Évaluations des dictionnaires d’argot
Extraction automatique des évaluations de gb mentionnées dans la Bibliographie des dictionnaires d’argot.
- Ni lexique ni dictionnaire, mais une liste de phrases construites, avec soit l’équivalence en français familier standard ou vulgaire soit le récapitulatif des mots-clés. Difficile à utiliser, aucun index, saturation excessive des exemples, équivalence approximative, sans doute des artefacts (verlan), ensemble très bas de gamme mais pas sans intérêt ; pas d’indices signalant l’authenticité ou la diffusion des mots employés, des choix douteux par rapport au sujet annoncé (mettre la viande dans le torchon, rouquin (vin), etc.) (gb)
- La dernière des lettres, la seule qui soit longue, publiée 4 mois après les autres, est nettement différente, pour le style et pour le propos, des précédentes. C’est de loin la plus suspecte. (gb)
- Excellent ouvrage, l’un des premiers à aborder ce qu’on appelle « la langue populaire » de façon descriptive plutôt que normative : il ne s’agit pas d’un préservatif et ce n’est pas non plus un recueil de mots burlesques. S’intéresse moins à l’argot qu’au « langage populaire », au « parler quotidien », à ce qui se dit dans la rue et à comment ça se dit. En plus d’un lexique, placé en seconde partie du livre, on trouve une étude linguistique riche et détaillée en forme de grammaire (prononciation, formation des mots, genre, nombre, article, verbe, préposition, etc.) Un chapitre sur les locutions. Livre sévèrement critiqué pour des motifs peu linguistiques au fond : accusé par exemple de propager ou de donner du crédit à un mauvais français et on va jusqu’à mettre en doute le patriotisme de l’auteur, qui semble si proche du « peuple ». Les préfaces se font l’écho de cette querelle. (gb)
- Riche, sérieux, datations, attestations sourcées (sans numéro de la page), registre. Très bonnes Introduction & Présentation, bibliographie riche, mise en page claire. Bon ouvrage. (gb)
- Riche, vivant, sérieux, avec attestations systématiques bien sourcées et historique ; nombreuses citations (internet utilisé). Entrées développées ; marques d’usage (rien/fam./grossier/outrage). Large bibliographie et index. (gb)
- À utiliser très prudemment ; semble fortement inspiré des Mémoires de Vidocq et des Vrais Mystères de Paris. Il faudrait faire un tri sérieux pour voir s’il y qqchose à conserver dans ce lexique. (gb)
- Dictionnaire général et personnel où l’on trouve, en minorité, quelques entrées argotiques (go fast, fliquette, hirondelle, etc.) (gb)
- Présentation synthétique, argumentée et vivante, des dictionnaires d’argot généralistes vers 1990. Avec des remarques intéressantes sur DHAF, Albert Doillon & Doillon Alfral, Perret1982, Colin1990. Bon article, à ceci près qu’il est trop favorable à Colin1990. Rend hommage au travail de Doillon. (gb)
- Ressemble à un empilage de mots, bête et méchant, sans citations, sans sources, sans registres, et généralement sans dates. Quelle valeur ajoutée ? (gb)
- Ouvrage de type récit documentaire ; se termine par un Petit lexique polisson à l’usage des non initiés aux pp. 213–220, de peu d’intérêt. Environ 50 entrées, non spécialement réservées au monde de la prostitution (ensemble à caractère soit érotique – 69, missionnaire, peep show, feuille de rose, etc. — soit général). Définitions « spirituelles » souvent peu limpides. (gb)
- Bon ouvrage réussi, non savant (ni étymologies, ni datations, ni études linguistiques) mais très riche, précis, clair et vivant. Plutôt orienté sur le pop. et le fam. que sur le arg. (gb)
- L’entrée, sans indication grammaticale, généralement sans source et sans date. Quelques indications étymologiques, quelques exemples construits par l’auteur. Indique le domaine d’usage (mer, terre, air, etc.) Pas de préface indiquant la méthode employée, pas de bibliographie listant les sources utilisées. Probablement une compilation plus des recherches personnelles. Essentiellement centré autour de l’argot militaire (écoles comprises), plus d’autres choses moins militaires (salopard, goumi, avoir des oursins sous les bras, etc.) Ensemble assez riche, probablement intéressant, mais plombé par l’absence d’informations. (gb)
- 3500 entrées annoncées dans cette dernière édition. Riche pour la quantité, mais globalement pauvre pour la qualité. Toujours aucune information sur les sources et pas de bibliographie digne de ce nom. Certaines notices sont strictement recopiées sur un autre dictionnaire (cf. passer à la croupière, passer à la patience, pris chez Merlin), ne cite même pas ses sources et n’éclaire pas les difficultés. Mêmes remarques que pour l’édition 1996. (gb)
- Texte de type documentaire contenant un peu d’argot ; absent de YP et ne semble pas avoir été utilisé par DHAF ; contient des attestations intéressantes. La partie documentaire semble bien informée. Moins vivant et moins argotique que Chabot 1835. (gb)
- Texte de type documentaire fortement argotique ; absent de YP et ne semble pas avoir été utilisé par DHAF ; contient beaucoup d’argot, dont des attestations intéressantes. La partie documentaire semble bien informée. (gb)
- Compilation générale, conforme à l’esprit de la série Le français retrouvé, où l’on rencontre tous les registres et, ici, compte-tenu du sujet sans doute, une petite proportion de mots familiers, populaires ou argotiques. Registre presque jamais indiqué ; parfois des dates, parfois une citation, souvent une motivation ou une étymologie ; pas de bibliographie. Intérêt mineur mais ensemble riche, sans organisation méthodique. (gb)
- Intéressant compte-rendu, critiquant essentiellement le fait que, croyant traiter de l’argot des tranchées, donc du lexique militaire, Sainéan (Lazare). L’argot des tranchées ne traite en vérité que du « langage parisien ». Avec propositions de Cohen pour une définition de l’argot au sens large : 1° le lexique familier ; 2° les langages spéciaux (caractérisé par : a) vocabulaire familier peu étendu ; b) inorganisation des processus de création ; c) multiple et régional) 3° les langages secrets ou jargons. (gb)
- Cette édition (de 1990, 1997), publiée chez Larousse, prend la succession de Esnault (Gaston). Dictionnaire historique des argots français. Elle lui est inférieure, en qualité et en quantité, et s’est majoritairement étoffée d’un lexique issu de la littérature policière et d’un lexique de niveau « familier/populaire ». On a plus le sentiment de lire travail de synthèse qu’une œuvre d’érudition. La dimension historique, riche chez Esnault, a disparu du titre comme du contenu. Les apports personnels des auteurs semblent peu importants. Citations, datations, sources, étymologies. Plus je l’ouvre plus je trouve cette édition, pourtant réalisée à 3, lacunaire ; mise en page claire. L’ensemble est nettement insuffisant. (gb)
- N’est pas un lexique, ni une étude, ni un compte-rendu. Titre mal choisi : ne concerne pas « l’argot militaire » ni la guerre. Prépare la publication à venir de Dauzat (Albert). L’argot de la guerre. Généralités sur la langue des soldats (« Ce serait pourtant une erreur de croire qu’une langue nouvelle est née au bout de quelques mois de guerre » ; supériorité de la ville sur la campagne ; « Ce n’est que lentement […] que de nouveaux mots ont vu le jour. ») ; idéalisation patriotico-linguistique (« [ces mots nouveaux] sont excellents, marqués au coin d’une bonne frappe bien française […] qui révèlent l’âme de la race, vive, imaginaire et gouailleuse jusqu’au milieu des périls. ») ; étude superficielle de poilu et de boche et de quelques autres ; mise en garde méthodologique (visant Sainéan entre autres) contre l’utilisation des témoignages écrits et indirects (livres, correspondance, presse) ; critique hautaine du « petit travail intéressant » de Sainéan1915 et énumération des mots que son auteur (« étranger ») a eu l’imprudence de marquer comme nouveaux. (gb)
- Il ne s’agit pas d’un dictionnaire à proprement parler (le sens n’est indiqué que lorsqu’il n’est pas connu) mais de la pléthorique liste des unités lexicales relevées par l’auteur dans un corpus sous-utilisé de type populaire. Les dictionnaires habituels, soit les ignoraient, soit les dataient plus tard. Très ample bibliographie ; citations innombrables, indications grammaticales et datations systématiques. Avec index phraséologique. Remarquable. (gb)
- Il ne s’agit pas d’un dictionnaire à proprement parler (le sens n’est indiqué que lorsqu’il n’est pas connu) mais de la pléthorique liste des unités lexicales relevées par l’auteur dans un corpus sous-utilisé de type populaire de l’époque révolutionnaire. Les dictionnaires habituels, soit les ignoraient, soit les dataient plus tard. Très ample bibliographie ; citations innombrables, indications grammaticales et datations systématiques. Remarquable. (gb)
- Il ne s’agit pas d’un dictionnaire à proprement parler (le sens n’est indiqué que lorsqu’il n’est pas connu) mais de la pléthorique liste des unités lexicales relevées par l’auteur dans un corpus sous-utilisé de type populaire. Les dictionnaires habituels, soit les ignoraient, soit les dataient plus tard. Très ample bibliographie ; citations innombrables, indications grammaticales et datations systématiques. Avec index phraséologique. Remarquable. (gb)
- Lexique bref, juste l’essentiel, vocabulaire classique (doublard, perdreau, tapin, gagneuse, etc.) (gb)
- Très généraliste : arlequin de mots d’un peu tous les métiers et de tous les registres (qui ne sont pas signalés : tout est traité de la même façon, grande oreilles (police), demanderesse (droit), piaf (pompier), prébain (photographie), etc.) Superficiel. (gb)
- Ouvrage qui ne porte pas sur l’argot mais sur la « langue populaire » de Paris et de la province (autour d’Orléans notamment). S’apparente d’abord à un répertoire de fautes : énumération de barbarismes - « Le lecteur est prévenu que j’appellerai Barbarismes, tous les mots qui ne sont pas français » -, solécismes, prononciations vicieuses, faux-amis, etc. Il s’agit donc d’un préservatif. Si, de ce strict point de vue, l’ouvrage n’est guère original (on y rencontre la critique de « colidor » et celle de « siau »), il reste intéressant quand il témoigne de ce qu’était, peut-être, le langage « populaire » au début du XIXe siècle et quand il note des mots ou des locutions absentes des dictionnaires conventionnels (faire sa chipi, bougrasser, gueulard, couper le musette, etc.) (gb)
- Ce dictionnaire de l’argot, du français familier et « populaire », ici nommé « français non conventionnel », s’intéresse essentiellement (mais pas strictement) au lexique des années 1880–1980, à partir d’un corpus riche et inévitable : le Père Peinard de Pouget, les Pieds Nickelés de Forton, les textes de Breffort, Galtier-Boissière, Queneau, et Fallet, etc. Les notices des mots traités sont parfois riches et parfois intéressantes : mot, sens, citation, datation (trop souvent non attestée, George dit vrai), étymologie (parfois médiocre), remarque. Le travail est relativement intéressant pour ce qui est fait, mais terriblement lacunaire ; il est agaçant qu’il ignore un grand nombre des mots qu’on rencontre dans les titres de la bibliographie utilisée. Globalement insatisfaisant. (gb)
- Probablement le meilleur dictionnaire d’argot français, non remplacé à ce jour : très riche, articles avec datations et étymologies et parfois localisations. Colin & Mével en prennent la succession chez Larousse sans le remplacer mais pas sans le faire regretter. Largement utilisé par le TLF et le Grand Robert. (gb)
- N’est pas historique (pas de datations, pas d’attestations, pas d’étymologies) ; les termes marqués arg. et les expressions fam. sont en minorité. (gb)
- Sous un titre nouveau il ne s’agit que de la réédition des dictionnaires parus chez Fayard : Doillon argent, Doillon sexe, Doillon violence, Doillon santé, Doillon sport, précédée d’une préface de Duneton. L’ensemble n’apporte donc rien de neuf, au contraire : les volumes n’ont pas été fondus mais simplement mis à la suite les uns des autres (ni entête ni pied de page pour signaler dans quel volume on se trouve !), les bibliographies ont été supprimées (sauf une, in fine, probablement celle —la meilleure— du volume consacré à l’argent). La préface de Duneton, qui n’a rien à dire et ne craint pas d’avouer avoir eu peur des fiches de Doillon, est pathétique. (gb)
- Riche volume, notices parfois longues, toujours datées et sourcées, comprenant des choses connues et d’autres plus nouvelles, de l’argot, du français familier et « populaire », historique et contemporain ; la thématique de ce volume est à entendre au sens large (le vocabulaire de l’argent, les moyens de le gagner ou de le perdre, dans différentes professions, les dettes, le turf, la mendicité, etc., et d’autres choses plus ou moins éloignées du sujet : choléra (=viande avariée), daron (=patron), sarrasin (=ouvrier non syndiqué), etc.) Préface sans intérêt, ample bibliographie raisonnée, c’est-à-dire critique (« importante et aussi précise que possible, récapitule et condense la plupart des références rencontrées au long de notre Corpus. »). Intéressant. (gb)
- Riche volume, notices parfois longues, toujours datées et sourcées, comprenant des choses connues et d’autres plus nouvelles, de l’argot, du français familier et « populaire », historique et contemporain ; la thématique de ce volume est à entendre au sens large (médecine, anatomie, drogue, alcoolisme, etc., et d’autres choses plus ou moins éloignées du sujet : motte de beurre (=crâne chauve), rides du lion (=type de rides), consolateur (=vin), etc.) Préface sans intérêt, ample bibliographie. Intéressant. (gb)
- Riche volume, notices parfois longues, toujours datées et sourcées, comprenant des choses connues et d’autres plus nouvelles, de l’argot, du français familier et « populaire », historique et contemporain ; la thématique de ce volume est globalement homogène (le vocabulaire du sexe, des activités sexuelles, de la prostitution pour l’essentiel). Préface sans intérêt, ample bibliographie. Intéressant. (gb)
- Riche volume, notices parfois longues, toujours datées et sourcées, comprenant des choses connues et d’autres plus nouvelles, de l’argot, du français familier et « populaire », historique et contemporain ; ensemble assez homogène. Préface sans intérêt, ample bibliographie. Intéressant. (gb)
- Riche volume, notices parfois longues, toujours datées et sourcées, comprenant des choses connues et d’autres plus nouvelles, de l’argot, du français familier et « populaire », historique et contemporain ; la thématique de ce volume est à entendre au sens très très large (le vocabulaire de la répression, certes, mais beaucoup d’autres choses bien éloignées de l’idée qu’on se fait de la violence : ventouse (=matériel de voleur), chassue (=aiguille), gueulophone (=portevoix), beauf (=beau-frère prolo), etc.) Préface sans intérêt, ample bibliographie. Intéressant. (gb)
- Caractères trop gros, contenu trop maigre, mise en page parfaitement atroce. Duneton recycle beaucoup de choses vues ailleurs. Les notices sont globalement faibles. Seuls les exemples, forgés sans esprit, sont nouveaux. Le lecteur est à l’abri du plaisir. (gb)
- Lexique intégralement recopié sur Alexandre (Michel). Le langage quotidien de la police, 1997. Définitions atroces (truqueurs : “jeunes hommes feignant de céder aux charmes et aux avances des homosexuels, le plus souvent dans des bars, afin de s’introduire dans leur appartement appartement pour les dépouiller” ; tapissage : “parade de représentation des suspects organisée par les policiers devant témoins” ; ruban : “trottoir sur lequel les prostituées officient”) ou fausses (taulière : “prostituée”). Parfaitement nul, un mauvais recopiage sans recherche ni travail. (gb)
- Contient un lexique intitulé Notes pp. 171–176 où les entrées argotiques à proprement parler sont très minoritaires : environ 30 (argot militaire général dans l’ensemble) sur 140. (gb)
- Intérêt très limité. Peu de mots, grosse influence me semble-t-il du lexique à la fin de Raban et Saint-Hilaire (E. Marco). Mémoires d’un forçat ou Vidocq dévoilé. Les auteurs ont beau être magistrat, avocat et archiviste de la préfecture de police, il n’y a ici qu’une simple copie, non évaluée, parfois douteuse. La définition de l’argot, qui place les criminels après les saltimbanques, est peut-être plus personnelle. (gb)
- Article riche, à caractère lexicographique plus que grammatical (ce qu’il y a de grammatical, ici, c’est le plan : il est organisé par figure de style), de qualité, sans charité à l’égard de ses prédécesseurs. Annonce la publication de Esnault (Gaston). Le poilu tel qu’il se parle. (gb)
- Riche et important dictionnaire englobant, conformément au titre, de l’argot, des locutions « populaires » et beaucoup des mots régionaux. Nombreuses citations. Certains articles sont développés et encyclopédiques. (gb)
- À proprement parler, il s’agit plutôt d’un dictionnaire de la langue politique au sens large (politique, journalisme, histoire parlementaire, procédure constitutionnelle, droit administratif, pamphlets) que d’un dictionnaire d’argot politique tel qu’on l’attendrait (où l’on trouverait sûrement de quoi désigner les bonnes places et autres filons rémunérateurs, les niches et les pantouflages, les porteurs de valises, les électeurs bidons, etc.) Assez riche (le champ visé est immense), notices plus ou moins décentes (souvent superficielles), généralement pas de dates ni d’attestations, forte dimension historique et culturelle. Sont regrettables : l’absence d’indicateur du registre et l’absence de la source (bien des entrées sont de type journalistique : coup de pouce, photo de famille, présidentiable, etc.) Donne l’impression d’avoir été rédigé par l’abonné du Canard Enchaîné ou un journaliste politique, voire un étudiant de Sciences Po, de droit ou de l’ENA, bien préparé pour l’examen de culture générale, plutôt que par un politicien ou un attaché parlementaire. Quelques entrées : Girondin, JO, phalanstère, europhobe, navette, petite révision, gauche caviar, entrer dans la carrière… Ensemble intéressant malgré tout mais superficiel et souvent éloigné du sujet annoncé (cf. gerboise bleue = nom de la première bombe atomique française) : au lieu d’argot il faut entendre « clichés, jargon, tics de langage », vocabulaire général de la vie politique en somme. (gb)
- Très intéressant texte, d’époque, vivant, autant sur « l’argot des poilus » (qui n’existe pas, selon l’auteur, sinon comme création de toutes pièces de l’arrière), que sur les conditions de possibilité d’un tel argot (il faut former un groupe alors que la guerre sépare). Vive critique de Sainéan (Lazare). L’argot des tranchées et des écrivains populistes parlant de « la blague d’un peuple souffrant mais pudique, délicat jusque dans ses misères, et qui meurt avec un bon mot » ; remarques sur les mots boche et poilu entre autres. Remarquable, moins en ce qui concerne le lexique que pour un aperçu de l’invention de l’« argot poilu » comme objet idéologique ; observations bien senties sur la distance qui sépare trop souvent l’observateur de son objet. (gb)
- Dictionnaire français conventionnel-argot seulement ; quelques citations éparses, index nominum. La source de certains mots peu connus aurait été bienvenue ; pas de dates. Compilation. (gb)
- Lexique assez riche mais imparfait : l’expression source n’est jamais indiquée, la grammaire non plus, pas plus que le registre. Intérêt probablement limité pour un éventuel traducteur (dictionnaire à sens unique : français conventionnel-argot français). Plutôt une compilation donnant une image générale (ni statistiques ni études sur l’évolution du vocabulaire) de l’argot de la Série Noire. (gb)
- Dictionnaire à vocation sérieuse : entrée, prononciation, cat. grammaticale, étymologie, citation, source, renvois synonymiques. N’indique pas la rareté ; n’indique pas les premières attestations ; ne fait pas bien apparaître le vocabulaire propre au « français contemporain des cités » (les néologismes de la banlieue) et le vocabulaire national plus ancien (flingue) : c’est dans la préface qu’il faut rechercher ces informations (malcommode). Reste assez léger : les éditions suivantes sont sûrement à privilégier. (gb)
- À moins que les deux pages absentes soient plus relevées, c’est bien léger et bien loin du titre… (gb).
- Bref lexique argotique sans grand intérêt. (gb)
- Dictionnaire intéressant avec quelques premières attestations et quelques difficultés. De l’argot se trouve également dans le texte. (gb)
- Compilation générale, faible et même pas maniable (sources et dates peu claires) ; articles fumeux ; index médiocre ; bibliographie sans intérêt qui n’annonce rien de bon ; probablement pas grand chose de neuf. Enfilage de perles (travailler comme un boeuf, boeuf de labour, gagner son boeuf, cheval de labour). (gb)
- Édition 2007 privée de l’avant-propos de Casciani. Regrettable. (gb)
- Livre très plaisant, illustré avec goût (Forton pleine page) ; bonne idée pour le « zoopraxiscope » en haut de chaque page. Le vocabulaire noté concerne le turf au sens strict et s’étend à ce qui s’entend et se dit dans le monde des pelousards (argot doit être entendu ici comme le lexique particulier à un milieu particulier ; des marques d’usage auraient été les bienvenues : emploi diffus ou spécialisé au monde des courses ? mot académique ou non ?) Notices développées ou courtes, selon les cas, avec ou sans citations. Généralement pas de datations. Des trouvailles : « vacciné à l’eau bénite », « pissenlit guatémaltèque » ; une partie du vocabulaire a été enregistrée sur le terrain au contact des turfistes, pros et parieurs. Bibliographie in fine. (gb)
- Dictionnaire français-argot uniquement ; liste de mots brute, riche (>15000 probablement) mais malheureusement sans aucun appareil critique, sans aucune source, sans aucune remarque. Du dictionnaire, on n’a que l’ordre alphabétique. Difficile de savoir ce qu’il ajoute à ses prédécesseurs ; difficile à exploiter. (gb)
- Bibliographie défectueuse : liste non raisonnée de titres [1003 références], sans numérotation des entrées et surtout sans index. Difficilement utilisable, des lacunes, des doublons, des coquilles, pas de distinction entre ce qui est vérifié et ce qui ne l’est pas. C’est probablement le pot commun de l’ancien Centre d’Argotologie : chaque membre a apporté ce qu’il avait sous le coude, ses paquets de références piochées çà et là, qui ont été ventilés alphabétiquement dans des catégories mal construites. Ensemble assez riche. Mais il ne s’agit selon ses auteurs que d’un brouillon qui, vœu pieux, devait être « réactualisé tous les ans par un additif » afin de doter le Groupe d’Argotologie d’une base bibliographique de départ en attendant « la bibliographie critique à venir » (Présentation de Françoise Mandelbaum-Reiner). On attend toujours… (gb)
- Léger et superficiel ; pas de préface, pas de bibliographie sur le sujet. Reprend beaucoup de vocabulaire des journalistes sportifs. Sources rarement indiquées, datations ignorées. Rien de bien argotique au sens strict. (gb)
- Lexique réchauffé sans originalité : c’est la reprise de la liste des mots d’argot donnée par le même auteur au Dictionnaire de la conversation « mais revue et augmentée d’après le Dictionnaire d’argot de Vidocq, et la Philologie comparée sur l’Argot de M. Francisque Michel. » (p. 253) (gb)
- Bibliographie riche, sèche, bien informée et très complète. Liste organisée en deux sections (argot général & argots spéciaux, listage alphabétique et chronologique dans les deux cas). Indique les rééditions et précise les ouvrages qui n’ont pas été consultés. Ne comprend pas les lexiques argotiques faits d’après les œuvres littéraires (Villon, naturalisme, etc.) Un défaut : les titres ne sont pas numérotés. (gb)
- Empilement de mots assez riche mais très difficile à exploiter. Les sources ne sont jamais indiquées (mot employé, entendu, lu ?), la pratique réelle est très très mal signalée (fréquence ? qui l’utilise : flicards, RG, CRS, criminelle, stups, racaille de banlieue, grand banditisme ?) ; il est impossible de savoir si le mot cité est en usage ou s’il a été recopié dans un dictionnaire (on a du mal à croire que : examen de binettes → passage des agents de police postulants devant le préfet Louis Lépine ; et solliceur à la goure sont d’usage actuel) ; la bibliographie donne le sentiment qu’une part du contenu a été recopiée ; la « webographie » est nulle (adresses non citées !!, nom du site parfois absent !!, orthographe douteuse : lexicologos pour lexilogos). La grammaire est bien entendu totalement ignorée. L’organisation est aberrante : le très courant sauter (v. tr.) (arrêter, interpeller) n’est pas une entrée : on le trouve mentionné à sauterie et comme synonyme de serrer (c’est le cas des 3/4 des mots à vue de nez, de n’apparaître que comme synonyme d’un autre), qui sont impossibles à retrouver rapidement : aucun système de renvoi). L’éditeur n’a vraisemblablement fait aucun travail, il se contente de diffuser : pas d’index !!! (sauf un médiocre index thématique), mise en page grossière (un fichier Word fait par un débutant dépourvu de goût, franchement pas mieux), probablement pas de relecture, une présentation très très bas de gamme. C’est vraiment dommage, il y avait de quoi faire quelque chose d’intéressant ; au lieu de ça, on n’a qu’une liste de mots, intéressante peut-être, mais difficilement exploitable. (gb)
- Assez riche vu de loin ; notices de type encyclopédique parfois développées au point de vue historique. Parfois incompréhensibles (cf. balançoire). Appareil lexicographique indigent : pas d’indication grammaticale, indication du niveau et du registre (technique, comédien, argot, académique, etc.) non systématique, intégrée dans le corps de l’article quand elle existe. Ne Les citations données sont datées en dépit du bon sens (Courteline, Une canaille est donné pour 1990, Corneille, Cinna pour 1948 !!) ; les sources sont absentes ou mal indiquées (qu’est-ce qui est nouveau/ancien ??). Ne dit pas clairement si le mot est d’usage actuel ou historique. Se limite parfois au sens, sans date ni attestation. Bibliographie des dictionnaires de la langue du théâtre bien maigre (12 titres). Assez faible vu de près. (gb)
- Compilation riche et lourde mais difficile à utiliser. Organisation générale plus ou moins thématique ; index récapitulatif ; bibliographie faible (ne cite que Guiraud et Delvau comme premières sources) ; datations, citations, étymologies non systématiques ; ignore un classique comme « choune » ; impossible de savoir ce qui est courant ou rare dans l’ensemble. (gb)
- Un peu de tout et n’importe quoi, médical, anatomique, prostitutionnel. Ni datations ni étymologies. Intérêt (très) mineur. (gb)
- Belle bibliographie, faite dans les règles de l’art, avec illustrations, une élégante mise en page et une jolie typographie. 365 notices numérotées et bien commentées (Yve-Plessis était conservateur à la bibliothèque de l’Arsenal), auteurs et titres reportés dans un index final. Un beau travail qui a bien vieilli : reste d’un grand intérêt, ne serait-ce qu’à titre de modèle. (gb)