s'envoyer

registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 79

s'envoyer & s'envoyer qqun ; s'envoyer qqchose ; s'en envoyer un ; s'envoyer un verre ; s'envoyer un coup ; (envoyer) v.tr.

■ Consommer sexuellement (baiser) ; ■ consommer (manger, boire), avaler, boire un verre, boire un coup ; ■ consommer (par injection : drogue, médicament) ; consommer un ouvrage (lire) ; ■ faire une corvée, qqchose de pénible, subir qqchose contre son gré

Synonyme : manger, nourrir, boire, offrir à boire, baiser, coïter, baise, coït, consommer, se faire, prendre (une consommation) Usage : érotique, sexualité

1999 Les coureurs, qui se connaissaient par coeur, s'envoyaient un Decca-Dorabulin 25 une semaine avant le départ du Tour et une autre à peu près à mi-course, avant le début des étapes de montagne. 1999. Massacre à la chaîne 2011 Des polars, j'en ai vus, et lus, il fut un temps aussi où je m'envoyais des traités de criminologie clinique ou judiciaire 2011. Je tue les enfants français dans les jardins 1923 d'une main il jette la monnaie sur la table et de l'autre « s'envoie » d'un trait le verre du liquide de feu 1923. Les mystères du bagne, ou 4 ans chez les forçats - Scènes vécues de haine, d'amour et de mort (fasc. 1 à 4) 1925 A présent, pisque je m'envoye la suite de l'ouvrage, la paix ! 1925. L'Equipe 1925 J'oubliais de te dire que dès le premier soir, après les avoir cuitées un peu au champagne, je me les suis envoyées toutes les deux 1925. La bonne vie 1927 En ce moment, il doit s'envoyer le pousse-café, parce qu'il a becqueté 1927. Les Pieds-Nickelés en Amérique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1927 pendant que ses camarades s'envoyaient une petite promenade au grand air 1927. Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1927 Pourquoi ne nous avoir pas permis de filer librement en bagnole, pendant que les frangins s'envoyaient le chemin à pattes ! 1927. China-Town, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1937 qu'il s'envoye donc toutes les Ukraines Hitler ! en veine de conquête ! 1937. Bagatelles pour un massacre 1955 Quoique, avec cette bande, on ne sache jamais lequel s'envoie laquelle, et si seulement ils couchent ensemble ou s'ils se bornent à communier dans l'admiration de la musique jazz 1955. La nuit de Saint-Germain-des-Prés (Les nouveaux mystères de Paris, 6e arrondissement) 1968 Pendant que j'écoutais de loin, je m'envoyais une solide portion de cette mousse au chocolat 1968. Le terminus des prétentieux 1950 Il se l'était cognée, un soir, dans un terrain vague, et, après lui, quatre de ses copains qui lui avaient donné un coup de main pour la tenir, se l'étaient envoyés, eux aussi, chacun leur tour, pour se payer du dérangement 1950. Ainsi soit-il 1952 T'as dû t'en envoyer des gonzesses, hein, Papa ? 1952. Mon taxi et moi 1937 J'étais ouvrière dans une usine, je gagnais trois cents francs par mois et, encore, il fallait que je m'envoie le contremaître et le patron ! 1937. Enquête sur la prostitution 1960 celles [femmes] qui s'envoient les garçons qui leur plaisent, c'est de la littérature pour Marcel Carné dans Les Tricheurs. 1960. La France et l'amour - Une enquête de l'Institut Français d'Opinion Publique 2006 Je me casse au Marine Toot m'envoyer une dernière bière avant d'aller me coucher 2006. Fuck and forget - Journal de Pattaya 1917 R'gardez-les, là-bas, mon lieutenant. I's s'envoient quéqu' chose comme disgestif. Et pas d'la gniôle, vous savez, d'la mirabelle ! 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1949 il n'y avait pas de whisky, mais il y avait du pernod, cet apéritif essentiellement français. Je m'en envoyais trois avant d'aller dîner à la brasserie 1949. Un drôle de mec - Roman traduit de l'argot américain 1949 j'avais l'intention de continuer à me l'envoyer. Cette fille me plaisait 1949. Un drôle de mec - Roman traduit de l'argot américain 1976 Je suis entré boire un verre. (Et en effet Desroziers avait sorti la bouteille de Cutty Sark et il était en train de s'envoyer une grosse quantité dans un gobelet en carton.) 1976. Le petit bleu de la côte Ouest (Trois hommes à abattre) 2005 Une fille facile, une très jolie fille, qui s’envoyait des mecs, dont des Allemands. Elle a sans doute été exécutée par un mec qui avait voulu la sauter et qui avait pas pu le faire 2005. Entretien réalisé par E. Blanchard le 30 juin 2005, dans Les récits de vie de policiers 1931 Quel sale truc ! Nous voilà propres s'il faut s'envoyer ça tous les jours. 1931. Mal loti 1936 Nous entrons dans la flotte jusqu'aux genoux, et il n'y a plus qu'à ramasser. On en a rapporté plus de cent kilos. Quelle ventrée à s'envoyer ! 1936. Hajde Prilep. Journal d'un poilu d'Orient 1928 On a bien assez de mal à faire ses trois sous de l'heure en s'envoyant des vingt-cinq kilomètres dans la matinée. 1928. La racaille 1928 On peut dire, celle-là, oui, qu'elle n'avait pas un poil dans la patte… Dans son jeune temps, qu'est-ce qu'elle s'était envoyé comme fourbis !… 1928. La racaille 1911 Alors, elle se faisait des cheveux, elle passait son temps à zyeuter les hannetons qui lui farfouillaient dans le caisson et à se demander quel serait l'iconnobré qui se l'enverrait comme légitime ! 1911. Le journal à Nénesse 1976 Le jeune type s'envoya la moitié du verre de whisky et sans plus argumenter s'approcha du lit. 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza 1903 Je parie qu'il se la serait bien « envoyée » le vieux grigou. Mais c'est pas pour son « blair ». Ça c'est du fruit de roi. 1903. Les enracinées 1903 je lui ai dit quand elle passait près de moi que la grosse surveillante du premier « s'envoyait » l'aide-jardinier dans le bosquet qui est près du réservoir. 1903. Les enracinées <29 citation(s)>

ENVOYER, verbe trans. 2. Emploi pronom. réfl. indir. a) S'envoyer un aliment, une boisson. L'avaler goulûment et avec plaisir. Et le madère que tu t'envoies, il te revient cher, celui-là? (COURTELINE, Le Madère, 1897, p. 213). J'ai une de ces envies de m'envoyer une choucroute (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 123). Vulg. [En assimilant la pers. à une chose] S'envoyer une femme, un homme. Avoir des relations intimes. Son ami trouva qu'elle était [la petite bonne] bien roulée. « Tu es un petit veinard, conclut-il, à ta place, je me l'enverrais » (SARTRE, Mur, 1939, p. 191). Les prénoms en W sont rares. Il y a Wallis, comme la fille qui s'est envoyé un roi (H. BAZIN, Bureau mariages, 1951, p. 71). b) S'envoyer un travail. Le faire bon gré, mal gré. À présent, pisque je m'envoye la suite de l'ouvrage, la paix (CARCO, Équipe, 1919, p. 76). S'il ne veut pas monter sur le cadre, eh bien! il s'enverra les huit kilomètres à pied (MAURIAC, Pharis., 1941, p. 63). [Le suj. désigne une chose animée d'une force motrice] Accomplir, faire. Tu t'rappelles d'la camionnette de Pépito?... Pépito l'a réparée n'importe comment (...) Mais elle roule! Elle s'envoie son trente à l'heure sans sourciller (FALLET, Banl. Sud-Est, 1947, p. 149). Étymol. et Hist. 4. 1897 arg. pronom. en parlant d'une boisson, d'un repas, d'une femme (COURTELINE, loc. cit.). Du b. lat. inviare « marcher sur, parvenir ». (TLFi) /

C'est la brusquerie, la rapidité qui compte (vs dégustateur) (MCC) /

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