pied-plat

registre ancien : 7 fréquence : 1

pied-plat

n.

Chevalier de la cloche, qui aide au déménagement clandestin, pour lutter contre les propriétaires

1895 Tout à coup arrivent une dizaine de robustes gars, hommes de 30 à 40 ans, pères de famille, tous ardents au travail. –On ne travaille donc pas aujourd'hui ? –Si, patron ! Et avec plus de courage que les autres jours, car nous venons de déménager un petit industriel à la veille d'être saisi. […] –Je croyais que les pieds-plats ne prêtaient jamais leurs services aux boutiquiers et aux patrons ? –C'est vrai, mais celui-là est un « bon zig », qui a toujours été très juste et très bon avec les quinze ouvriers qu'il occupait. 1895. En plein faubourg
1895 Entre les libertaires et ces pieds-plats, ou chevaliers de la Cloche, qui si allègrement viennent en aide au bon patron en déconfiture, n'y a-t-il point affinité de sentiments ? 1895. En plein faubourg
1895 La première fois que la presse parla de la ligue des antipropriétaires, les Parisiens, amusés, prirent la chose en plaisantant. Les propriétaires s'en réjouirent moins. Des plaintes furent bientôt formulées, les tribunaux s'en mêlèrent, la police traqua les pieds-plats, et l'ordre de la cloche de bois dut se dissoudre. Dissolution simplement apparente. 1895. En plein faubourg
1895 À la vérité, les pieds-plats ne sont pas des professionnels. Ouvriers ayant chacun son métier respectif, hommes robustes capables de porter les plus lourdes charges, ils travaillent tous à l'atelier, menuisiers, serruriers, charpentiers, etc. ; ils ne prennent la qualité de déménageurs que momentanément. 1895. En plein faubourg

<4 citation(s)>

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