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Argot et schizo devant le médecin | 2011-07-29

Argot léger ou schizophrénie délirante ? Vérifier dans le dico pour le diagnostic (#Argot #Cockney #Folie )

L'argot peut passer pour un symptôme de schizophrénie

Dans la comédie musicale My Fair Lady, une jeune vendeuse de fleurs se fait soigner par un docteur afin de se débarrasser de son argot et parler « comme une dame ». Au Royaume-Uni, cette « maladie du langage » pourrait être pire que l’on croit. Les médecins vieux jeu peuvent en effet confondre l’argot anglais avec des symptômes de schizophrénie, rapporte le site Mindhacks.

Ils ont retrouvé une étude de 2007 du British Medical Journal qui explique que « les jeunes utilisent parfois le langage de manière peu conventionnelle. Cela peut causer des problèmes de communication pour les docteurs âgés, en particulier quand ils cherchent à identifier le discours décousu [des schizophrènes] ».

La revue scientifique explique le cas d’un postier de 26 ans, qui avait consulté un psychiatre à cause de son humeur morose. Le médecin de «classe moyenne et plus vieux» a été interpellé par l’usage « inhabituel des mots » de son patient, qui lui avait pourtant expliqué parler en argot. L’article explique :

« Il n’était pas évident que [le patient] soit en train de montrer des signes subtiles de troubles de la pensée (qui se manifeste par un discours désordonné, et l’utilisation de mots inhabituels ou de néologismes) ou simplement en train de parler en argot. Cette distinction était cruciale pour le diagnostic puisque les troubles de la pensée sont un symptôme de psychoses et peuvent indiquer la schizophrénie. »

Les médecins sont donc allés vérifier que le jeune homme avait bien un discours « jeune ». Leur source, listée très sérieusement : urbandictionnary.com, qui regroupe les expressions « de la rue ». Bilan: « A notre grande surprise, la plupart des mots utilisés s’y trouvaient, et leur définition correspondait à celle que le patient avait donnée. »

Mindhacks remarque que les chercheurs n’ont pas manqué de zèle, mettant à la disposition de leurs confrères un tableau de correspondances, afin de distinguer langage décousu et expressions argotiques.

Ils concèdent d’ailleurs que le « cockney », l’argot londonien, peut facilement passer pour un symptôme de désordres psychiques pour les néophytes. Reste à savoir si le verlan risque aussi de passer pour un trouble psychologique...

Slate.fr

    Source : http://www.slate.fr(valider les liens) et Mindhacks.com(valider les liens), British Medical Journal(valider les liens)
    Posté par gb