quille

date : 1460 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 51

quille & quilles (pl.) ; sur ses quilles n.f.

Jambe, jambes (pl.) ; spécialement, jambes maigres ; sur ses jambes ALL : Bein / IT : gambe

Synonyme : jambe Famille : quille (jambe) Usage : anatomie

1957 Elle décarre aussitôt de la tire et je vois sa mince silhouette s'entifler, pas trop solide sur ses quilles dans les lavabos pour « Dames ». 1957?. Dix ans de frigo 1977 Elle saute d'une voiture de fourrage, pouf ! allez hop ! elle se casse une quille. À l'hôpital ! 1977. Une vie de cheval xxxx Les jambes ce sont les quilles xxxx. Extraits du procès des coquillars, dans Etudes sur l'argot français 1927 Si ce sale cambrousard veut nous faire turbiner et si on peut pas mettre une quille devant l'autre ? 1927. Les Pieds-Nickelés en Amérique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1936 En s'enroulant dans nos quilles 1936?. C'est un mauvais garçon 1883 C'étaient les beaux jours de l'hôtelier ; c'est alors qu'il chantait des romances sentimentales et que, festonnant de ses deux petites quilles à locomotion empêtrée, il allait décocher le madrigal de la blonde à la brune 1883. Culottes rouges 1917 C'est le pluie qu'a creusé c'te rigole en milieu du ch'min : v'là un truc à s'casser les quilles… 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1975 toutes les belles dames pleines de perles et d'diamants quand elles nous croisent ont des airs méprisants oui mais demain peut-être ce soir dans nos musettes elles viendront nous voir elles guincheront comme des filles en s'enroulant dans nos quilles 1975. Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France 1918 j'en ai pris une dans la quille ! Tu parles d'une blessure-filon ! 1918. Loin de la rifflette <9 citation(s)>

QUILLE1, subst. fém. B. P. anal. (de forme) 1. Pop. Jambe. Se remettre d'aplomb sur ses vieilles quilles; avoir une quille de bois; se tenir sur ses quilles. Dans six semaines vous serez sur vos quilles, à flâner sur le boulevard (BALZAC, Cous. Pons, 1847, p. 142). Les femmes tenaient haut leurs jupes, montraient leurs chevilles maigres, leurs bas de laine grise, leurs quilles osseuses, droites comme des manches à balai (MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Père Amable, 1886, p. 222). Elle n'a eu que le temps de se sauver en chemise. Ah! ce qu'elle était drôle, à se cavaler en pleins champs, les quilles nues! (ZOLA, Terre, 1887, p. 514). Jouer des quilles. Fuir, se sauver. Inutile de jouer des quilles, mon vieux (X. DE MONTÉPIN, Le Fiacre, n o 13 ds RIGAUD, Dict. arg. mod., 1881, p. 317). Étymol. et Hist. 2. 1455 « jambe » (Procès des Coquillards ds SAIN. Sources arg. t. 1, p. 97); mil. du XVe s. trousser ses quilles « partir » (CHARLES D'ORLÉANS, Poésies, éd. P. Champion, t. 2, p. 334); 1846 jouer des quilles « s'enfuir » (Intérieur prisons, p. 243)

Le mot est dans la Vie généreuse d'où il est passé dans langage familier ; aussi chez VIL et dans le Mistère du vieux testament (GUIR cité par MATH) / vers 1460 (Villon) (GR) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 618