en Père Peinard

date : 1907 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 17

en Père Peinard

& en père peinard ; en père pénard ; en pères peinards (pl.) ; en mère peinarde (fém.)

locution

Doucement, tranquillement, sans se presser, sans se faire de bile, consciencieusement ; en père tranquille, bourgeoisement, tout doucement, tranquillement ; habilement, sournoisement, en douce

Synonyme : tranquille, sage, calme

1925 moi qui ne vais jamais au bal, qui ne fraye pas, qui fait mon travail bien tranquillement, en mère peinarde, c'est que le zigotto me faisait du plat : il voulait se maquer avec moi 1925. La bonne vie 1904 Tu crois que je cassais les vitres ? Bien trop fine. J'voulais le prendre sur le tas, agir en père Peinard 1904. La Maison Philibert 1950 Antoine savait plus où se caser pour picoler en père peinard 1950. Ainsi soit-il 1917 On n's'en fait pas ; on les attend en pères peinards, avec le sourire. 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1984 Malek devinait que Pastor ne le payait pas seulement pour servir de chauffeur de maître, et pour se trimbaler avec un automatique .45 dans la ceinture, en père peinard 1984. Boulevard des allongés 1911 Tout de suite, j'ai été aux petits oignons pour tézières, j'ai voulu que tu te la coules un peu plus douce en père peinard 1911. Le journal à Nénesse 1911 Un soir que je me balladais en père peinard du côté de Picpus, une bande de rouchis qui sortaient de Tazas et croyaient que c'était bibi qui les avait fait au doigt à la Préfectance, m'étaient tombés sur le poil, en vaches… 1911. Le journal à Nénesse 1911 Me v'la proprio à perpète ! / Minc' ! qu'on f'ra rouler la pépète : / Vas-y Léon ! / Car i' paraît qu'à la Nouvelle / [...] / Et qu'un fagot qu'est pas nigu'douille / Peut y gagner d'la bonn' menouille / En pèr' Peinard ! 1911. La goualante du reguisé, dans Le journal à Nénesse 1956 Quelques représentants de retour de province foncent sur la capitale… Moi je roule en père peinard, un coude passé par la portière… 1956. Fais gaffe à tes os <9 citation(s)>

PEINARD, PÉNARD, -ARDE, subst. et adj. Père peinard. Homme d'un certain âge d'un naturel paisible qui se tient à l'écart. [Les chauffeurs] qui faisaient de la station (...) c'étaient (...) des pères peinards, beaucoup de vieux qui avaient fait le Fiacre (SIMONIN, J. BAZIN, Voilà taxi! 1935, p.28).

En père peinard. V. père II B 2 a. [Fréq. en fonction d'attribut] Vivre (bien) peinard. Comme lui, j'eus bien vite (...) la bonne petite planque (...) nous étions sacrément peinards (VIALAR, Morts viv., 1947, p.380). On fait deux, trois kilomètres peinards, puis le Barruol [un camion] nous rattrape (GIONO, Gds chemins, 1951, p.193):

Étymol. et Hist. 1883 Père pénard « homme combinant sagement besogne et repos » (G. MACÉ, Notes d'apr. ESN.). Gén. considéré comme un dér. de peine* (FEW t.9, p.115b), comme l'indique la graph. mod. peinard. Fréq. abs. littér.: 39. Bbg. CHAUTARD Vie étrange Argot 1931, p.660. (TLFi) /

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