taupe

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date : 1792 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 19

taupe & vieille taupe n.f.

■ Prostituée, femme de bas étage ; ■ terme d'insulte contre femme ; vieille femme (péj.) ; (insulte c/ homme)

Synonyme : prostituée, prostitué, insulte, femme méchante, laide, terme de mépris

1906 Dites donc, Boucle, croyez-vous que je possède la guigne : J'ai mis cinq louis sur Pasiphaé [le cheval qui vient de gagner] et cette vieille taupe (Il montre Mme Goyaud.) n'a pas joué le cheval ! 1906. Dans un fauteuil 1977 Ça me faisait drôle quand je couchais avec elle, quand je la prenais. Elle aimait ça la vieille taupe ! 1977. Une vie de cheval 1982 Le voisin du dessous, une espèce de vieille taupe, monta le volume de son crin-crin et la voix de Fréhel fit salement concurrence aux jérémiades de son latin lover 1982. Qui vous parle de mourir ? 1963 Entre parenthèses, elle une drôle de vieille taupe comme pipelette, votre concierge 1963. Cap pour "Gemini" 1870 La taupe l'apostrophe, elle est refaite, elle comptait sur cent sous, maintenant plus rien, sa journée est perdue 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être 1888 Femme admirable, credieu ! cette vieille taupe ! 1888. Césarine <6 citation(s)>

Vieille taupe ou absol. taupe (péj.). Vieille femme désagréable par son étroitesse d'esprit, ses manœuvres perfides, etc. − Je voudrais bien que les demoiselles Mangebois eussent sur elle la même opinion. (...) − Qu'ont à voir ces deux taupes avec Isabelle? (...) − (...). Elles ont demandé à être entendues de l'Inspecteur ; elles m'ont laissé supposer (...) une dénonciation (Giraudoux, Intermezzo, 1933, i, 3, p. 19). « Elle a encore réussi à s'y glisser, la vieille taupe », pensa Lucien Maublanc. C'était bien le septième faire-part où la mère Polant figurait (...). « Au moins, la chipie ne sera pas sur le mien (...) » (Druon, Gdes fam., t. 1, 1948, p. 70). 5. Arg., vx. Prostituée, maîtresse d'un souteneur. La taupe [que le sublime a emmenée chez lui] l'apostrophe, elle est refaite, elle comptait sur cent sous, maintenant plus rien (Poulot, Sublime, 1872, p. 158). Malheur aux pantres [paysan, bourgeois] de province Qui flouaient la taupe à Navet! (...) Souvent, lardé d'un coup de bince [couteau], Le micheton nu se sauvait (Richepin, Chans. gueux, 1881, p. 173).(tlfi:taupe)

  • taupe n.f. non conv. PROSTIT. "personne de mauvaise vie" - TLF, cit. Poulot, 1872
    • 1792 - «Pour ne pas croire, foutre, à cette vérité, ou en faire le semblant, il faut être fripon, taupe, ou de la bande des Ravaillacs. [...] je passai dans la rue St. Honoré, dans l'intention d'aller au vice pour appaiser la fureur où je m'étois mis ; voilà-t-il pas que je trouve près la porte du couvent des jacobins, une taupe, nommée Théroigne, que j'avois autrefois connue faisant des pratiques près de la halle au bled. Elle me racroche ; autant, dis-je en moi-même, en détacher avec celle-ci qu'avec une autre, et me laisse conduire.» [Le Père Duchêne de la rue Pavée], n° 11, L'Alléluia du père Duchêne, 2 et 3-4 - P.E.
  • Corr.FEW (13/I, 62a) (1808, D'Hautel)
    • 1807 - «Taupe. Terme de mépris qui signifie courtisane, et vile prostituée.» [D'Hautel], Dict. du bas-langage, II, 358 (Slatkine) - P.E. (bhvf:taupe) /

Vient de marmite car marmite est devenue marmotte et que de marmotte on a fait taupe (TREZ) / Vient de marmotte (SCHW1889) /

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