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Affiches électorales en français interdites autour de Bruxelles | 2009-05-04

Histoire belge, option humour flamand : les affiches électorales en français sont interdites dans les communes flamandes autour de Bruxelles. (#Belgique #Flamand )

belgique-francophone-flamand.jpg: 515x400, 68k (30 août 2010 à 19h49)

Des communes flamandes interdisent les affiches électorales en français

Plusieurs communes de la périphérie flamande de Bruxelles ont décidé d'interdire les affiches électorales en français dans la perspective des élections régionales et européennes du 7 juin, jetant de nouveau de l'huile sur le feu dans les tensions linguistiques belges.
En Belgique, les municipalités sont tenues de mettre à disposition des partis des panneaux sur lesquels coller leurs affiches dans le mois précédant une élection. A Hal, commune flamande située à 20 kilomètres de Bruxelles, les élus viennent de décider que seuls les partis néerlandophones pourraient coller leurs affiches sur ces panneaux. A Affligem, à 25 kilomètres au nord-ouest de la capitale, les autorités ont décidé de recouvrir avec des feuilles blanches les affiches électorales en français.
Le parti centriste francophone CDH a dénoncé, lundi 4 mai, une nouvelle atteinte aux "droits élémentaires des francophones de la périphérie", qui, bien qu'en Flandre, jouissent d'un droit spécifique de voter pour des partis francophones de Bruxelles. L'Union des francophones, qui rassemble les quatre principaux partis francophones et qui compte un élu au Parlement flamand, a promis d'utiliser "tous les recours possibles" si des "autorités publiques entravent l'affichage électoral".

Boycott

Cette nouvelle affaire est symptomatique des tensions entre Flamands néerlandophones – 60 % de la population belge – et francophones – 40 % – et un signe que la crise politique qui avait éclaté en 2007 n'est pas résolue sur le fond, malgré l'accalmie des derniers mois.
Si Bruxelles est une ville à 90 % francophone, sa périphérie est située en Flandre, où le néerlandais est la seule langue officielle. Quelque 100 000 francophones habitent toutefois dans cette banlieue résidentielle, où leur présence, couplée à des droits linguistiques particuliers qui leur sont attribués, irrite les partis néerlandophones. Ceux-ci réclament notamment la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui fait le lien entre les francophones de la périphérie et ceux de Bruxelles.
En signe de protestation contre la persistance de cette circonscription bilingue, une quinzaine de communes flamandes ont décidé de boycotter le prochain scrutin européen. Concrètement, l'organisation des élections va être reprise par la province du Brabant flamand, mais ce boycott envenime encore un peu plus le climat entre les communautés belges.

LeMonde.fr avec AFP (04.05.09)

    Source : http://www.lemonde.fr/ ; image prise à http://bruxelles.blogs.liberation.fr/(valider les liens)
    Posté par gb