siroter

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date : 1690 registre ancien : 3 registre moderne : 4 fréquence : 78

siroter v.tr.

Boire doucement (alcool ou pas, boisson chaude ou froide), savourer une liqueur, déguster une boisson ; boire de l'alcool, s'enivrer, trop boire, s'adonner à la boisson ALL : geniessen, trinken

Synonyme : souler (se), s'enivrer, boire de l'alcool, boire, offrir à boire

1823 Lorsque Phébus me taquine, / J'cours chez l'marchand d'vin, / En sirotant ma chopine, / Pincer un refrain. 1823. Voyage à Sainte-Pélagie 1895 le bon bourgeois, tout en sirotant un petit verre de chartreuse ou de fine champagne première marque, émet de sévère aphorismes sur les dangers de l'alcool, unique perdition, précise-t-il, des ouvriers. 1895. En plein faubourg 1955 en ce moment c'est plein d'étrangers, mais qu'est-ce qu'ils peuvent siroter les vaches ! 1955. Pas de pitié pour les caves 1886 et s'y abrutissent à boire de la bière, à siroter des glorias, et à caleçonner des pipes. 1886. L'Insurgé (Jacques Vingtras - III) 1954 Quand tu avais jeté ta gourme, elle avait une manière de te repousser par les épaules et de te regarder, tellement absente et méprisante à la fois, qu'il ne te restait plus qu'à remballer ton service trois-pièces et t'en aller siroter jusqu'à la gauche 1954. Rue des maléfices - Chronique secrète d'une ville 1904 Les deux femmes s'éternisaient à bavarder, en sirotant leur tasse de café 1904. Pepete le bien-aimé 1952 Le pire, c'est que quand il avait siroté, y devenait teigne. 1952. Émile et son flingue 1915 Puis il racontait sa vie dans son second hôpital à l'huissier et au bijoutier qui sirotaient des cafés chauds, les yeux bridés par le plaisir. 1915. Les soldats de la guerre : Gaspard 1984 Il remit le livre dans sa poche, sirota le café sans sucre. 1984. Boulevard des allongés 1888 À huit ans, il savait son régiment par coeur, les noms des officiers, les matricules des hommes, et commençait de siroter le fond des verres demeurés sur le comptoir après le départ des buveurs 1888. Le train de 8 h. 47 <10 citation(s)>

SIROTER, verbe trans. Fam. Boire à petites gorgées, lentement, en faisant durer le plaisir. Synon. déguster, savourer. Siroter une boisson, un cassis, une liqueur, un vin. Les assistants sirotent leur café, fument, avalent de grandes lampées de bière (TAINE, Notes Paris, 1867, p. 46). Adrien a saisi son verre entre le pouce et l'index; le petit doigt en l'air, il sirote son anisette (DABIT, Hôtel Nord, 1929, p. 215). V. arquebuse ex. 4. [P. méton. du compl.] Siroter un (petit) verre. Après chaque repas, il sirotait ainsi, pendant plus d'une heure, trois ou quatre petits verres qui l'engourdissaient peu à peu (MAUPASS., Contes et nouv., t. 2, M. Parent, 1886, p. 613). Siroter (une somme d'argent). Dépenser une somme d'argent en boissons. Siroter sa paye. J'ai même quelque raison de croire que l'excellent Mairesse-Miral sirote l'argent des cierges, car Joseph se fait voler (DUHAMEL, Combat ombres, 1939, p. 200). Empl. intrans. Boire habituellement et exagérément des boissons alcoolisées. Il aime à siroter. Il pensait à son père, mort, un bon type, qui sirotait mais qui avait le vin gai (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 15). REM. Siroteur, -euse, subst., fam. Celui, celle qui aime à siroter, à prendre des boissons alcoolisées. Synon. buveur, ivrogne. C'est un sacré siroteur (ROB. Suppl. 1970). Prononc. et Orth.: [], (il) sirote []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1680 intrans. (RICH.); 1704 trans. (REGNARD, Folies amoureuses, III, 4, éd. Lequien, 1820, t. 3, p. 257). Dér. de sirop*; dés. -er (les mots en -o/-op étant assimilés à ceux en -ot, cf. NYROP t. 3, § 89, 11) ou suff. -oter*. Fréq. abs. littér.: 59. (TLFi) /

De sirop (GR) / Phénomène analogique : de sirop (FrançoisPléiade) /

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