bande noire

registre ancien : 6 fréquence : 11

bande noire n.f.

Bande d'escrocs, escrocs qui s'unissent pour tromper, escroquer, les négociants, aux enchères, etc. ; association occulte pour faire des opérations de bourse, aff. commerciales ; complices aux enchères

Synonyme : escroc

1900 il avait chez lui une bande d'escrocs ; on faisait venir du vin, soit chez lui, soit dans une maison voisine louée par l'un d'eux. Ce vin était acheté à crédit et revendu, au comptant, aussitôt, à un prix au-dessous de ce qu'il coûtait ; c'était une « bande noire ». 1900. Mémoires de Rossignol 1895 Je m'en tiens, bien entendu, au commerce honnête, sans aborder le chapitre des opérations équivoques, mais essentiellement productives auxquelles se livrent des marchands de vin appartenant à des bandes noires qui alimentent la place de Paris de nombreuses pièces de vin obtenues – par quels procédés ? – à des prix inouïs de bon marché, provenant soit de la province, soit même de Bercy. 1895. En plein faubourg 1899 je me souviens de l'aventure curieuse de deux Auvergnats, le mari et la femme, qui étaient accusés de recéler une quantité considérable de fromages pour le compte d'une bande noire 1899. Les Mémoires de M. Goron - La police de l'avenir 1875 et l'homme malavisé qui viendrait là pour faire une bonne affaire en serait pour ses frais, car tous ces marchands s'entendent, – c'est la bande noire, dit-on, – et ne laissent acheter par personne, quittes à partager le préjudice entre eux 1875. Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie jusqu'en 1870 1875 C'était une sorte de bande noire qui dévalisait la caisse de la Ville 1875. Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie jusqu'en 1870 1899 On appelle bande noire, à Paris, une sorte de franc-maçonnerie entre différentes catégories d'escrocs exploitant les commerçants de province 1899. Les Mémoires de M. Goron - De l'invasion à l'anarchie <6 citation(s)>

Au temps de nos guerres civiles, les divers partis embauchaient des troupes de mercenaires étrangers. Parmi ceux-ci, figuraient des bandes de Suisses et d'Allemands, connues sous le nom de Lansquenets, et qui se distinguaient autant par leur courage sur le champ de bataille que par leurs violences et leur goût pour le pillage. On leur donnait le nom de bandes noires, à cause de la couleur de leurs drapeaux. Leurs ravages, qui les rendaient redoutables à tous, propagèrent leur nom et le firent appliquer, par extension, à toute troupe irrégulière, quelle que fût sa nationalité, qui commettait des méfaits, saccageait les campagnes, pillait les gens sans défense au cours de ses randonnées. Le nom demeura dans la langue, toujours couvrant l'idée de déprédation, et nous le retrouvons, à une époque plus rapprochée de nous, employé dans un sens, sinon identique, tout au moins analogue. Au temps de la Révolution, les châteaux, les domaines abandonnés par les émigrés, nombre de fermes, anciens monastères, etc., furent déclarés biens nationaux et mis à la disposition de l'État. Mais comme, à cette époque troublée, il n'était guère possible de trouver preneur contre espèces sonnantes, ces propriétés devinrent la proie de la spéculation. Il se forma des associations d'agioteurs pour en tirer profit, au milieu de la détresse générale. Ils achetèrent en bloc les châteaux, même historiques, les antiques abbayes, dans le but de les exploiter, de les démolir, d'en disperser à bon compte les oeuvres d'art, acquises à des prix dérisoires. On donna aussi à ces associations le nom de bandes noires. (VIL-BN) / Pas cité dans (GR) /

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Signature Code 798