1900. Mémoires de Rossignol

Deux individus traînaient une voiture à bras. Ils s'arrêtèrent au bord du trottoir. […] Mes deux compères entrèrent sous une porte cochère, revinrent, prirent la voiture et la traînèrent sous la porte, qu'ils refermèrent. Puis, bientôt, ils la firent ressortir, et l'un d'eux conduisit le véhicule jusqu'aux fortifications, où il l'abandonna. […] À quatre heures, mes « roulottiers » apparurent et allèrent chercher un fiacre. Ils y chargèrent de grands paniers. […] Les deux hommes étaient d'anciens garçons épiciers qui avaient l'habitude d'attendre qu'un de leurs anciens compagnons laissât sa voiture à une porte pour s'y atteler et filer avec elle. C'était leur seule profession.

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