dictionnaire arg. pop. fam.

fréquence : 13 date : 1969 niveau de langue (actuel) : 6 vu : 858
squatter  & squatter qqchose à qqun  v. tr.
¶ Occuper illégalement un endroit, investir un lieu, occuper un espace sans rien faire, loger sur le tas, parasiter, occuper un endroit de façon gênante et durable ; garder quelque chose pour soi sans partager ; utiliser ce qui n'est pas à soi
Formé sur squatter ou empr. à l'angl. to squat qui n'est cependant att. à l'empl. trans. dans ce sens que dep. 1975 ds NED Suppl.2, le lieu occupé étant gén. désigné par un compl. prép. alors que l'empl. trans. ou réfl. admet gén. un compl. d'obj. désignant une ou des pers. qu'on installe ou qui s'installent illégalement (v. NED Suppl.2, DAE et Americanisms). (TLFi) /
éléments constituants : squatter qqchose à qqun
(1Jéremy, il a pas d'thunes et il ose pas chourave alors i nous squatte des gâteaux, c'te gros profiteur . (2Il avait quand même trois passions : tuer les paysans qui tentaient de squatter sa terre, torturer ses ennemis et compter son fric 1988. (3Calhoune squattait tout le temps mes chemises. Ce n'étaient pourtant que de vieilles chemises kaki de coupe militaire 1990. (4Les marginaux envahissent les lieux, squattent les pas de porte, rendant toute cohabitation avec les habitants impossible. 2002. (5je squattais devant un bahut 2003. (6Au nom d'une nouvelle règle – pas plus de cinq ans au même poste –, la vieille garde est déboulonnée. 2006. (7Cette milice, dirigée par deux anciens mercenaires et composée d'individus pour la plupart armés de chaînes, de haches ou de fusils, squattait alors la faculté. 2009.