Absolument rien de perdu donc et tout ceci est à disposition des curieux.

282

Le Dico de Bob consacre un article aux Mémoires de Rossignol :
http://www.languefrancaise.net/Source/3980

281

Au sujet de la remise des corps à la Faculté de médecine après l’exécution des condamnés à mort (pour Paris).

Si le corps de l’exécuté n’était pas réclamé par la famille la Faculté le réclamait. Ce n’était pas un droit inscrit dans la loi mais un usage admis, et la Faculté le tenait fermement. Mais elle ne pouvait recevoir le corps qu’après son inhumation et son exhumation, obligatoires de par la loi.  En fait, le cercueil était jeté dans une fosse, puis rapidement remonté après avoir reçu quelques pelletées de terre. De même, si la famille réclamait le corps une inhumation devait être faite avant de le lui remettre.

Une première. Le 28 décembre 1888, était décapité, devant la Grande-Roquette, le supposé Luis Fédérico Stanislas Prado Linska y Castillon, dit Prado.
Avant d’être conduit à la guillotine il demanda à l’abbé Faure, aumônier de la Grande Roquette, accompagnant les condamnés à mort jusqu’au supplice, que son corps ne soit pas livré à la dissection de la Faculté de médecine. L’abbé le lui promit. Au cimetière d’Ivry parisien (94), il transmit au représentant de la Faculté (en l’occurrence Paul Poirier) la volonté de Prado. Devant les protestations de Poirier, Goron, chef de la sûreté, intervint énergiquement pour appuyer l’abbé. A contrecœur, la Faculté accepta  Mais peu de temps après, elle protesta auprès du Préfet de police de Paris, demandant la remise du corps. Elle se heurta à un refus.
Quatre ans auparavant, le condamné à mort Michel Campi, dit « l’assassin sans nom » (il ne fut jamais identifié) avait expressément demandé à ne pas de ne pas être autopsié après son exécution. Sa demande était restée sans effet.

Après Prado, il fut beaucoup plus difficile à la Faculté de médecine d’obtenir la remise des corps des exécutés qui avaient demandé à ne pas être autopsiés, l’affaire des portefeuilles ayant suffisamment échaudée la sûreté parisienne.

280

Les mémoires de Rossignol, fameux policier de la sûreté parisienne (évoqué antérieurement sur ce fil), ont été rééditées en janvier 2018. L’intérêt de cette réédition est de pouvoir se procurer le livre à un prix raisonnable et les commentaires ajoutés sont intéressants.
Ce livre est préfacé par Charles Diaz, actuellement Contrôleur général de la police nationale et auteur de plusieurs ouvrages sur la police (La fabuleuse histoire des grands flics de légende, L’épopée des Brigades du Tigre etc.).

https://zupimages.net/up/18/43/x7rt.jpg


Policier émérite, Gustave Rossignol a été loué par sa hiérarchie, ses collègues, la presse, mais en 1887, il a été l’acteur d’une affaire qui a éclaboussé le service de la sûreté parisienne.
Dans son ouvrage La  Police de sûreté en 1889, Horace Valbel dresse le parcours et le portrait de divers agents de la sûreté, notamment celui de Gustave Rossignol. Mais il occulte le rôle du policier dans cette affaire.
A cette époque, le service de sûreté était dirigée par Ernest Taylor, chef de service, et François-Marie Goron, sous-chef. Ce dernier avait commencé une collection d’objets ayant pour thème la criminalité. Auparavant,  Gustave Macé, également chef de la sûreté, avait établi une collection sur le même thème. Elle donnera naissance à un livre édité en 1890 : Mon Musée criminel. G. Charpentier et Cie, éditeurs. 34 planches de photographies hors-texte (ouvrage souvent onéreux). Lisible sur gallica : ICI

(Les collections de Macé et Goron ont enrichi le Musée de la Préfecture de police de Paris, (4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, Paris 5ème. 3ème étage) crée par le Préfet de police Louis Lépine, en 1909).

(*) Mareuil Éditions, Paris. 384p. Broché.


https://zupimages.net/up/18/43/26i8.jpg

Ernest Taylor (1839-1908)  - François-Marie Goron (1847-1933)


31 août 1887. Henri Pranzini, auteur d’un crime particulièrement atroce qui marqua fortement les consciences de l’époque, même internationalement, le « Triple crime de la rue Montaigne) » est guillotiné à Paris devant le dépôt des condamnés (dite prison de la Grande Roquette ).
Extrait des Souvenirs de Rossignol :
je n’assistais pas à l’exécution, mais le lendemain j’allais voir Gondinet, garçon d’amphithéâtre à l’Ecole pratique. Le corps de Pranzini s’y trouvait encore. L’autopsie avait été faite.
De retour au bureau, je dis à M. Goron :
— Je viens de voir le corps de Pranzini.
Lui, collectionneur, me répond
:
— Je n’ai rien de lui. Je voudrais bien avoir quelque chose, ne serait-ce qu’un bouton de son pantalon sic

(*) Pour le journal  La Lanterne c’est Ernest Taylor qui est le responsable :
« Le plus coupable — nous allons dire — l’unique coupable est M. Taylor. C’est sur son ordre précis que Rossignol s’est entendu avec Gondinet ».   
(La Lanterne du 23/09, n°3807)

Rossignol se rendit de nouveau chez Gondinet et lui demanda s’il était possible d’avoir un souvenir de Pranzini, ne fut-ce qu’un bouton. Le garçon lui aurait répondu :
Non, le pantalon et la chemise ont été emportés à l’annexe. Prends donc un morceau de peau et fais-en faire un portefeuille.
Rossignol : « l’idée me sembla originale, je pris un morceau, qui était le coté gauche de la poitrine ; je fis retirer la chair et la graisse, ne gardant que la peau »

Il effectua lui-même la préparation de la peau : dégraissage, passage à l’alun, assouplissement (des heures avec ses mains !). Il alla ensuite la porter chez un maroquinier et lui demanda d’en faire deux porte-cartes. Ensuite, il les offrit à M. Goron et à M. Taylor qui, selon Rossignol, n’avait rien demandé mais accepta le présent.
Après la fabrication des porte-cartes quelle raison poussa Rossignol à indiquer au maroquinier leur matière, la provenance, le nom de Pranzini ? L’information fuita. L’étincelle fut déclenchée par le journal Le Figaro (n° 257, du 14/09/1887). On pouvait lire, relégué en page 5, sous la rubrique « nouvelles diverses », un court article, non signé, intitulé LA PEAU DE PRANZINI.
Il relatait la venue de Rossignol (sans le nommer), chez le maroquinier, sa demande de fabrication des porte-cartes etc. L’auteur de l’article était Georges Grison, journaliste de faits-divers et écrivain, qui s’intéressait aux condamnés à mort et aux exécutions capitales.
(de Georges Grison, voir le message 67 où il évoque le Château-Rouge dans son ouvrage Paris horrible et Paris original (1882).

D’autres journaux commencèrent à prendre de l’intérêt pour cette affaire, notamment La Lanterne, et publièrent des informations de plus en plus fournies (parfois, avec des inexactitudes).
Le Figaro, pourtant à l’origine de sa divulgation, s’en tint ensuite en marge, le journaliste Georges Grison regrettant de l’avoir dévoilée !
Rapidement, le doyen de la Faculté de médecine de Paris ouvrit une enquête. Le futur chef des travaux pratiques d’anatomie, Paul Poirier, fut soupçonné. A son grand dam.
Le 23/09, on pouvait lire dans le quotidien La Lanterne (n°3806), bien visible sous le bandeau de la première page

https://zupimages.net/up/19/01/fkur.jpg

Source: Gallica.bnf.fr

Charles Mazeau, ministre de la Justice, ouvrit une information pour déterminer les responsabilités. Au sein du gouvernement Rouvier, le ministre de l’Instruction publique, Eugène Spuller, demanda la révocation de Taylor, Goron, Godinet.
Fin septembre, Rossignol fut convoqué chez le juge d’instruction Vasseur. Après interrogatoire, il fut inculpé de violation de sépulture.
Rossignol : « Il n’y a pas eu de violation de sépulture, vous devez confondre violation de sépulture et détournement de débris anatomiques. Je n’ai rien déterré. J’ai pris à terre. »
Le juge me demanda de lui faire un rapport sur les faits et je ne paru plus à l’instruction.
Je lui dis en m’en allant :
« Mais les porte-cartes que vous avez saisis vont se promener un de ces jours dans la poche de l’un ou l’autre
. »
—  Non pas, me répondit-il.
Et en effet, il fit venir le Sous-chef de la sûreté, et en présence du procureur de la République, il brûla les porte-cartes. »

Pour contrer le retentissement que prenait cette affaire la sûreté utilisa un joker : le 9 octobre, parurent en première page du quotidien Le XIXème siècle plusieurs articles surmontée d’un titre en lettres géantes :
LE SCANDALE DU MINISTERE DE LA GUERRE.
Le journal était bien renseigné, et pour cause : il obtenait des informations par la sûreté. Depuis un certain temps elle avait constitué un dossier (1) sur les agissements suspects de personnalités politiques et de hauts gradés militaires. Le nom de Wilson (2), gendre du président de la République Jules Grévy, y figurait.
De ce fait, la sûreté obtenait une diversion en informant ce quotidien d’un scandale beaucoup plus important que l’affaire des portefeuilles.

(1) Scandale des décorations. Le Président Jules Grévy fut contraint de démissionner en décembre 1887.
(2) En février 1888, Daniel Wilson sera condamné à deux ans de prison et cinq ans de privation de ses droits civiques puis, après appel, acquitté lors  deuxième procès.
Suite à l’affaire des porte-cartes, Ernest Taylor fut déplacé et remplacé par Jean-Marie Goron.

Rossignol :
« Pendant mes dix-neuf années à la Sûreté, j’ai arrêté ou participé à l’arrestation de 2000 voleurs, je n’ai jamais encouru de punition, quoique, d’ailleurs, j’en ai souvent mérité.
Ma fiche porte dix-neuf gratifications pour zèle et intelligence dans le service, arrestations de malfaiteurs dangereux, actes de courage
.
- J’ai eu cinquante-trois jours de congé pendant ma carrière.
- Un plongeon dans la Seine m’a couté une bronchite.
- J’ai dans la peau huit coups de couteau ou poignard(*), contusions et plaies contuses ; les ecchymoses et morsures ne sont pas à compter. »

(*) Blessures faites par l’anarchiste Clément Duval lors de son arrestation par Rossignol, en octobre 1886.

Duval : Condamné à la peine de mort le 12/01/1887.
Peine commuée en travaux forcés à perpétuité par le Président Jules Grévy, le 22/02/1887.
Transporté en Guyane. Nombreuses tentatives d’évasion.
Evasion réussie le 14/04/1901.
Réfugié aux Etats-Unis jusqu’à son décès, en 1935.

279

Nous y sommes : les images de Hostingpics ont disparu. Concernant bonne partie de celles que j'ai postées, le source entre parenthèses permet de retrouver l'original (s'il s'agit du musée Carnavalet ou de Gallica, pas de problème, s'il s'agit d'autres sites, certaines images ont disparu).

J'ai toujours les originaux dans ma réserve, si on me donne l'autorisation de modifier les messages, je pourrais remédier, sinon ce fil sera l'occasion de méditer sur la caducité de nos ouvrages lol

https://i.123fleurs.com/18/images/produits/couronne-fleurs-roses-memoire-550x550-25377.jpg

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En ce qui concerne le blog Le mateur de nouilles : il est de nouveau visible, avec ce lien https://arnaudl.github.io/parisenconstruction/

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éponymie, un salut pour la biblio.
En marge du Château Rouge, à signaler la disparition du blog Le mateur de nouilles (que nous avions évoqué). C'est grand dommage.
Bernard Vassor, qui animait le très intéressant blog Autour du père Tanguy est décédé en juin 2016. Contrairement au mateur, son blog restera visible sur le net.



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