roupillon

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date : 1881 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 35

roupillon & piquer un roupillon ; piquer son roupillon ; pincer un roupillon ; pousser un roupillon ; tomber dans un roupillon n.m.

Somme, sommeil, sieste, repos ; dormir un peu, faire un somme, faire la sieste ; tomber dans le sommeil ; par ext. évanouissement, perte de conscience, etc.

Synonyme : sommeil, sieste, dormir, se coucher Famille : roupil- (dormir)

1925 huit heures de flème, huit heures de roupillon et huit heures de bombe 1925. Mon curé chez les pauvres 1961 je m'étends sur mon bât-flanc et fourre ma tête sous la couverture pour «piquer un roupillon» de quatre heures, selon l'expression consacrée 1961. Orages d'acier - Journal de guerre 1890 J'essaye de piquer un roupillon. Je commence à m'endormir 1890. Biribi 1972 Il dort drôlement, votre gosse, dites-donc, mince ! Quel roupillon ! Haha ! 1972. Folle à tuer - Ô dingos, ô châteaux ! 1973 je peux vous assurer que le prisonnier français en profiterait pour s'allonger et piquer un petit roupillon 1973. Le petit paradis 1915 Nous nous sommes étendus sur l'herbe et nous nous mettons à pincer un roupillon délicieux 1915. Les poilus de la 9e 1998 Une heure ou deux de « bulle », ou plus, pendant une opération, c'était toujours autant de repos de gagné pour tout le monde. Sauf pour les radios, qui n'avaient pas le droit de « piquer un roupillon », puisqu'ils devaient rester en alerte. 1998. Section Bordel <7 citation(s)>

ROUPILLON, subst. masc. Pop., fam. Petit somme. Faire, piquer un roupillon. Fallait la voir après ces séances de roupillon, toute gonflée encore et sous sa peau rose les organes qui n'en finissaient pas de s'extasier (CÉLINE, Voyage, 1932, p. 585). REM. Roupillonner, roupionner, verbe intrans., pop., fam. Synon. de roupiller. Eux qu'étaient pâlots d'habitude ils tournaient au cramoisi... avant d'aller roupionner, ils se passaient des devis mirifiques, tout des mémoires imaginaires! (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 342). J'ai réfléchi (...) pendant que tu roupillonnais (ARNOUX, Zulma, 1960, p. 193). Prononc.: []. Étymol. et Hist. 1. 1881 « homme endormi » (GRISON ds Le Figaro, 23 nov., p. 3, col. 5: chatouiller un roupillon, chatouiller, c'est fouiller, parce que souvent on fait ainsi tressaillir l'homme qui dort, qui roupille); 2. 1894 « petit somme » (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s.), 1916 piquer un roupillon (BARBUSSE, Feu, p. 238). Dér. de roupiller*; suff. -on1*. Bbg. SCHMIDT 1914, § 89. (tlfi:roupillon) /

De roupiller (GR) / Dér. de roupiller ; suff. -on (TLFi) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

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