faire bombance

registre ancien : 3 registre moderne : 3 fréquence : 14

faire bombance & bombance n.f.

Bien se nourrir, consommer à satiété ; bon et copieux repas, repas festif, repas excessif

1917 Là, je fis bombance pendant deux jours aux dépens de ces provisions destinées, il est vrai, aux première lignes, mais qui conservaient peu de chance d'y parvenir. 1917. Mémoires d'un rat 1849 c'est de l'or, beaucoup d'or, pour me procurer toutes les bombances de la vie. 1849. Le comte de Sainte-Hélène. Drame en cinq actes et sept tableaux 1861 Passe encore de se vendre comme remplaçant, ne fût-ce que pour posséder, au moins une heure dans sa vie, mille francs à la fois, – mille francs à manger en noces et bombances. 1861. Le 13e hussards. Types, profils, esquisses et croquis militaires... à pied et à cheval 1977 À midi, nous avons tué notre premier cochon et fait bombance. 1977. Faut pas rire avec les barbares <4 citation(s)>

1. Apr. 1170 bobance « arrogance, présomption » (B. de Ste-Maure, Ducs Norm., éd. C. Fahlin, 33292) − xvies. dans Hug.; 1530 bombance (Palsgr.); 2. ca 1220 beubance « grand appareil, faste » (Huon, 8958, A. P., dans Gdf.); en partic. 1560 boubance « festin, grande chère » (Ronsard, Hymne de l'Or dans OEuvres, Paris, éd. P. Blanchemain, 1866, t. 5, p. 227); 1678-79 bombance (La Font., Fabl., XII, 26 dans Littré). À rapprocher de l'a. fr. boban « orgueil, fierté » ca 1160 (Enéas, 6648 dans T.-L.) mots prob. dér. du rad. onomatopéique bob- exprimant une notion de « gonflement »; suff. -ance*; bombance par assimilation régr. ou plutôt sous l'infl. de bombarde « machine à lancer des pierres; trompette ». (TLFI) /

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