crâner

registre ancien : 6 registre moderne : 5 fréquence : 71

crâner & (craner) ; tu crânes moins v. intr.

■ Faire le prétentieux, le brave, le fier, le fanfaron, le malin, l'intéressant, le matamore, montrer de l'orgueil, se faire remarquer, braver, prendre de grands airs ; ■ surmonter, cacher sa peur ; (résister, s'opposer) ; ≠ tu fais moins le fier

Synonyme : prétentieux, faire le prétentieux, fier, vanter (se) Famille : crâner Usage : enfant, enfantin

1914 Alors, toi aussi, tu vas y passer, sur la table à charcuter !… Tu crânes moins, il paraît !… Puisque le chirurgien est si épatant, tu devrais pas te biler… 1914. Le “pilon”, dans Racaille et parias 1935 À vingt ans on crâne 1935. Moi, le Dab, souteneur ! 1934 tu veux crâner avec moi ? 1934. J'suis dans l'Bottin 1937 Des vrais mangeurs de choses immondes… Voilà ce que tu crânes ? 1937. Bagatelles pour un massacre 1952 Enfin, ça y est. J'ai eu mon permis, sur un pied, comme je le répète, en crânant un peu 1952. Mon taxi et moi 1918 Toi, remarque Pinet, sévèrement, tu crânes quand ça n'te coûte pas cher. On t'a déjà vu, tu sais. 1918. Au seuil des guitounes 1925 En vérité, Mata-Hari, depuis sa condamnation, crânait, mais avait peur 1925. Souvenirs d'un médecin des prisons de Paris (1914-1918) 1947 Il faisait bien le mariolle, quand on lui parlait d'amour. Mais on a beau crâner, poser au type fort et peu sensible, on a son point faible… 1947. Fleur-de-Poisse 1947 J'ai mon équipe à cent mètres d'ici. Cinquante hommes d'attaque et armés jusqu'aux dents et qui rappliqueront dare dare au premier coup de feu qu'ils auront entendu. C'est convenu avec eux. Vous serez anéantis en cinq sec. Inutile donc de crâner. 1947. Fleur-de-Poisse 1880 j'm'étais enfilé pas mal d'croquemole et d'pive dans l'col (j'avais bu beaucoup d'eau-de-vie et de vin). Mon linge était à cran (ma femme était en colère) et veut crâner. Ma foi, j'lui déglingue un glassis dans un d'ses sabords 1880. Souvenirs de prison et de bagne 1911 J'ai beau essayer de crâner, je suis trifouillé tout de même ! 1911. Le journal à Nénesse 1911 Voilà donc qu'après avoir crâné, le trac me reprend, mon vieux 1911. Le journal à Nénesse 1953 Il a beau crâner, gueuler, jouer au dur ; le petit vent de folie qui lui passe sur l'échine et ses mirettes pleines de panique m'apprennent qu'en réalité, notre rencontre ne le comble pas de joie et lui fout les chocottes. 1953. ...et ça continue ! <13 citation(s)>

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