tatouille

date : 1866 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 15

tatouille

& foutre une tatouille ; se ficher une tatouille ; administrer une tatouille ; flanquer une tatouille ; mettre une tatouille

n.f.

Volée de coups, raclée, correction, donner des coups, battre ALL : Tracht Prügel / ANG : a beating

Synonyme : frapper, cogner, battre, se battre, gifler, coup/s, gifle, correction

Morphologie : aphérèse

1949 elle franchit ! dans le clos à « Rébus » ! le gaye du ferrand ! Tabac ! Celui-là qu'est déjà le choléra ! Ah ! alors pardon ! la tatouille ! Si t'approches, t'es mort ! Des jetons à écrouler la tôle ! Ah ! mon garçon ! Ces étincelles ! 1949. Casse-pipe
1952 Pour une fine peignée, ç'a été une fine peignée. Et je te mets une tatouille, et je te grippe le paletot. 1952. Émile et son flingue
1885 Et quand le vobiscum il aura fait cocu un niguedouille de sa commune, peut-être bien aussi que le niguedouille il devra encore remercier le vobiscum de lieur de lui flanquer une bonne tatouille. 1885. La lanterne de Boquillon
2007 Le bigophone arrive opportunément à mon secours… Mais peut-être sont-ce les grelots de ma tête qui s'agitent sous l'effet des tatouilles répétées. 2007. La gigue des cailleras
1909 Déjà les plus excités envahissaient la scène afin d'administrer une tatouille de leur cru à la troupe O'kellcuitt 1909. Ribouldingue se marie, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912)

<5 citation(s)>

TATOUILLE, subst. fém. Pop., fam. Raclée, volée de coups. Filer, flanquer une (bonne) tatouille ; prendre, recevoir une tatouille. Nana se traînait, empochait toujours des tatouilles de son père, s'empoignait avec sa mère matin et soir, des querelles où les deux femmes se jetaient à la tête des abominations (Zola, Assommoir, 1877, p. 742). Ils en vinrent à se prendre aux cheveux et s'administrèrent mutuellement une tatouille faramineuse (E. Pouget, Le Père Peinard, 1889-1902, p. 61 ds Cellard-Rey 1980). − P. anal. Défaite, déconfiture. Grâce au nouveau succès, on y a son billet! Et l'on s'y reprépare, avec des ratatouilles, À réadministrer au monde des tatouilles (Rostand,Aiglon,1900,III, 7, p. 140). 1870, la grande tatouille (Car.Argot1977). Prononc.: [tatuj]. Étymol. et Hist. Ca 1812 Mons. [Wallonie, Belgique] « brouille, discussion; volée de coups » (Ph. Delmotte, Essai d'un gloss. wallon, 1907-09 [ms. terminé en 1812] d'apr. FEW t. 13, 2, p. 395a et Beiheft Ortsnamenregister, 1950, p. 36b); 1866 « coups, raclée » (Delvau, p. 372). Déverbal de tatouiller* « rosser » (dep. 1866, Delvau, p. 372), d'abord tatouiller dans la boue « renverser, jeter (quelqu'un) dans la boue » (dep. 1821, J. C. Desgranges, Petit dict. du peuple d'apr. Goug. Lang. pop., p. 171), issu du croisement de touiller* au sens de « traîner dans la boue » avec la particule onomat. tat- évoquant le bruit d'un coup, FEW t. 13, 1, p. 128b; cf. l'a. fr. tatin « coup » (2e moit. xiiies. ds T.-L.). (tlfi:tatouille) /

  • tatouille n.f. abrév. de ratatouillenon conv. ACT. OBJET "volée de coups" - DFNC, v. 1880 ; Lex.[75], ø d. Corr.GLLF, GR[92] (1867, Delv.) et compl. TLF

Aphérèse de ratatouille (George, FM48) / Déverbal de tatouiller (GR) /

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