pécule

registre ancien : 2 registre moderne : 1 fréquence : 13

pécule

& pécule de réserve

n.m.

Retenue sur le salaire du bagnard, somme d'argent que possède le détenu, gérée par le greffier ; nom donné au compte (mandats reçus et argent gagné en travaillant)

Usage : prison, carcéral, forçat, bagne

1887 Avec ces gains on compose son pécule [au bagnard], se divisant par moitié en « disponible » et « réservé », c'est-à-dire que gagnant 40 centimes, il a le droit d'en envoyer 20 à sa famille. Il touchera le reste à sa libération ; s'il est condamné à perpétuité, il ne le touchera jamais… 1887. Le monde des prisons
1887 Chaque semaine, il a le droit de prélever une certaine somme sur son pécule ; – le pécule est l'argent que le détenu gagne avec son travail hebdomadaire. 1887. Le monde des prisons
1999 Certains récidivistes m'ont raconté, le plus beau jour en prison, c'est la sortie. On te rend tes effets personnels, ta fouille, l'argent de ton pécule libérable et un papier qui justifie ta sortie par la voie légale. 1999. Boumkoeur
1972 Sur les sommes gagnées en travaillant le détenu ne perçoit effectivement qu'une partie affectée à son pécule disponible : sept dixièmes pour les prévenus, cinq dixièmes pour les condamnés à des peines correctionnelles, quatre dixièmes (ou un peu plus à titre de récompense) pour les condamnés à la détention criminelle. Le reste est affecté jusqu'à concurrence de 200 F au pécule de réserve qui serait remis au détenu lors de sa libération. 1972. Le crépuscule des prisons
1845 C'est à cette époque que fut créé le pécule dont j'ai parlé 1845. Les bagnes ; histoires, types, moeurs, mystères
1841 Les forçats de la grande fatigue n'ont droit à aucun salaire. Les autres peuvent gagner depuis cinq jusqu'à vingt centimes par jour. On fait une retenue sur ce salaire qui s'appelle pécule. 1841. Les forçats considérés sous le rapport physiologique, moral et intellectuel, observés au bagne de Toulon
1836 Outre la paie ordinaire […] on accorde à ceux-ci un supplément d'un tiers en sus, auquel on donne le nom de pécule, et que l'on tient en réserve jusqu'à l'expiration de la peine. 1836. Bagnes, prisons et criminels (III)
1930 Enfin, le réveil. Quelques guichets s'ouvrent. On distribue le café à ceux qui, ayant de l'argent au pécule, l'ont commandé la veille au cantinier. 1930. La vie des forçats

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