1999. Massacre à la chaîne

Une injection de « pot belge ». Dans un tout petit flacon, dix, quinze ou parfois vingt millilitres d'un liquide transparent que l'on aspirait en piquant avec une seringue à travers le bouchon de caoutchouc. À l'époque, je n'en connaissais pas la composition exacte. Je savais seulement que cette fiole contenait des amphétamines, ce qui me suffisait. Ce n'est que deux mois plus tard qu'un journaliste de France 2 m'a appris la nature exacte du cocktail. Par ordre alphabétique : amphétamines, antalgiques, caféine, cocaïne, héroïne, et parfois corticoïdes. De quoi tondre la pelouse toute la nuit.

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