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La francophonie, le cadet des soucis de Sarkozy | 2008-10-17

Bienheureux francophones réunis au Québec : pas encore arrivé, Sarkozy annonce déjà qu'il part. Encore deux ans (#Sarkozie #DLF #Francophonie )

Une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement sont attendus à Québec pour le 12e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui s'ouvre vendredi en fin de journée. Nicolas Sarkozy sera du déplacement. Mais avant son arrivée, il a déjà passablement courroucé les Québécois parce qu'il a choisi d'écourter son voyage. Le chef de l'État français ne passera donc que 24 heures à Québec, avant de s'envoler samedi pour Camp David, la résidence des présidents américains dans le Maryland, pour rencontrer George Bush à propos de la crise financière. Nicolas Sarkozy n'assistera donc pas à la dernière session du sommet de la Francophonie dimanche matin, ce qui a fait grincer quelques dents dans la mesure où elle est consacrée à l'avenir de la langue française...

"À Paris, la Francophonie est souvent traitée avec désinvolture. Et c'est peu dire, la crise financière aidant, qu'elle ne figure pas en haut de la liste des priorités de la présidence de Nicolas Sarkozy. Annoncée depuis plus d'un mois, l'absence du Président à la plénière de dimanche matin sur la langue française n'a rien fait pour aider les choses", relève vendredi le quotidien montréalais Le Devoir . Mercredi, le même journal ironisait : "Sarkozy préfère Bush à la Francophonie."

Le 12e sommet de la Francophonie aura pour thèmes principaux des sujets traditionnels comme "démocratie et état de droit", "gouvernance économique" et "l'environnement". "La Francophonie a aussi son mot à dire sur les sujets globaux, les grands sujets de politique internationale et pas seulement ceux qui affectent son espace", explique-t-on à l'Élysée. C'est ainsi que devraient être abordées la crise financière et ses conséquences sur les pays en développement. La situation sur le front de la crise alimentaire et la lutte contre le réchauffement climatique devraient aussi être au coeur des discussions.

La crise financière au menu des discussions

Le président de la République compte également parler de la crise financière lors de ses discussions prévues vendredi avec le Premier ministre canadien Stephen Harper dans le cadre du sommet entre l'Union européenne (UE) et le Canada, en prélude au sommet de la Francophonie. Du côté français, on se félicite d'ailleurs que le Canada ait déjà donné son accord à la réunion pour un sommet du G8 élargi aux pays émergents pour "remettre à plat" le système financier international, comme l'a proposé Nicolas Sarkozy à la tribune de l'Onu le mois dernier. Si cela est possible, l'objectif est d'organiser ce sommet avant fin novembre.

Deux autres sujets devraient aussi être évoqués comme le lancement, sans doute en 2009, de négociations sur un accord visant à développer les relations commerciales entre le Canada et l'UE, ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique. Sur ce dernier point, on indique, côté français, que l'UE souhaite obtenir du gouvernement canadien une confirmation de ses engagements et lui faire comprendre, au moment où la position des États-Unis évolue, que "son intérêt n'est pas de rester le dernier de la classe" du G7. Or, le gouvernement canadien est jugé plutôt réticent.

Nicolas Sarkozy doit devenir ensuite le premier chef d'État étranger à prendre la parole devant l'Assemblée nationale du Québec, et il doit signer avec le Premier ministre de la province, Jean Charest, un texte sur la "mobilité professionnelle". L'objectif est d'assurer une reconnaissance mutuelle des qualifications et des diplômes pour permettre notamment aux 100.000 Français installés au Québec - et qui sont rejoints chaque année par 15.000 autres - de travailler sans entrave.

Ségolène de Larquier (Le Point)

    Source : http://www.lepoint.fr/
    Posté par gb