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Ça se passait vers 1962, 3, 4. Le mardi midi, à la Radio Suisse romande, il y avait l’émission Mardi les gars, ainsi nommée sans doute par allitération avec le nom d’Emile Gardaz, mais je n’en suis pas sûr. Le midi, on revenait à la maison, après l’école et avant d’y retourner, et on écoutait les émissions. Il y avait entre autres une capsule pseudo-publicitaire , qui commençait avec un quidam, joué par l’impayable Richard-Édouard Bernard, qui se faisait repousser dans diverses situations à cause de la mauvaise odeur qu’il dégageait. Peu après, le même quidam rencontrait un ami, qui lui disait invariablement Salut, vieux ! Comment ça va ? L’autre racontait sa mésaventure, et le premier (Michel Dénériaz, je crois), lui disait : Est-ce que tu connais réséda? Réponse : La fille de XXx ? Non, c’est une savonnette au borniol. Et il ajoutait : Sa mousse active élimine rapidement les effets toujours désagréables d’une sudation pernicieuse. Tu devrais essayer, mon vieux. Et par la suite, ça marchait, et tout le monde était content.
Ça revenait toutes les semaines, avec des variations. On aimait ça.
Ça fait plus de 50 ans, mais je n’ai jamais oublié cette phrase (sa mousse active...).

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Bonjour à tous.

Je suis étudiant en cinéma à Paris.

Je connais le mot "borniol" (écrit comme ceci) comme un terme technique désignant les grand tissus noirs (matière rappelant la feutrine en plus solide) que l'on utilise sur un plateau pour :
- camoufler les objets (pieds de projos, de caméra, équipe technique ou caméra elle même dans les reflets d'une voiture par exemple - car le noir ne se "voit" pas en reflet contrairement aux autres couleurs)
- fermer l'arrivée de lumière d'une ouverture d'un bâtiment (fenêtre, porte) afin de donner l'illusion de nuit ou tout simplement pour couper la source qui s'est révélée gênante.

On va jusqu'à faire un sas qui encadre la porte (comme une boite dont les murs sont ces grands bouts de tissus) et qui permet de donner une idée de nuit mais de placer tout de même quelques objets (neige, arbustes, fausses découvertes...) entre la porte/fenetre/issue et le tissu.

On dit donc bornioler un décor. Terme certainement aussi utilisé dans le théatre comme je l'ai vu écrit plus haut.

Pourquoi un tel terme ? Comme certains l'ont presque deviné, aux débuts du cinéma aucune société ne produisait comme maintenant de tels bouts de tissus noirs (opaques !). Un technicien eut l'idée d'emprunter aux pompes funèbre Borniol ces grandes tentures utilisées pour assombrir les maisons et signifier le deuil.

Cette idée devint une pratique et Borniol donna son nom aux futurs tissus en tous genres.

Le borniol est un outil réservé aux machinos (machinistes) du cinéma ils en ont en général partout dans leur camion. Ils les fixent avec des pinces et serre-joints ou font des sas avec des pieds de projos.

Les borniols sont la plupart du temps sales, puants et rapiécés pour avoir fait trop de tournage.

Petit PS amusant :

Sur les plateaux de cinéma on ne doit pas porter de vert comme au théatre.

On ne prononce pas non plus le mot "..." appelé "le fatal" ce mot désigne un nom commun féminin... Le synonyme utilisé à sa place est "bout"... Cela vient là encore du théatre (et de la voile) où les matelots devinrent techniciens et gardèrent le vocabulaire : "le fatal" servait à sonner la cloche de l'heure du repas ou à pendre les mutins/pirates/condamnés...

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Sur un tournage, on peut entendre "Va bornioler ci ou là", c'est que s'entend un machino...Et il s'agit bien d'occulter la lumière du jour par un tissu noir mat.
Voilà, je n'ai pas d'autre explication.

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Henri de Borniol Pompes Funèbres  75 paris
d'ou l'expression maison borniol

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solenn a écrit:



Dans le pas de calais

Ce mot borniol veut dire une gifle en patois picard.

L’expression est !

T’é va archuvoir inne borniol su t’in pif

Tu vas recevoir une gifle sur ton nez !

Tiens, moi, je connais torgnole (beigne, mandale, ...)

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Le borgniol désigne effectivement bien une tenture noire, utilisée par les techniciens au théatre. Ce nom dérive du nom de famille de la célèbre maison de pompe funèbre qui fournissait ( et fournit peut être encore) les plateaux de théâtre.

La chanteuse Barbara raconte dans ses mémoires une anecdote célèbre de sa carrière qui veut que, dans le milieu des années 60, elle avait eut recours à la dernière minute à une toile noire  fournie par la maison de pompe funèbres Borniol, pour recouvrir un piano peint avec des motifs de femmes nues, qui sinon, lui auraient sautés à la figure et à celle des spectateurs lors du spectacle. ce sont les technicien, habitués à la célèbre toile et au fournisseur qui lui auraient conseillé ce remède.

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Je me souviens que, dans les années 60 et quelques, sauf erreur sur Europe 1 et le dimanche, passait l'émission de et avec Francis Blanche (et certainement Pierre Dac).
Il y avait la série "signé Furax", le canular téléphonique de Francis Blanche (en principe sous le nom de M. Machprot) et je me souviens fort bien d'une pseudo publicité d'un savon (dont je n'ai malheureusement pas retenu le nom), à base de réséda au Borniol...
Depuis lors, je considère que c'est Francis Blanche qui est l'inventeur de ce produit, qui aurait pu devenir célèbre, mais dont la composition semble hélas perdue...

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N'oublions pas ce classique de H.F. Thiéfaine, La Maison Borniol.

[quote=Paroles et Musique: Hubert-Félix Thiéfaine  "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir"
© Editions Masq.]Hé y a quelqu'un ?
Oh y a quelqu'un ?
C'est moi, Borniol
Et je viens livrer le cercueil.
Si vous m'payez un coup d'alcool,
Ben moi, j'vous fait les clous à l'œil.
Ouais c'est moi, Borniol,
Service rapide et je contente
Même la veuve du guignol,
Vu que je fais le service après-vente.

Les temps sont durs.
C'est pas mariole.
Vivement que revienne le choléra.
Je pourrai changer de chignole
Et me payer le cinéma
Et si le choléra marche bien,
Je pourrai faire des folies.
J'agrandirai mon magasin
Et je prendrai des apprentis.

Je serai la maison Borniol,
Le supermarché de la mort;
Cercueils à fleurs pour les pauvres mômes
Et à roulettes pour les vieillards.
Je serai la maison Borniol Borniol Borniol,
Maison Borniol,
Maison Borniol,
Bières, cercueils, catafalques,
Maison Borniol,
Maison Borniol,
Demandez notre catalogue automne, hiver,
Maison Borniol,
Maison Borniol,
15% d'réduction sur suicides collectifs,
Maison Borniol,
Maison Borniol.

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vats a écrit:

En attendant voilà toujours une blague de Oin-Oin en 1979
http://mediaplayer.archives.tsr.ch/humour-oinoin/2.wmv

Je suis assez certain qu'elle est plus ancienne que 1979, et que je l'ai vue attribuer à d'autres que Oin-Oin : Marius et Olive, peut-être...

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Bonjour,

J'ai profité d'un retour en Suisse romande pour enquêter sur le Borniol...
Grands-Parents, Grand oncle, etc., ont tous fait allusion au poéte, parolier et homme de radio vaudois Emile Gardaz (cf. Wikipédia) et à son personnage Oin-Oin (Wikipédia aussi). Oin-Oin fut un ouvrier genevois (1852-1923) travaillant à La Chaux de fond et qui est devenu mythique en Suisse Romande, car l'objet d'un nombre incalculable de blagues (actuellement Oin-Oin a été remplacé par les blondes, mais c'est du même style).
Emile Gardaz a réalisé pour la radio romande dès 1958 des sketschs très populaire mettant en scène cet individu et en employant apparement fréquemment l'expression réseda au Borniol pour "n'importe quoi". Expression qui a donc été reprise par la suite par Le beau Lac de Bâle...
D'ailleurs merci pour le texte, je ne le connaissait pas. Je n'ai malheureusement pas retrouvé la chanson en mp3. Mais c'est un groupe hautement recommendable pour son surréalisme et son humour.

Mais d'où Emile Gardaz tire son réséda au Borniol? Il faudrait peut-être lui demander directement...

En attendant voilà toujours une blague de Oin-Oin en 1979 (sans réséda au Borniol malheureusement) avec Emile Gardaz dans le rôle de Miliquet, le quémandeur d'argent.
http://mediaplayer.archives.tsr.ch/humour-oinoin/2.wmv



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