2015. Phi Prob

titre: Phi Prob auteur:2520 préface: lieu: Paris édition: Don Quichotte éditions numédition: date: 2015 date2: 2015 nbp: nbv: type: dépouillé: -1 dans: gb: Ridicule ! Histoire nulle ; style limité ; action nulle ; personnages débiles ; franchement raté. Dommage, il y avait de la matière. Les articles du blog de l'auteur sont en général moins mauvais et moins longs. Rien à voir avec l'efficace Fuck and forget. url:

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Citations relevées

  • J'ouvre la porte du placard en bois et attrape ma bouteille de Mékong.
  • Je me rince au goulot et tire sur le reste du joint oubié hier soir dans le cendar.
  • Le clébard gratte à la lourde, je me lève et ouvre pour le laisser entrer. L'animal est terrorisé.
  • Mon palpitant s'emballe, je persiste à m'enivrer.
  • Les gosses chialent dans la chambre voisine, je termine le joint, écrase le cafard dans le cendrier.
  • Je demande au chauffeur de réduire la clim ; il caille comme pas deux dans son taxi.
  • Le pilote baisse l'aircon, puis balance sur l'autoradio une musique traditionnelle, un cliché du folklo national.
  • Bangkok, alias Krung Thep, la cité des anges. Drôle de nom pour une métropole aussi infernale.
  • le bordel autoroutier infecté de bécanes, de trucks,de bagnoles tunées, de taxis jaunes, roses et bleus et de quelques tuk-tuk suicidaires.
  • L'enveloppe réclame de l'alcool, mes mains se mettent à trembler. Je sue comme un boeuf.
  • […] répète le driver avant de chantonner par-dessus son bastringue.
  • Le taxi m'a autorisé à fumer dans sa tire, je ne me gêne pas. Rien de mieux pour me foutre la gerbe mais mon corps mendie sa dose de nicotine.
  • J'apprécie non pas l'odeur en soi mais les souvenirs qui lui sont associés. La puanteur de Bangkok est ma madeleine, sans vouloir me la jouer poète.
  • mes amours seront les buildings, les effluves qui émanent des pots d'échappement, le barouf, les potes, les chattes, les femmes, que nous autres expats appelons les « yins ».
  • « Yes, ladies good for boum-boum ! » je lui réponds. Fou rire. J'étais sûr que ça lui plairait.
  • le prospectus habituel, illustré par des yins disposées sur les gradins d'un aquarium, et par la photo de deux poules plongées dans un bain moussant.
  • Je lui rends son papelard et gratte sa carte pro, histoire de le laisser croire que je le contacterai.
  • Nous circulons dans la Soi 3, Soi Arab pour les connaisseurs, Soi Muslim ou encore Soi African.
  • Excité de revoir les potes, de bouffer occidental et de piner comme un lapin.
  • Merde ! je râle dans le taxi. Fuck !
  • Le taco tourne à gauche et s'engouffre dans la grande artère, Thanon Sukhumvit, encore à peu près calme à l'aube.
  • Dans une heure débutera le traffic jam – le gros foutoir – et progresser de cent mètres prendra deux plombes.
  • les bosseurs partent au charbon
  • Quelques putes arpentent le macadam en quête de chalands sortis d'after
  • des bonzes sillonnent le secteur afin de recevoir l'aumône de la populace.
  • Burger King, Subway, McDo, Italian Food, English Breakfast, Pizza, Indian Food, Penjab Food… je ne mate que les gastos.
  • Nous décanillons de la tire, le driver se précipite sur le coffre pour en extraire ma valoche.
  • Le kif de pouvoir remuer un peu, après un voyage aussi long.
  • j'ouvre mon sac, récupère du fric dans ma sacoche, file au taco quatre biftons de 1000 bahts pour la course, et deux de 100 pour le tip.
  • J'ouvre à nouveau mon sac à dos, sors mon passeport de la sacoche et le pose sur le comptoir. La vieille le saisit, s'éloigne pour pianoter deux, trois trucs sur les touches d'un ordinateur et revient vers moi
  • Les Farangs […] me nomment « Jeff » mais les Thaïs m'appellent « King Kong » en raison de ma pilosité […]. « Mister Jean-François ! –Yes ! […] »
  • Formulaire à la con, comme si tu n'avais que ça à foutre…
  • et bâcle la paperasse en deux minutes sans vraiment faire gaffe aux cases que je coche.
  • Envie de défoncer ton petit cul !
  • Je reluque ma suite. Rien de top mais bon, vu d'où je viens, je ne me permettrais pas d'avoir des goûts de luxe.
  • « If you need something sir, lady or ganja, you tell me ! » lady ou… ganja ! Il veut me foutre dans la merde, le porteur, ou quoi ?
  • Je serre les poings, énervé
  • –OK, sir… a tip, for me ? Et en plus il me réclame un pourliche. Sans gêne, le mec ! En guise de tip, je lui offre un sourire
  • Je change de tee-shirt, embarque mon larfeuille, mes clopes, et quitte la chambre.
  • deux jeunes Arabes branchés, Saoudiens ou Qataris, l'un avec une casquette New York et des fringues d'Amerloc, l'autre sapé d'un veston et d'un pantalon de lin.
  • Putain, il pèle vraiment dans ce hall, on se croirait en Alaska. Ils font chier avec leurs conneries !
  • j'irai faire un tour au McDo tout à l'heure, depuis le temps que je rêve de m'envoyer un bon burger dans la panse.
  • La plus ancienne des vétéranes – si j'en juge par la froissure et la couleur cendrée de sa peau – se lève, abandonne ses sistas et ramène son cul dans ma direction.
  • De la viande ! De la barbaque à enfourcher !
  • Elle récupère une tige, me remercie et m'invite à sa table. Nan, je préfère rester peinard dans ma contemplation
  • Elle emprunte mon briquet, allume sa guinze et regagne sa place parmi ses copines.
  • Would you like some drink, sir ? –Yes ! Jack Daniels, and Singha Beer, please. […] La serveuse renquille dans la smoking room, pose mon verre de sky et ma bibine sur ma table
  • Je n'attends pas trois plombes pour siffler le sky d'une traite, puis j'enchaîne sur la roteuse [bouteille de bière].
  • Je vais remonter dans la piaule, m'écraser un peu avant d'aller becqueter. J'en ai besoin, je ne dors plus des masses depuis plusieurs jours
  • Je vide la bière. Je téterais volontiers un deuxième sky, je vais carrément passer au 7-Eleven ou au FamilyMart pour acheter une torpille.
  • Ce somme m'a requinqué mais chié, j'ai sacrément envie de picoler !
  • les rades s'ambiancent et font cracher les décibels.
  • les vendeurs ambulants racolent les visages pâles.
  • Je trace ma route, jette le pic de ma brochette dans le caniveau et traverse Thanon Sukhumvit avant que le feu piéton ne passe au rouge.
  • Je longe Sukhumvit du côté des Soi impaires, ravi de rejoindre ma clique au Beer Garden.
  • Hey sir ! m'interpelle un Sikh planté devant son magasin de smokings, la pince tendue vers moi. Smoking, very cheap for you !
  • ces mecs-là sont des plaies.
  • Essouflé, je ralentis la cadence et me mets à tousser comme un dératé.
  • une Africaine super sexy, jupe rouge moulante, cuisses musclées et cul bombé, me barre le passage
  • Le before est déjà bien entamé, le rade plein à craquer
  • le rade plein à craquer de Farangs et de freelances, ces gagneuses indépendantes.
  • à la différence des ladies-bar rattachées à un rade spécifique.
  • J'apprécie les freelances, elles paraissent souvent moins pro et t'évitent de raquer le bar fine, l'amende que les beer-bars réclament aux clients qui souhaitent embarquer leurs hôtesses.
  • Alex, visiblement bien arraché, est le premier à m'intercepter : « Hey, y a Jeff ! » […] Il me compresse, j'ai l'impression de passer dans un broyeur. Putain, il est torché ! Les mirettes injectées de sang, à moitié closes ; un amas de bave coule de sa bouche. Je suis ravi de voir que ce pochard est resté le même.
  • Tonton René me claque la bise et m'adresse ses condoléances
  • Ducan me serre la main en m'administrant une tape amicale sur l'épaule suivie d'un « hi buddy ! »
  • En tout cas, t'as fondu à la campagne ! reprend René. Faut qu'tu fasses gaffe à toi, t'étais déjà pas épais.
  • Plus lourd, tu meurs !
  • La serveuse revient avec mon verre, je me rince l'intérieur sans attendre.
  • Ça fait quand même un bien fou de pomper un whisky différent du Mékong de campagne, dégueulasse.
  • Une poule mignonette à la ganache familière, nez plat et peau très cuivrée, vient m'accoster […] Je la connais, sûr, mais n'arrive pas à la replacer dans un contexte. Mes souvenirs s'évaporent. J'ai dû me la faire, tout simplement.
  • La serveuse m'apporte les spag', je me jette sur mon plat comme un morfal.
  • alors arrêtez de m'casser les couilles avec vos questions d'merde !
  • Nang est morte, on n'y peut rien, j'suis passé à autre chose, alors arrêtez de m'casser les couilles
  • je sais qu'il perçoit les allocs de la Cotorep et qu'il se came aux neuroleptiques comme bon nombre d'expats.
  • cet Irlandais francophile musclé et dopé aux stéroïdes
  • entouré de trois petites pas dégueulasses pour un sou.
  • Une yin, le sourire enfantin, déboutonne la chemise de Gégé, encouragée par ses sistas.
  • Lâche-les, ces pétasses [prostituées], j'te dis qu'on va fourrer !
  • Gérard ramène sa tronche en laissant les meufs en plan, sans même les saluer.
  • J'aimerais bien aller dans un gogo, moi, ça fait plus d'deux berges que j'ai pas vu une chatte s'trémousser.
  • Pas évident de traîner un expat septuagénaire issu de la bourgeoisie hongkongaise dans un parc d'attractions pour touristes sexuels. Son truc, c'est plutôt les karaokés chinois – un trip qui ne m'attire pas du tout.
  • Tout ce à quoi tu as été habitué, règles sociales, culture, valeurs, tout part en fumée. Table rase !
  • Combien d'expats se sont vautrés à l'occasion de leur grand pélerinage spirituel dans la province siamoise ?
  • les conseils avisés des vieux briscards
  • les hippies et les backpackers, ces bourlingueurs à la mords-moi-le-noeud qui ne connaissent que dalle et adorent bouffer avec les doigts.
  • Tu pètes un plomb, puis tu te mets à parler tout seul, à toi-même.
  • Tu peux déblayer de ta tête, tes pâtes carbo, tes hamburgers, tes pizzas, tes gâteaux, tes plaisirs gustatifs.
  • L'alcool. Tu picoles, tu picoles, tu picoles. Tu te bourres la gueule au Mékong, leur whisky, et au sato, l'alcool de riz régional. Des tord-boyaux bas de gamme qui abrutissent les neurones de la populace de l'Isan.
  • L'esprit occidental ne jure que par la science et la rationalité, rejette en bloc les croyances, le mystique et le surnaturel.
  • les poulettes se dandinent carrément à poil. Si les flics débarquent au Nana, les filles du deuxième ont le temps de se resaper.
  • le dernier étage dispose de short time rooms pour les clients affamés qui souhaitent consommer sur place. Des piaules cradingues de 9 mètres carrés, louées à 300 bahts de l'heure.
  • –Le Nana ! râle encore Alex. Qu'est-c'qu'on fout là ? C'est d'la merde en barre !
  • Des hello-girls – rabatteuses sexy – nous abordent, affichant les pancartes de leur rade sur lesquelles est indiqué le prix des bières et des lady-drinks.
  • les yins de la nuit, boostées au yabaa (amphétamine que nous autres, expats, appelons « l'orange »), ne savent pas communiquer sans hurler. Fait chier !
  • celle qui se pose à ma droite est – un véritable bulldog – le thon de la bande, un molosse aux oreilles décollées et au pif écrasé.
  • Dans sa vie antérieure, sans doute qu'elle devait être une beauté fatale, une bourgeoise qui se la jouait superstar.
  • Un cageot ! Aujourd'hui, un cageot qui fait la pute dans un beer-bar de Bangkok. Petite salope, une mocheté bonne à enculer !
  • La serveuse nous apporte nos consos, nous trinquons à nos retrouvailles.
  • Alex déjante, il pelote sa poule dans tous les sens, l'embrasse dans le cou en bavant. La yin tire une tronche dégoûtée, elle ne semble pas apprécier les manières de mon pote.
  • Tonton René déconne avec sa mistonne, lui susurre des conneries en thaï
  • une jeunette bien mignonne, au sourire enfantin embelli par des dents du bonheur. Celui-là, il attire tout le temps les plus canons !
  • René offre un lady-drink à sa gonzesse ; Gérard, de son côté, décline une partie de Puissance 4.
  • Je tends mon major [sic] pour lui suggérer d'aller se faire foutre ailleurs.
  • Alex propose un verre à sa pute, qui part aussitôt chercher sa conso en tirant la tronche, soûlée par les galoches et les tripotages obscènes
  • What your problem ? me demande la patelle.
  • Je recommande une tournée de binouzes
  • Si je cherche un ping-pong show, connard, je le trouverai seul, et en cinq minutes chrono !
  • Je vais peut-être embarquer la petite ! répond le Tonton. Elle veut venir avec moi, et ça a l'air d'être une sacrée déconneuse.
  • –Je vais peut-être embarquer la petite ! répond le Tonton. Elle veut venir avec moi […] « Tu vas quand même pas payer l'bar fine ! l'embrouille Alex […] »
  • Elle décolle le cul de sa chaise, tire la langue pour manifester son mécontentement puéril et part récupérer l'addition.
  • le vieux allonge les billets et ajoute un tip de 50 bahts.
  • Long time que je n'ai pas traîné les panards dans un gogo-bar.
  • deux grandes brunes aux obus énormes et une fausse rouquine tatouée de partout se dressent sur notre passage
  • Des hello-girls déguisées en nurses sexy, postées devant leur établissement, nous interpellent et tirent légèrement le rideau rouge placé à l'entrée de leur boxon pour nous en dévoiler les charmes.
  • Les gogo-girls, accrochées à des barres de lap-dance, se trémoussent sur la plateforme rectangulaire, un numéro glissé dans la ficelle de leur string. Je flashe immédiatement sur la numéro 24
  • Vingt piges à tout casser, fraîche, souriante, des traits gracieux
  • tu veux pas la défoncer, la petite blonde ? Je suis sûr qu'elle ne demande qu'à se faire tringler, t'en penses quoi ?
  • Alex, maigrichon au teint blafard d'alcoolo, alterne rires délirants, hoquets et regards sadiques. Un déchet !
  • Un crétin de plus qui part en couille après deux verres et qui finira rapatrié en camisole dans un HP français.
  • T'en as pas ras l'cul d'tes conneries, Gérard ! je le coupe. Tu vas picoler, comme tout l'monde !
  • Tu vas picoler, comme tout l'monde ! –Mais je peux pas, à cause de mes médicaments ! –Tu fais chier avec tes médocs ! Arrête tes saloperies de dope pour débiles et bourre-toi la gueule, comme tout l'monde !
  • Je hausse le ton : « Gérard, tu bois et tu fais pas chier ! »
  • et passe la commande à l'asperge casquée d'une gapette, plantée devant nous comme une pute idiote.
  • Sur une musique électro, les yins dansent, chacune à sa sauce, chacune dans sa bulle.
  • « You like some girls ? » le répète la mama-san. Ouais, j'en veux une.
  • Miss Gogo attend la fin du morceau pour quitter la scène et radiner son petit cul bronzé.
  • avant de me préciser le prix du bar fine : 1000 bahts. 1000 bahts ! Ça ne s'arrange vraiment pas, dans la capitale.
  • Une vulgaire pute venue tout droit de sa campagne pour sucer des queues de Farangs !
  • je carre ma langue dans sa bouche. Je vais la baiser jusqu'à l'os !
  • La serveuse pousse un petit hurlement et tout plein de regards affolés se tournent vers moi.
  • Je vomis sur la table. […] Merde ! J'en ai foutu partout. Putain, merde !
  • Mes vieux m'ont donné tout leur amour, ils se sont saignés pour favoriser mon éducation, ils se sont privés pour me léguer deux apparts afin que je ne manque de rien.
  • Vous vous inquiétez toujours pour rien ! je tente de le rassurer.
  • –Rien de grave au moins ? […] « Mais non papa ! Tout roule… elle est là, maman ? »
  • Ça va la rassurer de te savoir en vie, je te raconte pas l'angoisse qui l'a traversée.
  • Je me lève, file 60 bahts au mec qui tient le cybercafé et m'arrache de la Soi.
  • il me reste une heure à flinguer. Je pars m'en couler une au bar australien.
  • Je vis en Thaïlande depuis plus de quatre ans, si ma mémoire ne déconne pas trop.
  • Une vie organisée autour du cycle infernal : labourage, plantation, irrigation, repiquage, moissonnage, séchage et battage. Une vie à la dure !
  • et passais mon temps à me torcher la gueule avec les frères et les cousins de Nang. J'ai très bien su noyer mon ennui dans les tord-boyaux de l'Isan.
  • Dech, je le connaissais peu mais je ne le sentais pas, surtout le matin du départ pour Buriram. Il se comportait comme un camé, arborait des gestes incohérents et présentait une attitude agressive.
  • Il n'existait plus une once d'humanité en elle.
  • Les gros porcs qui viennent en Thaïlande se taper des prostituées.
  • « Des vieux avec des filles de vingt ans ! » poursuit la connasse, entourée de trois hippies à la face de derche.
  • Gérontophobie. Tu es vieux, donc condamné à niquer des vieilles de ton âge sous peine de t'attirer les foudres d'une morale à la con.
  • Je ne peux pas saquer ces pétasses à dreadlocks, typiques de Khaosan ou des ONG sur place.
  • tu cherches des mecs membrés et poilus.
  • tu craches ton venin de frustrée sur des types comme René.
  • une charmante yin auprès de qui il a passé la nuit, coupe de cheveux au carré, bouche charnue et nez en trompette.
  • un décolleté qui expose magistralement sa forte poitrine tatouée d'une rose et sans doute siliconée. René raffole des gros nichons.
  • La bouffe ne m'a pas rassasié, je pourrais facilement m'enfiler une autre calzone.
  • Après son accident, Nang bouffait comme quatre elle aussi.
  • Bangkok est aussi lerche que Phuket. À moins de 1000 dolls par mois, un Farang n'y vit pas aisément.
  • Moi, je m'en sors plutôt bien : une fois mon hébergement payé, il me reste l'équivalent de 1200 euros par mois pour subsister et m'éclater dans cette ville de barjot.
  • Il se lève, deux de tension, sa yin et moi l'imitons. René est la lenteur incarnée. […] Toujours calme, agréable et bienveillant.
  • Des beaufs ! Ça me fout la honte d'être française.
  • T'as l'temps d'aller boire un petit verre ? –Nan, on va s'rentrer ! Demain, si tu veux ! –Ça roule, ma poule !
  • une rachitique à l'autre bout du zinc simule une turlute pour me chauffer.
  • Ma vidangeuse, grassouillette au sourire enfantin, m'invite à la suivre, embarque mon verre et me guide à l'étage supérieur via un escalier en colimaçon.
  • Elle s'agenouille devant moi et m'essuie l'outillage avec sa lingette.
  • Alex, déchiré à la Singha, nous livre une anecdote
  • du coup la meuf, je la ramène à l'hôtel avec une envie de baiser, j'te raconte pas !
  • Sauf que, arrivée devant la guesthouse, elle refuse de me suivre. Je pige pas, j'me dis qu'elle me fait un plan à la thaïe et là, elle m'explique qu'elle entre pas parce que, dans cet hôtel, un type s'est suicidé.
  • Il se tourne vers Jipé, un pilier de la Chao Phraya Mansion.
  • elle ne cessait de me draguer, même me sachant casé. Elle me chauffait tout le temps.
  • Samorn est une sacrée coquine et elle adore le cul.
  • J'ai l'impression que seuls les thons, celles qui n'ont aucun autre sponsor à se foutre sous la dent, me draguent encore.
  • Les Thaïs, ils sont à fond dans ces histoires-là [de fantômes] !
  • J'ai décroché quelques secondes et la discussion a déjà dévié, j'ignore comment.
  • Tu peux m'remettre un pastaga ? demande Jeannot à Alex, en arborant son verre vide. Et tu mets une tournée !
  • Jean-François Perigois, un putain de bon photographe qui parcourt l'Asie pour immortaliser des instants et des espaces.
  • Expats et touristes ne font pas bon ménage. Résultat des courses : la Chao Praya est un bar d'alcoolos et une guesthouse désertée.
  • Un mastard adipeux, anciennement musclé comme un Spartiate.
  • Je l'ai déjà vu éclater sur le zinc de ce même rade la tronche d'un Thaï un peu trop insultant. Le résultat n'était pas beau à voir.
  • Lamoon s'approche de Jeannot et se met à lui agripper la bouée de sauvetage : « Jeannot, you poum-pui, you same same Chinese Buddha ! »
  • Miam ! Je demande à Samorn de me préparer un cheeseburger.
  • Elle range le bouteille de Sang Som et le paquet de Malback dans un sac en plastoc, puis me rend la monnaie.
  • Je m'approche de la coiffeuse, maigrichonne, tiffée au carré, mèches blondes et joli visage.
  • elle me massera l'entre-cuisse, les plis de l'aine et quand je serai bien chaud, elle me demandera d'ajouter 600 ou 700 bahts pour prolonger les attouchements. Technique classique de masseuse.
  • je préfère cracher l'oseille pour une BJ-girl ou une vraie girlfriend, plutôt que pour une tripatouilleuse de roustons.
  • Je sors un tire-jus de ma poche et m'essuie le pif ; la résine continue à s'échapper de mes narines.
  • Je me penche pour récupérer la bouteille de Sang Som rangée dans mon sac plastoc, la dégoupille et me glisse la gnôle dans la tuyauterie. J'enquille le tord-boyaux, gorgée après gorgée
  • J'enquille le tord-boyaux, gorgée après gorgée, jette un oeil sur la coiffeuse, hallucinée par ma descente. Je termine la boutanche
  • L'alcool ne me torche plus. Je peux picoler non-stop, ma soif ne sera pas étanchée.
  • J'attrape mon paquet de Malback illustré par la gorge perforée d'un cancéreux en phase terminale et quitte le fauteuil.
  • la tiffeuse sort du salon et leur glisse une phrase
  • son katoey, une créature du troisième sexe aux jambes interminables et aux pare-chocs énormes.
  • Les souvenirs s'effacent peu à peu ; et, au contraire, des ganaches évacuées depuis longtemps de ma mémoire me reviennent.
  • J'ignore pourquoi j'ai atterri en Thaïlande mais je suis certain de ne jamais refoutre mes panards au bercail.
  • Ma première année à Bangkok se résume à la fête, à l'alcool et au sexe, même si je n'ai jamais été un grand queutard en comparaison des loustics que je côtoie ici.
  • les Français ont beau avoir la réputation d'être des radins aux yeux des locales, ça n'a jamais été le cas de notre petit groupe, au contraire. Nous sommes des jai dee – des bons coeurs – pas des pinces.
  • Cette gonzesse avait un peps d'enfer et, bon public, elle se marrait à chacune de mes blagues.
  • Elle a commandé un Blowjob, un cocktail à base de Baileys qui se boit d'un trait et sans les mains.
  • Nous avons pris un taxi pour rejoindre mon condo de la Soi 8 et, cette nuit-là, nous avons baisé trois fois comme des bêtes.
  • Gros Pascal m'a présenté Marco, un Gitan moustachu à la gueule ravagée par le sirop.
  • Un type […] qui, surtout, puait l'embrouille à plein nez. Je n'ai pas accroché du tout avec ce Marco
  • Le pote était installé depuis un an ; il commençait tout juste à partir en couilles avec l'alcool.
  • Le courant est passé entre Alex et moi, nous avions quasiment le même âge et venions tous les deux de la région parisienne.
  • un ancien dentiste originaire de Hongkong qui avait exercé vingt piges à Paname, puis dix au Maroc.
  • Je présente ma clef magnétique au mastard de la sécu et entre dans la discothèque.
  • Fabrice, un ancien partenaire de comptoir, con comme un manche et prétentieux.
  • –Putain, mon Jeff, t'es passé devant moi sans m'calculer.
  • Il m'énerve, je n'ai pas envie de causer avec cet abruti.
  • Il fiche le camp. Bon débarras. Je ne le blaire pas ; les connards de son espèce me foutent la gerbe.
  • Je repère une petite boutonneuse, seule dans un coin à siroter son Bacardi Limon. Cette salope, je mettrais ma main à couper qu'elle est mineure.
  • Les Thaïs paraissent plus jeunes en général mais celle-là semble même plus jeune que jeune. Petites garce ! Déjà pute à son âge.
  • I want two thousands bahts ! 2000 bahts ? Pour qui elle se prend, cette conne ? Pour une superstar ?
  • Je n'ai jamais raqué 2000 bahts pour un short time. À ce prix-là, je me paye deux gonzesses pour la nuit ou une meuf de l'Eden Club.
  • One thousand bahts ! je négocie. –No, two thousands ! Elle ne lâche pas l'affaire, qu'elle aille se faire foutre !
  • Je serre les poings, m'arrache du night-club, traverse le hall et quitte le Nana Hotel. […] Je trace ma route en direction du quartier muslim.
  • « Hey, sexy man ! » m'accoste un katoey doté d'énormes poumons et d'un oiseau tatoué dans le cou.
  • Une yin, cheveux courts, robe moulante et claquettes aux pieds, essaye de capter mon regard.
  • une jeune Thaïe en minijupe, talons hauts et tee-shirt bleu vient saisir ma commande. Un Jack !
  • Une Africaine passe devant moi ; je me retiens de lui claquer les miches. D'ordinaire, je ne suis pas spécialement branché Blackettes mais les Africaines détonnent dans ce pays de culs plats
  • Il s'éloigne un peu, actionne sa chaîne Hi-Fi à l'allure de ghetto-blaster
  • Je te jure, je lui imposerais bien « Eins, zwei, Polizei » pour voir la gueule qu'il tirerait.
  • Je sors un billet que je lui refile discréto sous la table.
  • L'herbe ici, j'évite. Trop de répression, et le bakchich pour sortir d'une emmerde liée à la came s'élève à 5000 bahts. Ce n'est pas rien.
  • pour choper de l'herbe, je préfère m'adresser directement aux Africains ; ceux-là ne roulent pas avec la police locale.
  • Le Bruxellois, le restau tenu par Gros Pascal, tombe en lambeaux. Les chiottes sont dans un état déplorable et le carrelage de la grande salle se fissure. Les tables sont bancales, et le papier peint mural se décolle. En bref, un gastos bas de gamme.
  • Un loufiat en futal noir et chemise blanche m'apporte une assiette de poulet-frites.
  • C'est bon, arrête ton tralala et remplis mon verre, j'y connais qu'dalle en vin !
  • j'empoigne une tapée de frites et me la carre dans le bec.
  • je dévore mon plat comme un goret, et siffle la bouteille de pif au goulot.
  • Je rote pour emmerder la table voisine, bordée de peigne-culs bouffeurs de patates.
  • Il y a trois piges de ça, ce gros tas était censé retourner à Bruxelles pour se faire installer un anneau gastrique ; je vois que l'anneau a déjà pété.
  • Pascal me dévisage un bref instant, comme s'il ne me reconnaissait pas, puis sa ganache se détend : « Jeff, ça fait longtemps, mon vieux ! »
  • Qu'est-c'qui t'es arrivé ? T'étais en taule ? –Quoi ? J'ai une gueule à faire de la taule ?
  • Enfin bon, ça m'fait plaisir de t'revoir, qu'est-c'qui t'amène ?
  • Le bar s'appelle le Paris Darling. –Drôle de nom pour un bar belge !
  • –Si j't'expliquais, Pascal, tu m'prendrais pour un dingue ! –Ben vas-y, dis toujours !
  • Ça ressemble au ténia, et ça t'bouffe tout : organes, os, chair, tout ! Au fur et à mesure que ça t'ronge, ça te fait dévisser ! J'suis en train de devenir un mec nocif…
  • Il me croit fou, et je n'en ai strictement rien à branler. Je ne le reverrai pas.
  • nous prévient qu'il se barre à la salle de sport. […] Il n'y a qu'un Irlandais pour siroter avant de pousser de la fonte.
  • Léo débarque au Beer Garden […] pose ses yeux sur nous et ramène sa peau fripée dans notre direction.
  • Ça va, Jeff ? s'inquiète Léo. –Yes, au top !
  • Tu t'la joues alors qu't'es juste un pilier de comptoir.
  • avant, t'aurais jamais parlé sur ce ton.
  • J'te rappelle que c'est toi qui vis grâce à la location des apparts que lui ont légué papa-maman. Moi, je bosse…
  • les clients ne viennent même plus, tellement l'taulier se pochtronne.
  • Ils parlent de ta guesthouse et du proprio alcoolo qui traite tout le monde comme de la merde…
  • Un lieu sympa avec des meufs moins pros, plus girl friendly, des yins qui n'ont pas trop pris le melon ni se la jouent superstar.
  • un marché touristique. Sapes, bidules, souvenirs à la con, marques bidons, un attrape-nigaud en puissance.
  • Autour du marché : des bars à putes, des blowjob-bars et des gogos spécialisés dans le ping-pong show, un spectacle où les travailleuses se carrent des balles de ping-pong dans la chatte avant de les éjecter brutalement.
  • –Hi ! je réponds froidement, indifférent à son charme comme à sa paire de loches, sans doute trafiquée par des chirurgiens de Chonburi.
  • –Where you come from ? elle me relance. Putain ! Elles sont lourdingues…
  • « –I love you for two thousand bahts. » 2000 bahts ! Rien que ça. Elle me prend vraiment pour le cave de service.
  • des sales trognes de truands
  • Elle perd la face et décanille en tirant la gueule.
  • un katoey bien bandant, grand et doté d'un superbe cul bombé.
  • dans l'immédiat, je ne suis ni attentif ni d'humeur à peloter un hermaphrodite. Je me remets à siroter mon verre ; le katoey trace son chemin, pragmatique.
  • Il a beau se la jouer bandit, je suis à deux doigts de lui coller une mandale.
  • J'aurais besoin de came. […] J'veux juste me faire un trip, discréto, et j'payerai c'qui faut pour ça.
  • Marco interpelle une serveuse et lui baragouine quelques phrases en thaï.
  • Les rabatteurs – essentiellement des hello-boys – m'accostent les uns après les autres, pancarte à la main, pour me proposer des ping-pong shows et autres blowjob-bars.
  • Répondre « no, thank you ! » à ces glus revient à leur accorder un intérêt. Il ne faut jamais calculer les racoleurs, jamais ralentir la marche, sans quoi ils ne te lâchent pas.
  • me cale un menu sous les yeux. 900 bahts l'entrée, 300 le drink. Ben voyons ! Ils ne se font vraiment pas chier !
  • Une folasse me prend immédiatement en charge. Androgyne maigrelette aux longs tifs blond décoloré, elle m'enfile une veste noire sur le dos, me taxe le droit d'entrée et me prie de la suivre à l'étage.
  • ils vivent de manière tellement stricte qu'ils se lâchent complètement quand l'occasion de décompresser se présente.
  • Ce sont eux qui ont apporté à l'Occident le goût du fétichisme et les pratiques extrêmes telles que le bukkake, le pissing ou encore le scato. Des déglingués !
  • Une Asiate, fausse blonde, fine et fringuée d'une combinaison en latex, vient prendre ma commande, un Jack.
  • Première fois de ma vie que je trimballe mes panards dans un endroit pareil.
  • Le client jap, la main dans le froc et les yeux de merlan frit, reluque son spectacle avec la plus grande attention.
  • J'accepte sans négocier et refile trois billets de 1000 bahts à la mama-san, dont le visage est aimable comme une porte de taule.
  • Ma pute me montre une étagère encombrée d'accessoires sado-maso et m'invite à embarquer le matos de mon choix.
  • J'attrape un énorme gode noir pour lui fracasser la rondelle, une laisse pour clébard, une muselière et un pince-nichons qui ressemble plus à une bonne paire de tenailles.
  • la claque part toute seule […] La yin se mange ma paluche en pleine poire, sa tête vacille.
  • Je m'écarte d'elle et me cogne la tronche contre le mur du taudis, quatre fois, puis me rétame sur le plancher, la ganache en sang.
  • Nang n'était plus Nang. Prob [mauvais esprit] avait pris le contrôle total de sa boussole.
  • sans les directives de mon parasite, je ne serais sans doute jamais revenu à Bangkok. J'aurais plus volontiers opté pour un coin plus zen comme Chiang Mai, où la ville se mélange à la nature
  • –Je passe te récupérer au parking de ton hôtel demain matin, à 11 heures. […] « OK, ça roule ! »
  • Je récupère le cafard du joint, l'éteins et le glisse dans mon paquet entre deux tiges.
  • De vulgaires tapins maquillés à mort et mal fringués, contraints de vendre leur cul à des camions de Saoudiens dégueulasses et de Pakistanais puants – clientèle détestée des courtisanes thaïlandaises.
  • Les Saoudiens, fliqués chez eux par la police religieuse, se lâchent totalement une fois hors de leur terre.
  • À Bangkok, ceux du Grace Hotel picolent et baisent comme des lapins.
  • en compagnie d'une Eurasienne obèse et d'une Arabe, recouverte d'un hijab. Elle est décorée comme un sapin de Noël. Plus bling-bling, tu crèves !
  • Une blonde pulpeuse, décolleté et brioche qui déborde de son jean moulant, marche devant moi
  • Une Black dégoûtante à la peau boutonneuse s'apprête à m'aborder mais se retient au dernier moment, va savoir pourquoi.
  • Sur mes draps, une énorme tache de sang. […] ce n'est que de la gerbe, j'ai dû rendre pendant mon sommeil.
  • Je fais peine à voir. Plus un tif sur le caillou, moi, l'ancien chevelu. La peau sur les os, moi qui portais une bouée de sauvetage autour de la taille. Ma gueule est ravagée.
  • La queue au garde-à-vous et l'impression d'avoir gobé un cachet de bleu ne m'empêchent pas d'embarquer une plaquette de Cialis
  • Je pourrais avaler n'importe quoi mais la bouffe asiate me cale peu, dix noodle soups ne suffiraient pas à me rassasier.
  • Ce con a dû m'adresser deux phrases à tout péter depuis notre départ.
  • –Tiens, fais-moi fumer sur ton joint ! Je lui file le pétard, il tire trois grosses taffes et me le rend.
  • L'effet de la ganja lui délie instantanément la langue
  • Tu vois, en Thaïlande, la Marie-Jeanne me manque. Au Cambodge, on nous emmerde beaucoup moins avec ça.
  • Les Khmers n'ont aucune éducation, ils sont encore plus cons qu'les Thaïs, c'est pour dire.
  • Les gonzesses [du Cambodge] sont des planches à pain et le pays vit au Moyen Âge.
  • Quand ma femme Nang est rentrée de Buriram, après s'être gaufrée en bécane, j'ai noté son changement de comportement.
  • Elle pouvait habituellement présenter un caractère de merde, surtout quand elle voulait du fric
  • Je sens de la résine s'écouler le long de ma joue
  • Une serpillière vivante, voilà comment vous la retrouverez ! Souillée et percée par tous les trous.
  • et pose mon cul sur la dernière marche.
  • Il me taxe une cigarette, puis monte les marches de l'escalier qui mène à la piaule.
  • Marco n'a pas décroché un mot du voyage.
  • au prétexte que le pays serait un refuge pour les pédophiles venus des quatre coins du globe.
  • mais, que je sache, Dutroux, Fourniret et Cie ne vivaient pas chez les bridés.
  • la pédophilie en Thaïlande, à de rares exceptions, est un phénomène exagéré par les médias et les assoces.
  • Depuis que la communauté internationale a tapé du poing sur la table au milieu des années quatre-vingt-dix, le pays ne plaisante plus avec cette question si bien que les prédateurs ont préféré élire au Cambodge, ce pays de demeurés.
  • Sukhumvit est bouché de chez bouché. Du traffic jam, les Thaïs n'en ont rien à cogner mais, pour ma part, l'immobilisme m'insupporte.
  • Sa gueule d'ange empeste le sexe, ses expressions transpirent la putasserie. Salope !
  • Dégage de là ! me lance froidement Marco, resté raide comme un i tout le long du retour.
  • Je longe la Soi Muslim, la façade du Grace Hotel et marque un arrêt devant Alif Laila, la cantoche arabo-indienne. J'ai faim.
  • Je sors du tunnel et rembarre une grosse qui veut lire mon avenir dans les cartes. Comme si j'en avais quelque chose à carrer !
  • J'entre dans le Beer Garden, avec cette impression bien réelle de me sentir épié par une flopée de minettes en panne d'oseille.
  • Alex, noyé dans son pastaga, ne m'adresse plus la parole depuis notre dernière prise de bec.
  • ce crétin me gonfle et je serais tenté de lui foutre sur la gueule.
  • Fabrice, un ancien partenaire de comptoir fringué en costard, vient nous serrer la pince.
  • Ce couillon est « graphiste en freelance » et se la joue grave.
  • Comme la majorité des expats de ce pays, ce n'est qu'un pochtron sûr de lui, baiseur et escroc.
  • Tonton pourrait agoniser devant moi, je n'abrégerais pas ses souffrances, au contraire, je me palucherais devant le spectacle.
  • La loufiate m'apporte mon smoothie et mon hamburger, j'attaque la becquetance sans attendre.
  • Il veut mon poing dans la gueule, le retardé ?
  • J'connais un bar à pipes dans la Soi 8, et une superbe vidangeuse !
  • Tu viens avec nous, Tonton ? –Ah nan, les mecs, j'vais m'allonger avec un bon bouquin et dormir tôt. Demain, j'pars à Kanchana. –Du coup, je sais pas, moi… me répond Gérard. –Allez merde ! j'insiste. Gérard, tu vas pas coller l'cul d'René, il va s'coucher de toute façon !
  • Viens, j'te paye une bouche ! –Mais moi, j'ai pas beaucoup d'argent… –T'as d'la merde dans les feuilles, Gérard ? J't'ai dit que j'te payais une bouche !
  • Le cornac arrête son éléphant devant un couple de backpackers émerveillés. Les touristes sont d'un con !
  • je repère la grosse, la dernière pompe à foutre à m'avoir vidangé les grelots dans ce blowjob-bar.
  • Nous longeons les stands bordéliques de Sukhumvit où les Farangs négocient les prix des sapes, des statues de Bouddha et des jouets, je ralentis à la vue des armes – poings américains, matraques électriques, schlass, étoiles de ninja
  • Ici, la pornographie est officiellement interdite, et la prostitution inexistante. La bonne blague !
  • Nous tournons dans la Soi 7/1, dite « la rue des short times ».
  • Nous passons devant le Bangkok Beat et le Star Inn, une guesthouse tenue par deux franchouillards.
  • Son prestige vient du fait que toutes ses travailleuses sont des gouines et que la moitié d'entre elles sont ouvertes à la sodomie et au bondage.
  • Le proprio des lieux, Eddie, est un mix d'Antonio Banderas, de pimp américain des années soixante et d'acteur porno.
  • Mes filles sont clean, test HIV toutes les deux semaines et, au niveau de la baise, c'est le top du top !
  • Mes nanas te bouffent le cul et se partagent ton sperme.
  • Pour savoir si une gonzesse taille correctement des pipes, je lui fais sucer une banane. Si la banane conserve des traces de dents après le test, c'est que la gonzesse ne sait pas pomper. Verdict : je ne l'embauche pas.
  • Bruce, « Eden brother », a repris le flambeau quand Papa a chopé son cancer de la peau.
  • Tronche quelconque mais corps de déesse : pétard bombé, jambes longues et musclées, silhouette fine, nichons naturellement gros.
  • Une nurse attrape Gérard par le bras et le tire dans le bordel, en lui précisant : « Here, you can boum-boum ! »
  • J'en désigne une à l'apparence adolescente, longue chevelure noire et appareil dentaire digne d'une écolière. Bandant à mort !
  • Nous pénétrons dans une salle blanche très clean équipée d'une douche, d'un fauteuil design et d'un lit à baldaquin.
  • « For miam-miam, we put condom ? » demande la fille. Alors là, tu rêves ! Une capote ? Pour la turlute ? Alors là, tu rêves ! Elle peut aller se faire foutre, la pouffiasse, on ne me suce pas avec une capote.
  • La sensualité est une castration psychologique pour un gars comme moi, excité par une partie de baise bien hard. Je veux la tringler jusqu'à l'os, la ramoner encore et encore, lui enflammer la chatte et bousiller son fiacre.
  • j'ai toujours été soûlé par les gonzesses qui se présentent à moi une serviette autour de la taille. J'aime les filles en habits sexy
  • Je m'approche d'elle, la queue raide comme une barre de fer.
  • elle sort une capote de son emballage, me l'enfile, s'allonge et adopte la position de l'étoile de mer. Tout ce que je déteste !
  • La tête lourde, je transpire comme un gnou et tremble de tout mon corps.
  • Je saisis le paquet de blondes posé sur la table de chevet, en extrait une clope, puis je sors deux feuilles, ma beuère et prépare un pétard. Fumer va me détendre.
  • Fumer va me détendre. Rêve pas !
  • Je suis vautré sur le sol de ma piaule, une casquette plombée sur le crâne.
  • Sur le plancher, une flaque de gerbe empuantit la pièce.
  • Je quitte l'hôtel, affamé et me bouge à la tirette placée devant l'entrée du Nana Plaza. Je glisse ma carte de crédit dans le distributeur, balance mon code et retire 20000 bahts.
  • Le Hillary, un club branchouille de la Soi 4.
  • Un groupe de merde reprend la chanson « Africa », de Toto. Ça me fait doucement sourire de voir des Thaïs se la jouer tiers-mondistes devant un public de Farangs
  • Un groupe de merde reprend la chanson « Africa » de Toto. […] Ces artistes en carton feraient mieux de chanter cette daube à leurs compatriotes.
  • Une yin assez bien gaulée, tiffée d'une coupe à la garçonne, me frôle le bras
  • Tant pis pour mon verre, les serveurs n'ont pas l'air de vouloir se retirer les doigts du fion. Je me casse du rade.
  • Quand je pense à tous ces humanitaires bouffeurs de touristes sexuels, ignorants et dogmatiques…
  • et baissent leur froc devant les bousins locaux protégés par le gouvernement.
  • L'indignation à géométrie variable, de ces connards d'assoces humanitaires.
  • Nous passons les portes du Bamboo et posons notre cul au comptoir.
  • Le Bamboo, une usine à picole à la clientèle multiethnique
  • je règle illico la check bin et pousse mon sky vers Gérard. « Tiens, Gégé ! Le Jack, c'est meilleur que le jus d'mangue ! » Il repousse mon verre. « Nan, Jeff, je peux pas à cause de mes médicaments. –Gérard, arrête de toujours jouer le rabat-joie ! Qu'est-ce que t'en as à foutre de tes pilules abrutissantes ? »
  • Tu sais, Gérard, les neuroleptiques, j'peux les avoir gratos, et les miens sont compatibles avec l'alcool.
  • Je fous la main dans ma poche pour récupérer ma plaquette de Cialis, en sors quatre cachetons et les glisse dans la main du boîteux.
  • Ses allocs versées par la Cotorep ne lui rapportent pas plus de 700 balles par mois, autant dire pas des masses quand tu vis dans la capitale.
  • le handicapé m'avait raconté son histoire : ses vieux l'avaient envoyé en Thaïlande pour bosser comme plongeur dans le restau de son frère, sur le Riverside. J'ai bien compris qu'ils s'étaient débarrassés de leur boulet.
  • À peine arrivé à Bangkok, son frangin est mort d'un infarct' et Gérard s'est retrouvé seul.
  • J'observe mes mains, moites, tremblantes, et mes arpions presque tous dépourvus d'ongle.
  • Le site présente une gamme de meufs et de ladyboys photoshopés. Je flashe sur Aya, une jolie yin au visage infantile
  • je viens de recevoir un mail. L'agence. Ils sont réactifs ! Aya n'est pas dispo, mais ils me recommandent Ticha, une fille qui, paraît-il, me plaira.
  • Sale Thaï de merde ! Je me lève, les poings serrés. Envie de lui cracher dessus… « Don't do that ! » répète ce macaque.
  • Il s'enfile une lampée de son breuvage, tousse et tire la grimace
  • Je sors un cachet de Cialis de sa plaquette et le lui tends. « Tiens, gobe ça ! »
  • Gérard sirote et tire la tronche à chaque gorgée qu'il s'envoie dans le cornet.
  • Je surveille l'heure, sur la pendule du beer-bar. 21h40. Il va falloir se bouger. « Gégé, on va y aller ! »
  • Une envie soudaine d'éclater la gueule du travelo.
  • Ces connards de tuk-tuk touchent une com et se font défrayer en essence partout où ils te traînent.
  • Téma la face de cadavre qu'il s'paye, là-luice ! lance derrière moi un Beur de banlieue à son pote. Un clochard cancéreux ! Laisse-tomber la dégueulasserie !
  • Certains Saoudiens du Grace Hotel, l'hôtel des grasses, pourraient se payer de superbes plantes russes mais nan, au lieu de ça, ces crétins invétérés préfèrent tirer des cageots de cent kilos.
  • Le visage de la fille se crispe. Son sourire, aux abonnés absents.
  • Gérard, l'air paumé, ne pipe pas un mot. Le boîteux semble se demander ce qu'il fout dans ce short time hotel avec une yin et mézigue.
  • Tu es prêt ? je demande au boîteux. –Prêt pour quoi ? –Prêt à la baiser ! Gérard se gratte la tête : « Je sais pas, Jeff ! »
  • Les regards en disent souvent long et je veux lui montrer comment je la considère. Comme un jouet, une proie, une boîte à trous.
  • « Si tu baises cette salope, King Kong, je te tue ! » Je lâche la pute et me recule de trois pas. Merde de putain de chiottes ! Je remonte mon bermuda.
  • Il pose ses palmes sur les joues de la gonzesse et persévère. La yin ne cherche plus à résister et laisse le handicapé lui rouler une pelle.
  • je contrains la pute à le regarder. Elle rouvre les yeux, tandis que le boîteux l'emballe ardemment comme un môme de treize piges inexpérimenté.
  • Gérard lui pelote ses nibards en forme de poire puis glisse un doigt dans sa petite chatte rasée.
  • Il ôte ses mains de la fille, s'allonge sur le pieu et retire son slibard.
  • La yin fouille dans son sac à main, sort une capote et du lubrifiant KY. Elle extrait le préso de son emballage et le rapproche du zob de l'handicapé.
  • Gérard bande à fond, le Cialis fait son effet. Raide comme un piquet, le handicapé serre les poings et ses yeux se révulsent à la manière d'un épileptique en crise.
  • Ce n'est pas vrai, ce con est foutu de cracher la sauce maintenant.
  • Putain de chiotte ! Putain de chiotte ! J'aimerais tellement voir son visage se décomposer au moment où je l'enfourche.
  • Je me rapproche d'elle, molarde dans ma main et lui lubrifie l'oignon.
  • Il désigne la cagoule de l'index, Ticha comprend et la lui enfile sur le braquemart.
  • Il s'immisce entre ses cuisses et commence à la pilonner maladroitement.
  • je m'apprête à exiger de Gérard qu'il la dérouille en levrette
  • Même en Thaïlande, ce n'est pas tous les jours que le boîteux fourre sa trique. « Alors, Gégé, heureux ? je le sonde. »
  • On remettra ça, hein ? –Ouais, j'veux bien ! / Tu m'étonnes.
  • Un message ? Je grogne, récupère le morceau de papier qu'elle me tend et le déplie : « Jeff, il faut qu'on se voie. » C'est signé René. il me veut quoi, le schnock ?
  • Je demande à la réceptionniste le code d'accès à Internet ; elle me file un petit carton sur lequel est inscrite une série de chiffres et de lettres. Je pars poser mon cul devant l'ordi de l'hôtel.
  • Je me suis toujours demandé comment le Tonton pouvait supporter de crécher dans ce taudis de la Soi 21, lui qui a du fric et qui est tout sauf radin ou même économe.
  • –Dis-moi, Jeff, tu es malade ? –Si on veut. –Regarde-toi, Jeff, tu fais peur !
  • Explose-lui la gueule ! Je serre les poings.
  • Gérard est assez grand pour se gérer lui-même.
  • Je ne lui laisse pas le temps de hurler et lui colle une droite en pleine face.
  • mes ciseaux pointus comme un surin.
  • Les vendeurs du Night Market commencent à ranger leur matos
  • J'aurais pu attendre demain pour prendre le bus d'Ekamai mais le temps presse, je ne souhaite pas m'éterniser dans la capitale.
  • Je lève le bras pour attirer son attention, il me repère aussitôt et rapplique dans ma direction. Allez, grouille-toi, abruti, je n'ai pas que ça à foutre !
  • On va où ? –À Pattaya ! –À Pattaya ? Mais moi j'ai pas d'argent. T'occupe !
  • Je le conduis jusqu'au taxi, ouvre la porte de la caisse. « Allez, Gégé, grimpe ! –Mais on va revenir quand ? Arrête de poser des questions ! Monte, on s'casse de là ! »
  • Trois heures trente du mat', la night life est à son comble dans la Sodome et Gomorrhe du Siam.
  • Je ne me suis rendu qu'une seule fois à Pat-Pat, bien avant de m'installer en Thaïlande. J'avais passé cinq jours dans ce boxon en compagnie de deux potes de France dont je ne me souviens plus des noms.
  • J'insiste un peu, il finit par ouvrir les yeux. On est arrivés, Gégé, on est à Pat-Pat. –J'ai fait un cauchemar ! il m'explique en se frottant les mirettes. –C'était quoi ? Raconte…
  • Un trop-plein de musiques résonne dans la ville, un mélange d'électro, de country, de r'n'b et de chansons folkloriques.
  • On dirait que ma tronche n'effraie pas les courtisanes de Pattaya. La multitude des néons me saute aux yeux dans ce Las Vegas bas de gamme consacré au cul, un coup à vriller en crise d'épilepsie.
  • Une ville « quartier rouge » où les GI venaient se soulager les couilles aux lendemains de la guerre du Vietnam.
  • Sur cette chienne de terre, aucun putophile ne se sent aussi comblé qu'à Pat-Pat, parole d'expat.
  • Collé à notre hôtel, le Diamond Massage, spécialisé dans le body et le soapy, ou comment se faire astiquer le manche dans un bain moussant.
  • Les Asiates, les putes, les Farangs, les racailles de nos banlieues françaises
  • une grande brune bien bandante se dandine justement au-dessus de nos têtes, dans une cabine en verre rattachée au Russian Cabaret. « Elle est belle ! » s'extasie Gérard. Ouais, cette salope est bonne mais à mon avis elle coûte plus 200 dollars que 1000 bahts.
  • Un Jack pur pour moi, un Jack-Coke pour le handicapé.
  • Difficile à traduire, elle dit en gros que tu es un Farang de merde qui se croit tout permis.
  • Une blondasse aux obus énormes s'assoit aux côtés de Gérard et engage la conversation.
  • Après quelques secondes de trémoussements, une minute grand max, la rouquine s'arrête pour me réclamer un tip.
  • Il a flingué l'ambiance de ce cabaret de pétasses russes.
  • Je traîne mes pattes dans la Walking Street, avec une furieuse envie de me nourrir
  • Je m'approche d'elle pour contempler le tableau mais ne m'éternise pas, flippé de sentir la menace de Phi Noy flotter autour de moi.
  • Une ribambelle de moines, en pleine tournée des aumônes, avance pieds nus en file indienne.
  • une ruelle dont les bars doivent rincer les autorités pour poursuivre la fête après l'heure limite.
  • Soi Lucky Star, la Soi des défoncés, à en juger par la dégaine des pèlerins qui s'y engouffrent.
  • Je dresse mon poing dans sa direction et tends mon major : son sourire disparaît.
  • Je reçois un choc à l'arrière du crâne, un second dans la face, je perds l'équilibre et m'écroule par terre. On me savate la gueule.
  • La Thaïlande, pays du sourire. Explique ça à un Thaï qui a perdu la face ! « Le pays du sourire ». Seul un touriste ou un expat fraîchement débarqué au royaume du Siam peut sortir un clicheton pareil.
  • Je n'ai plus rien d'humain, je ne suis qu'un monstre. Une tronche de cancéreux sous chimio, la peau sur les os, des plaies, des bleus et des pustules sur l'ensemble du corps
  • Quand tu es expat, tu connais par coeur cette couillonnade qui consiste à acheter de la dope pour se retrouver deux minutes plus tard face à un flic enragé – ou un flic bidon – et devoir cracher de la thune pour éviter les emmerdes.
  • Amuse-toi à jouer le rebelle, à l'envoyer chier, et tu atterriras au poulailler.
  • combien de blancs-becs ont fini par croupir dans une geôle à cause de leur grande gueule ?
  • Je franchis les portes de l'hôtel, ignore les réceptionnistes – choquées par la tronche que tu te paies – et monte au premier par l'ascenseur.
  • « Tonton René est mort, c'est Alex qui m'a appelé pour me dire. » Il se remet à chouiner.
  • Il suffit d'assister à un anniv' ou un mariage pour s'en convaincre
  • rappliquer en ville pour user de ses charmes – écarter les cuisses – écarter les cuisses et polir des chibres de Farangs.
  • Après les spaghettis bolo et les tagliatelles carbo, j'attaque une onion soup.
  • J'en profite pour envoyer la commande de bloody steak with french fries ; en espérant ne pas me retrouver face à une semelle dure et imbecquetable.
  • Il est 14 heures et le boiteux roupille toujours. Il s'est repieuté en sanglotant.
  • Les bars s'échauffent peu à peu, cassent les prix des pintes pour attirer les clients
  • et me l'enfourne illico dans la bouche. Infoutu de le broyer, je laisse la bestiole frétiller un moment avant de l'avaler d'un trait.
  • Nous passons devant un rade où des jeunes mecs torse poil se trémoussent sur des tables, au rythme d'une disco bien ringarde.
  • La playa est peu sécurisée. Le spot idéal !
  • Dans mes souvenirs, les Soi 7 et 8 regorgent de beer-bars à ciel ouvert, blindés de chattes.
  • Des rades à perte de vue, de la musique r'n'b, rock, disco, amerloque et locale.
  • ou draguent simplement les chalands autour de gorgeons.
  • Une jeune lady-bar branchée – percée, tatouée et tiffée d'un béret
  • Moi, comme d'hab, je me retrouve sans compagnie.
  • les expats se méfient autant des « Barangs » du Cambodge, des expats de Djakarta et de Djibouti que de ceux vivant à Pattaya.
  • Ils ont choisi une vie rythmée par la picole et le cul.
  • la gazelle joue la carte de la pitié, lui caresse le dos en tirant une mine dépitée.
  • Comme si une pouf de l'Isan allait se soucier des problèmes d'un Farang !
  • Ça sert à rien d'raquer et d'payer des lady-drinks si c'est pas pour la troncher !
  • Les yins, malgré ma tronche en vrac, n'hésitent pas à nous aguicher
  • Elles [prostituées] discutent entre elles, se marrent, se chamaillent gentiment et se mettent à hurler comme des groupies à la vue du moindre larfeuille sur pattes, même le plus immonde.
  • Sûr, la Soi 6 ne fait pas dans la pute de luxe ni dans le chaland friqué.
  • Nous croisons quelques khwaay en bermuda-marcel, des faces de pochtron et des katoeys défoncés.
  • « I love you ! » nous hèle une boutonneuse charnue, assise à l'entrée du King Kong Bar. […] Intimidé par la yin, le boiteux baisse la tête.
  • La baiser aussi, par tous les orifices.
  • Hystérie collective, hurlements, une floppée de yins m'agrippe, me frappe au visage et dans les parties.
  • Gérard s'immisce dans l'échauffourée pour tenter de m'en extraire, se fait repousser violemment et se ramasse par terre.
  • Le vent souffle sur Pat-Pat, et le tonnerre gronde au loin. Sûr, il va flotter !
  • Ces blaireaux se comportent comme des colons, pensent connaître le pays et respecter ses habitants après s'être promené torse poil devant des locaux et avoir gerbé au pied des pagodes.
  • Je leur ferais bouffer leurs locks, avant de les dépecer.
  • Un débile pareil est infoutu de se démerder seul.
  • Un débile pareil est infoutu de se démerder seul. Je le tiens par les couilles, ce branlo.
  • Je reluque le groupe de babos avec appétit. Bruyants et équipés en alcool, ils me paraissent tous torchés.
  • le boiteux continue de me casser les burnes
  • Il va falloir la jouer, et propre. Ne pas céder tout de suite à mes pulsions. Préparer mon coup.
  • La fille porte des vêtements amples et bon marché. Le type de sapes à deux balles que tu dégotes à Chatuchak, des sandalettes aux pieds et un petit sac en bandoulière.
  • J'accélère le pas, elle jette un oeil par-dessus son épaule
  • Je dois la jouer fine, ne pas brusquer le temps, la mettre en confiance, refouler ma faim vorace.
  • J'reviens de Sihanoukville, on fumait grave et depuis que j'suis arrivée en Thaïlande, plus rien ! C'est relou !
  • Véronique, vingt-quatre balais, bourlingue en Asie depuis deux mois. Elle a débuté son trip au Vietnam, s'est ensuite bougée au Laos, en Birmanie et au Cambodge avant de rejoindre la Thaïlande.
  • Ces backpackers occidentaux m'insupportent.
  • Bourrés de principes judéo-crétins et universalistes, les pros pour te sortir des clichetons du type « les Thaïlandais sont sympas et souriants ».
  • Je leur pisse à la gueule, et les bouffe !
  • Ces hippies blindés d'oseille reviennent encore plus cons de leur road-trip, persuadés d'avoir côtoyé d'autres cultures.
  • À la cool, ils posent leurs panards sur une table basse où des locaux ont pris l'habitude de déjeuner
  • fument des pétards avec des rastas de Phangan, bouffent des insectes frits
  • Je leur crache à la gueule, et les bouffe ! Des aventuriers à la mords-moi-le-noeud, des colons en mission
  • Véronique fait partie de cette tribu de trous de balle
  • Nous débarquons dans la Walking Street, la sauce commence à s'abattre sur Pat-Pat.
  • La fiesta bat son plein, putes et chalands se draguent, se bécotent ou se pelotent, en attendant – ou pas – la fin de la nuit pour passer à la culbute.
  • Nous franchissons les portes du Diamond Hotel. Le petit vieux de la sécu nous salue.
  • Elle me demande pour la troisième fois de rouler un pétard et, pour la troisième fois, je la laisse patienter. Je n'ai pas de beuère, elle va finir par s'en apercevoir.
  • Je mate le visage de Véronique, sa face de routarde hautaine, sa veine frontale
  • –Bon, tu le roules ce bédo ? s'impatiente la connasse.
  • J'entends Gérard dégobiller, puis le bruit de la chasse d'eau.
  • Je décolle mon cul du plumard et m'avance vers elle en souriant.
  • Je maintiens la pression, prolonge l'asphyxie et me mange un pain dans la mâchoire.
  • ses yeux convulsent, puis elle se détend. Je serre, encore et encore. Game over, pétasse ! Game over, pétasse ! Je la lâche et me relève, en transe.
  • Je tremble de tout mon corps et transpire comme un boeuf.
  • moi, je ripaille sur le sol de la piaule depuis plus de deux plombes
  • Je me fourre un morceau de chair dans le bec
  • Je tente de virer la pointe des ciseaux de mon sternum. Ma vision se trouble
  • Je vais l'aider mais ce n'est pas gagné.
  • en particulier Chivas le clandé

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