se gourrer

registre ancien : 9 fréquence : 7

se gourrer & se gourer ; se gourrer que

Se méfier ; se méfier que (être vigilant, être attentif à) ; se méfier (ou : se douter de qqchose (qu'on est suivi)

Synonyme : méfiant, se méfier

1900 Girodot avait un talent exceptionnel pour suivre sans être vu ; il était on ne peut plus prudent, et si la personne qu'il épiait se retournait, il disait à son collègue : « Je crois qu'il se goure… » Il le disait si souvent que le nom lui est resté, et fréquemment, en parlant de lui, on ne le désigne que sous le sobriquet de : Y s'goure. 1900. Mémoires de Rossignol 1904 Parlons pas de ça ici, il y a trop d'esgourdes qui écoutent et tant que le Môme ne sera pas fabriqué, il faut se gourrer de tout le monde 1904. La Maison Philibert 1904 avec les femmes faut toujours se gourrer d'un coup de flanc 1904. La Maison Philibert 1911 Si ce n'était pas les frusques du bloc, je le prendrais pour un vieux frère et je lui baverais franc… Mais on a l'oeil américain dans notre tierce, on le tient au chaud et on se gourre quand même qu'il ne vous fasse pas de cochonnerie… 1911. Le journal à Nénesse 1911 il ne me restait plus de méfiance dans le ciboulot… Ça m'avait rendu presque louf… Pourquoi me gourrer ? Pour une fois qu'elle n'avait pas étrenné, il n'y avait pas de quoi se bouffer les vermicelles ! 1911. Le journal à Nénesse <5 citation(s)>

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