1976. Dire nos sexualités

J'aime les chiottes. Il y a l'odeur, je suis tranquille. Les chiottes publiques, les chiottes de café, les chiottes de gare surtout. Dans la mesure du possible, je vais dans les chiottes de femmes. Dans les cinémas aussi. Il y a les graffiti, qui sont une forme littéraire que je trouve extrêmement belle. Elle est totalement obsessionnelle, totalement répétitive et fantasmatique. Il y a des rendez-vous, il y a des romans, qui sont des romans d'incestes ou des romans de foutrage de sa propre femme. Le type éprouve le besoin, de proclamer au monde : « Hier, ma femme s'est fait mettre (et comme le racisme intervient) par un nègre qui avait une queue immense. » Maintenant, ils mettent des faïences sur lesquelles il est difficile d'écrire, il faut bien dire : c'est scandaleux.

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