épaté

date : 1840 registre ancien : 7 registre moderne : 5 fréquence : 55

épaté & être épaté ; air épaté adj., part.p.

Être ébahi, très surpris, étonné, admiratif

Synonyme : étonner, étonné, ébahir, ébahi, impressionner, impressionné

1952 Aujourd'hui, on compte un Parisien sur cinq qui a fait de la prison. Il n'y a plus qu'un Sartre pour en être épaté 1952. Une fille du tonnerre 1927 Citoyens, dit-il, nous allons vous en boucher une surface, mais vous ne serez pas plus épatés que nous. La vie est rigolote en ce sens que lorsqu'on croit qu'on va tourner à droite, c'est à gauche qu'on va 1927. China-Town, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1932 Si tu trouves des changements dans la maison, ne t'épate pas mais feins d'être épaté. Tu as compris ? 1932. Vidocq - Le roi des voleurs, le roi des policiers 1840 et pas plus épaté (étonné) de reconnobler (reconnaître) dans sa tronche (figure) un fague (forçat) très connu du grand pré (le bagne). 1840. (récit de voleur), dans Un an de prison, ou Souvenirs de Sainte-Pélagie 1840 Pour moi, je m'occupais du burlin (secrétaire), qui une fois débridé (ouvert) laisse voir à mes chassis épatés (yeux étonnés) des cigues (des louis) et des talbans (billets de banque). 1840. (récit de voleur), dans Un an de prison, ou Souvenirs de Sainte-Pélagie 1862 Je vais donc te parler notaire, genre épicier, et tu seras épaté quand tu verras comment j'en tricote… 1862. Le dernier crime de Jean Hiroux 1978 Les gens sont épatés, les gens sont époustouflés. 1978. Les garçons de passe - Enquête sur la prostitution masculine 1888 –Et alors ? –Alors, ils ont été épatés, dame ! 1888. Césarine 1911 Ah ! oui, la petite grenouille, elle avait su y faire, et ça lui sucrait le nombril de me voir si épaté… 1911. Le journal à Nénesse <9 citation(s)>

Voir épatant pour étymologie de VIR / Epaté : vient de épenter = intimider au XVIIIe d'après Rigaud ; mot de Edmond About d'après Sarcey : dit par Pradeau dans le Savetier et le Financier représenté en 1857 et repris par les Parisiens dans les jours qui ont suivi ; pour VIR, Sarcey commet une erreur : ce mot est connu à Paris depuis 47 ans [par rapport à 1887] ; son origine est la suivante : Au café Saint-Louis, en 1839, se réunissaient les ouvriers repousseurs et monteurs en plaqué, les ciseleurs sur métaux, les sculpteurs sur bois et les acteurs du théâtre de la Porte Saint-Laurent ; leur jeu favori était le billard : à la suite d'un beau coup, un joueur se leva furieux et cassa son verre sur la table de marbre : un musicien nommé Catelin dit très tranquillement : ah ! il est épaté - le verre n'a plus qu'une patte ; et à chaque beau coup, son auteur disait en montrant l'autre : il est épaté. Catelin ne connaissait probablement pas l'expression employée communément par les ouvriers verriers qui disent d'un verre sans pied : il est épaté ; dans tous les cas, ce vocable se répandit dans le faubourg Saint-Denis, dans les ateliers du quartier du Temple, puis dans les théâtres où à propos de rien on disait : il est épatant. On voit qu'il n'appartient pas à About (VIR-PARQUISEFF) / 1840 (Enckell1999) /

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