1900. Mémoires de Rossignol

À cette époque, place du Trône et dans les rues avoisinantes se trouvaient une dizaine de « guinches » ou bals publics. Il y en avait, notamment, sur le cours de Vincennes et le boulevard de Charonne, et leurs enseignes portaient les noms de mère Mizeret, Pingeot, Nicolas, Young, Lhérault. Les joyeux danseurs du Moulin-Rouge, du Moulin de la Galette, de Bullier, et même des Mille-Colonnes, rue de la Gaîté, à Montparnasse, sont loin de se douter de ce qu'étaient ces bals, en quelle atmosphère atroce, en quelle puanteur dégoûtante se trémoussaient les couples d'alphonses, de rôdeurs, de gigolettes de la dernière catégorie…

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