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rue Albert Simonin, un enfant de la Chapelle | 2010-03-24

Discussions autour d'une rue Albert Simonin dans le 18e arrondissement. Le parti des 75000 fusillés refuse : Simonin avait collaboré (#Argot #Simonin #Reac )

Albert Simonin, écrivain, ancien collabo, aura-t-il sa rue dans le 18e arrondissement ?

Le conseil d’arrondissement du 18e a adopté, lundi 22 mars 2010, un vœu proposant de baptiser une rue du quartier la Chapelle du nom de l’écrivain Albert Simonin. Or l’auteur de Grisbi or not Grisbi, qui a inspiré le scénario des Tontons Flingueurs, était un collaborateur pendant la seconde guerre mondiale.

Le nom de l’écrivain Albert Simonin, auteur du livre "Grisbi or not Grisbi", adapté à l’écran en 1963 sous le titre "Les tontons flingueurs", pourrait bientôt être associé à une rue en création du 18e arrondissement de Paris (entre les rues Philippe de Girard et Pajol). C’est en effet le souhait du conseil de quartier La Chapelle-Marx Dormoy, qui a voté, le 11 février 2010, un vœu en ce sens. Albert Simonin, né en 1905 au 73 rue Riquet, a passé sa jeunesse dans le quartier. Simonin a même écrit un livre, "Confession d’un enfant de la Chapelle", publié en 1977, où il raconte son adolescence.

Mais Simonin, mort en 1980, chantre du parler populaire, traînait aussi un passé trouble. Au milieu des années 20, il est d’abord journaliste à l’Intransigeant, un quotidien d’extrême droite, antisémite, hostile en son temps au capitaine Alfred Dreyfus. Pendant la seconde guerre mondiale, Albert Simonin travaille pour le compte du Centre d’action et de documentation, un organisme de propagande antisémite et antimaçonnique financé par l’occupant et créé par Henri Coston, un collaborateur notoire (qui sera condamné à la prison à perpétuité après la guerre, avant d’être amnistié en 1955).

Au début des années 40, Simonin et Coston écrivent ensemble "Le bourrage de crâne", sous-titré "Comment la presse trompait l’opinion". Le bouquin, une brochure d’une trentaine de pages éditée par le Centre d’action et de documentation, dénonce « les entreprises de propagande destinées à nous faire croire que tout était bien chez nous, tout était mal chez eux (les Allemands) ». Une phrase, relevée à la fin du livre : « Les Juifs ont été, par une sage mesure, éliminés de la presse ; les maçons devraient l’être en principe. Qui pourrait affirmer que ces glissants personnages ont complètement disparu des administrations et des rédactions des journaux ? » À la Libération, ses activités de collaborateur valent à Albert Simonin d’être condamné à cinq ans de prison ferme. Au nom de la réconciliation nationale, il bénéficie, en 1954, d’un décret d’amnistie.

Présenté par Frédérique Pigeon, élue et présidente du conseil de quartier La Chapelle-Marx Dormoy, le vœu a été adopté à l’unanimité par le conseil d’arrondissement du 18e. « Gamin de la Chapelle exemplaire », pour les uns, « véritable référence dans un quartier populaire qui en a bien besoin », pour les autres, personne ne s’est penché sur le passé trouble d’Albert Simonin. Il est même envisagé de poser une plaque dédiée à sa mémoire sur la façade du 73 rue Riquet. La Commission de dénomination des voies se réunira le 8 avril 2010. L’organisme parisien, seul habilité à donner son feu vert pour baptiser les rues de la capitale, décidera du sort de la rue Albert Simonin.

    Source : http://www.dixhuitinfo.com/460(valider les liens) ; voir aussi http://www.dixhuitinfo.com/461(valider les liens) sur Simonin collabo
    Posté par gb