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1 871

Ylou a écrit:

Soyons précis dans la formulation : la consonne labiale, la consonne dentale... et non la lettre labiale ou dentale.
Vous écrivez : les lettres gutturales G et K expriment universellement l'idée de gorge et de gosier.
Or :
La lettre g
    En français, le g se prononce [ʒ] quand il précède un e, un i ou un y : page
    Dans tous les autres cas, il se prononce [g]: gare
(Wikiversité)


Ce texte n'est pas de moi mais de Charles Nodier !

En français, le g se prononce [ʒ] quand il précède un e, un i ou un y : page
    Dans tous les autres cas, il se prononce [g]: gare

Pour l'inconscient la consonne g renvoie aux 3 notions : langue, grand, danger
Quand elle se prononce [ʒ] la consonne prend le sens du j  (passage, éclat, jeté à terre) en y ajoutant la notion de danger potentiel ou possible grâce à la graphie g.

1 870

Oui, chrisor passe inconsciemment du dessin de la lettre au son qu'elle graphie. J'y vois un grand manque de rigueur.
Et transcendantal n'est pas synonyme de transcendant.

1 869

Soyons précis dans la formulation : la consonne labiale, la consonne dentale... et non la lettre labiale ou dentale.
Vous écrivez : les lettres gutturales G et K expriment universellement l'idée de gorge et de gosier.
Or :
La lettre g
    En français, le g se prononce [ʒ] quand il précède un e, un i ou un y : page
    Dans tous les autres cas, il se prononce [g]: gare

(Wikiversité)

1 868

L'alphabet hiéroglyphique de deux illustres bisontins

  Le nombre de lettres des langues romanes a évolué depuis l'alphabet latin primitif à 20 lettres pour parvenir à notre alphabet moderne de 26 lettres. Il est difficile de ne pas citer l'alphabet de Victor Hugo extrait d'Alpes et Pyrénées. Grâce à l'art maîtrisé de la métonymie et de la métaphore son approche de l'Alphabet nous révèle combien la forme de chaque Lettre est source d'images possibles. Si ces symboles sont propres au poète quelques uns coïncident avec leur sens dans l'alphabet inconscient analysé dans ce chapitre. Par le glyphe des Lettres, Hugo nous fait glisser vers la Géométrie, caractère sémantique essentiel des unités du Code de l'inconscient. Il nous initie à leur nature transcendantale sacrée, à leur âme qui en fait des Hiéroglyphes.
   
       « En sortant du lac de Genève, le Rhône rencontre la longue muraille du Jura qui le rejette en Savoie jusqu’au lac du Bourget. Là, il trouve une issue et se précipite en France. En deux bonds il est à Lyon. Au loin sur les croupes âpres et vertes du Jura les lits jaunes des torrents desséchés dessinaient  de toutes parts des Y. Avez-vous remarqué combien l’Y est une lettre pittoresque qui a des significations sans nombre ?…un verre sur son pied est un Y ; un lys sur sa tige est un Y…   
Au reste cette observation peut s’étendre à tout ce qui constitue élémentairement l’écriture humaine. Tout ce qui est dans la langue démotique y a été versé par la langue hiératique. L’hiéroglyphe est la racine nécessaire du caractère. Toutes les lettres ont d’abord été des signes et tous les signes ont d’abord été des images. La société humaine, le monde, l’homme tout entier est dans l’alphabet. La maçonnerie, l’astronomie, la philosophie, toutes les sciences ont là leur point de départ, imperceptible, mais réel ; et cela doit être. L’alphabet est une source.
   
A, c’est le toit, le pignon avec sa traverse, l’arche, arx ; ou c’est l’accolade de deux amis qui s’embrassent et qui se serrent la main ; D, c’est le dos ; B, c’est le D sur le D, le dos sur le dos, la bosse ; C, c’est le croissant, c’est la lune ; E, c’est le soubassement, le pied-droit, la console et l’architrave, toute l’architecture à plafond dans une seule lettre ; F, c’est la potence, la fourche, furca ; G, c’est le cor ; H, c’est la façade de l’édifice avec ses deux tours ; I, c’est la machine de guerre lançant le projectile ; J, c’est le soc et c’est la corne d’abondance ; K, c’est l’angle de réflexion égal à l’angle d’incidence, une des clefs de la géométrie ; L, c’est la jambe et le pied ; M, c’est la montagne, ou c’est le camp, les tentes accouplées ; N, c’est la porte fermée avec sa barre diagonale ; O, c’est le soleil ; P, c’est le portefaix debout avec sa charge sur le dos ; Q, c’est la croupe avec sa queue ; R, c’est le repos, le portefaix appuyé sur son bâton ; S, c’est le serpent ; T, c’est le marteau ; U, c’est l’urne ; V, c’est le vase (de là vient qu’on les confond souvent)  ; je viens de dire ce qu’est l’Y ; X, ce sont les épées croisées, c’est le combat ; qui sera vainqueur ? on l’ignore ; aussi les hermétiques ont-ils pris X pour le signe du destin, les algébristes pour le signe de l’inconnu ; Z, c’est l’éclair, c’est Dieu….- voilà ce que contient l’alphabet ».
   Hugo est né à Besançon en 1802, sur une place qui porte son nom où sont nés plus tard les Frères Lumière et 22 ans plus tôt un certain Charles Nodier, futur chef de file du romantisme qui en 1806 publiait son Dictionnaire raisonné des Onomatopées, un petit chef-d'œuvre linguistique qui démontre que ce grand bibliothécaire, poète et académicien, était plus proche de la vérité de la langue que celle affirmée dans le Cours de linguistique générale de Saussure ! Dans sa préface Nodier explique que ;

« pour faire passer une sensation dans l'esprit des autres, on a dû représenter l'objet qui la produisait par son bruit ou par sa figure. Les noms des choses, parlés, ont donc été l'imitation de leurs sons, et les noms des choses, écrits, l'imitation de leurs formes. L'Onomatopée est donc le type des langues prononcées; et l'hiéroglyphie, le type des langues écrites... Les êtres qui n'ont pas des formes propres et des bruits particuliers n'ont été dénommés que par analogie, soit dans le langage, soit dans l'écriture... Par exemple, chaque touche vocale étant appropriée à deux ou trois sons particuliers, on ne s'étonnera pas que le nom de ces touches ait été construit sur les sons auxquels elles étaient affectées. C'est ce que j'appellerais langue mécanique. Ainsi la lettre labiale B a désigné initialement dès le commencement des langues l'organe qui la forme. Les lettres dentales D et P ont caractérisé les dents. Les lettres gutturales G et K expriment universellement l'idée de gorge et de gosier. La nasale N indique le nez... »

1 867

Ylou a écrit:

"z" apparaît aussi pour imiter évoquer le zézaiement : "zigue", "zigoto" viendraient de gigue  "zozo" de la première syllabe du prénom Joseph, "zinzin" peut-être de "engin".

Les 3 sens de z : va-et-vient / destruction/création

Sans doute que pour  zinzin  et zozo  le z évoque la destruction.

1 866

"z" apparaît aussi pour imiter évoquer le zézaiement : "zigue", "zigoto" viendraient de gigue  "zozo" de la première syllabe du prénom Joseph, "zinzin" peut-être de "engin".

1 865

Lévine a écrit:

1° Ylou, de nombreux mots suggèrent l'idée de va-et-vient sans comporter de -z..


Je pense Lévine que votre affirmation est quelque peu hâtive. Si ce schème de va-et-vient ou aller retour est évident dans zip, zappeur ou zob et ses congénères , la majorité des mots français n'évoquent pas ce mouvement alternatif :
quelques verbes d'action pour vous contredire :
foncer, tenir, prendre, voler, bloquer, assurer, arrêter, immobiliser, bloquer, ancrer, traiter, poser, ficher, soutenir, piquer, situer, trancher, pétrifier, demeurer, traîner, continuer, croupir, conserver, garder, rester, séquestrer, barricader, mettre, appliquer, fixer, planter, disposer, préparer, centrer, arranger, etc   

Votre affirmation relève d'une mauvaise foi évidente.

La forme même de la graphie du Z objective un va-et-vient du trait comme on le remarque dans le nez. Et les zzzzzzzz des ronflements ou du zinzare italien comme le rappelle Ilou  sont des phonèmes ''onomatopéiques''. Bien sûr la consonne r de la répétition et les schèmes giratoires (ir, ol, ou) peuvent suggérer un mouvement voisin mais non identique.

1 864

Victor Hugo en fait le constat. Le mot est ‘’le terme on ne sait d’où venu’’, il est une ‘’face de l’invisible,’’ un ‘’aspect de l’inconnu’’. Car nous avons perdu la motivation de sa naissance, le lien du son au sens. « Créé, par qui ? forgé, par qui ? jailli de l’ombre » s’interroge l’auteur des Contemplations. Ils sont nés un jour mais pour la plupart nous avons perdu leur extrait de naissance et ne les percevons plus comme des signes géométriques ou émotifs. Les poètes qui jouent avec leur musique pressentent comme René Char que ces mots qui surgissent savent de nous des choses que nous ignorons d’eux. Comme les unités qui les composent ont un double sens les mots peuvent en effet toujours dire autre chose que leur message conscient.

1 863

Le mot est vivant

   Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant
                                                  Victor Hugo, Les Contemplations


Le mot sert à communiquer. Lors de sa création il se charge des informations sur le référent perçues par nos sens et notre affectivité, mais lors de sa transmission ultérieure les locuteurs qui l’ont acquis ‘’tout fait’’ perdent toute conscience de ces données caractéristiques et n’accordent au mot qu’un rôle de désignation du référent. Si désigner c’est représenter par un signe oral ou graphique un référent, un objet de la réalité, c’est aussi se séparer du véritable Signe, le perdre. Pour la linguistique officielle la langue serait un système avec un code arbitraire de transmission de l’information, un code dont les unités de sens sont les mots qui ne seraient que de simples véhicules de transfert. Mais l’unité de sens du discours humain n’est pas le mot ni le morphème des linguistes  car il est déjà une sorte de phrase, un rébus littéral formé de phonèmes soit en couples VC, C1C2, V1V2, soit isolés entre ces couples qui sont les véritables codons sémantiques qui génèrent les mots par leurs associations. La langue a créé un univers intérieur qui tente de refléter l’univers extérieur à partir des onomatopées créées par imitation. Les bruits du monde, ses vibrations sonores, s’incarnent en nous par leurs imitations sonores, des mimophones qui servent de briques pour construire nos mots. Crac et c’est la casse et la géométrie d’une ligne brisée qui s’incarne dans ce ‘’cr’’, dont le sens se généralise à un signe de mort. Clac et c’est le codon cl qui voit le jour évoquant soit le schème de fermeture, l’image d’une ligne fermée, soit la notion sonore de bruit retentissant. Avec l’onomatopée ’’miam miam c’est toute le transformation de la matière en énergie qui se condense en ce sème primitif ‘’im’’, celle de l’enzyme dans les réactions biochimiques, celle des aliments que nous assimilons pour animer notre corps et la dépenser par la gymnastique. Im c’est aussi la transformation de l’onde lumineuse en image : imitation, mime, similitude, grimace, frimousse, grimoire, limite et dimension. Un monde parallèle coexiste dans notre cerveau. « Oui, comprenez, que les mots sont des choses «  nous exhorte Victor Hugo. Plus exactement les mots sont des objets sonores ou graphiques, formés d’associations de signes en prise directe avec la réalité du monde.

1 862

Le codon ol possède tous les sens de rond et de tourner (même en dérision: drôle, rigolo, lol, Molière) voire de détourner (vol, violation, rouler, spolier, cambrioler, hold-up, entôler).



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