gouine

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date : 1675 registre moderne : 7 fréquence : 41

gouine & > gouine de n.f.

Lesbienne, tribade ; femme de type masculin ; > prostituée, fille publique, femme débauchée ; > injure, insulte c/ surtout femme ; formule insultante (c/ h)

Synonyme : prostituée, prostitué, lesbienne, lesbianisme Usage : érotique, sexualité, homosexualité

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1791 La demoiselle Raucour en juge sans doute d'après elle, et on croit aisément qu'une femme qui est actuellement tribade a été précédemment gouine, et gouine dans toute l'étendue du terme 1791. La liberté, Ou Mlle Raucour - A toute la secte anadrine assemblée au foyer de la Comédie-Française 1952 Toi, tu vas faire un malheur en pension. Toutes les pionnes vont s'étriper pour toi ! Elles sont toutes gouines les pionnes d'internat 1952. Une fille du tonnerre 1937 des plus désirables petites Aryennes bien suceuses, bien dociles, bien sélectionnées, par les khédives négrites juifs d'Hollywood « Metteurs en scène » (!) écrivains (?) gouines de pachas, machinistes… banquiers assortis 1937. Bagatelles pour un massacre 1955 D'autres boîtes à « tantes » ou à « gouines » ont connu et connaissent encore un certain succès 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1949 Je n'étais pas en forme. C'était peut-être le soleil. C'était peut-être aussi toutes les parties de jambe en l'air que j'avais fait toute la nuit et toute la matinée avec mes deux gouines 1949. Un drôle de mec - Roman traduit de l'argot américain 1880 Tu passes ton temps, au lieu de surveiller, à t'attendrir sur tes camarades ou peut-être sur les femmes d'en face, un tas de gueuses, des drôlesses, des chameaux, des omnibus, des éponges, des gouines, des toupies, des vadrouilles. 1880. Souvenirs d'un déporté - Étapes d'un forçat politique 1911 Je n'avais pas de droits sur Linette !… Tu rigoles !… Je n'avais pas droits sur Linette !… Oh ! le Jules !… Qu'est-ce qu'il te faut, alors, tête de boche !… Une gouine [pas une lesbienne] que je m'embarbais dans la peau, à en crever… 1911. Le journal à Nénesse 1911 Tout à l'heure, cette gouine d'Anatole m'a dit à travers le trou de balle de la lourde : –Dis donc, tu vas user toutes les plumes de l'oustot, si tu continues à maquille le mince comme ça ! 1911. Le journal à Nénesse 1962 Et, si tu prononces « Roquette », ça suffit pour que toute l'administration pénitentiaire, et toutes les pedzouilles à la ronde, te montrent au doigt et te cataloguent : une Roquette, c'est une forte tête, une vicelarde, une saignante, une gouine 1962. Bibiche 1965 « Reste la môme… » dit Duvet en désignant une grande gouine sicilienne qui avait en effet du mal à trouver le sommeil limpide du juste. Cheveux courts. Regard dur. Tailleur Chanel en tweed bleu nuit. Chaussettes de lainage. 1965. Le Tigre entre en piste 1903 il y a dans cette maison une femme de rien, une vieille « gouine » c'est le mot, qui s'est avisée de parler de moi aux filles qu'elle a rencontrées en allant soit à la promenade, soit au bain. 1903. Les enracinées <11 citation(s)>

Pop. et arg. A. − Vx. Femme de mauvaise vie, prostituée : Que la vieille Thémis ne soit plus qu'une gouine Baisant Mandrin dans l'antre où Mongis baragouine; (...) Ô nature profonde et calme, que t'importe! Hugo, Châtim.,1853, p. 412. B. − Lesbienne. Et [contrairement à toute vraisemblance,] la gouine, elle, chérissait gentiment son neveu, sans aucun appétit de cette jeune chair (Richepin, Flamboche,1895, p. 258).C'était [une photo] Marcelle à dix-huit ans; elle avait l'air d'une gouine, avec la bouche veule et les yeux durs (Sartre, Âge de raison,1945, p. 157).Cf. gousse C. REM. 1. Gouin, subst. masc.,,Matelot d'une mauvaise tenue`` (Littré). Prononc. et Orth. : [gwin]. Ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1. 1625-55 gouyne « femme de mauvaise vie » (Muse norm. t. III, p. 277 d'apr. Héron, p. 109); 2. av. 1867 gouine « homosexuelle » (A. Delvau, Dict. érotique mod. ds FEW t. 4, p. 189b, s.v. goï). Mot norm. formé sur le masc. gouain « salaud » (1625-55 Muse norm., t. I, p. 143 d'apr. Héron), qui représenterait l'hébr. gōyīm, plur. de gōy « non-juif, chrétien » (goy*), cf. FEW t. 4, p. 189b. Bbg. Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 376 (s.v. gougnotte). - Sain. Arg. 1972 [1907], p. 217, 227 (s.v. gougnotte). (TLFi) /

Ce mot dérive de Gouin = goujat au XVe et apparenté à 2 mots hébreux : goja (servante chrétienne) et goy (non juif) (DELPAL) / v. 1650, gougne, fém. de gouain, mot normand (1625) ; gouin « garnement », XVe, p.-ê. de l'hébreu goyim, même rac. que goujat (GR) / De l'anglais queen, reine : nom que l'on donne par dérision en Angleterre aux femmes de mauvaise vie (PESCH) /

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