épatant

date : 1860 registre ancien : 6 registre moderne : 5 fréquence : 171

épatant

& épatant ! ; c'est épatant ; l'épatant

adj.

Très bien, très bon, parfait, fort agréable ; remarquable, merveilleux, extraordinaire, surprenant, étonnant, incroyable ; formule de satisfaction, de joie ANG : astonishing, it is stunning (astonishment) ; corking, it's a corker !

Synonyme : bien, bon, extraordinaire, remarquable, exclamation de joie

1867 Conte-moi ça ? –Ah ! c'est une histoire épatante ! 1867. Les Malfaiteurs
1914 –Tu es épatant ! –Je n'ai rien d'exceptionnel… –Oh ! si, que tu l'es, épatant !… Tu ne fais rien comme les autres, toi… et ce que tu fais… ça a tout de suite un chic… […] ce que tu viens de dire, c'était… original… épatant, quoi ! 1914. L'amateur de pierres, dans Racaille et parias
1864 Le traître gardait pour la forme / Trois bonnets, c'était épatant : / Un vert, de Toulon l'uniforme, / Un pour la nuit, en coton blanc, / Un autre assez original, / C'était son bonnet de police 1864. Almanach des misérables. Parodie en vers
1956 on est descendu chez Satan et en bas c'était épatant ! 1956. On n'est pas là pour se faire engueuler (I)
1899 le millionnaire dont je parle, un zigue épatant 1899. Les Mémoires de M. Goron - Haute et basse pègre
1932 c'est un type épatant 1932. Zola
1912 On nous a parlé d'un reliquaire ancien… quelque chose d'épatant… 1912. Le bouchon de cristal
1892 Vous savez que c'est le sergent Bonsigue qui surveille cette étude ? –Même qu'il paraît qu'il s'y paye des roupillages épatants 1892. Fricotard et Chapuzot (Pièce en trois Actes et cinq tableaux)
1870 C'est épatant ; en voilà un chouette, c'est pire que Rocambole 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
1870 y nous faut pour dans quinze jours deux cents femmes pour le cortège ; mais, ce qu'il y a de plus épatant, c'est qu'il faut qu'elles ne pèsent pas plus de soixante et dix livres tout habillées 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
1916 C'était tout de même un riche type ! disait Détry. Mon vieux Riou, il faudra le saluer au départ d'un épatant discours. 1916. Journal d'un simple soldat. Guerre-captivité 1914-1915
1916 –C'est Courbier qui fait la lutte, mon lieutenant. –Il est bon ? –Épatant…. 1916. Méditations dans la tranchée
1936 Ça y est, Paul et moi, nous avons un laissez-passer et la permission de la journée. Le médecin-chef a été épatant. C'est le plus grand plaisir qu'il puisse nous faire. 1936. Hajde Prilep. Journal d'un poilu d'Orient

<13 citation(s)>

ÉPATANT, ANTE, adj. Familier A. [En parlant de qqn ou de qqc.] Qui provoque l'étonnement; qui suscite l'admiration. Avoir un chic épatant. Bartienne, un manteau comme ça, en astrakan, hein, quand on sera riche? Tu serais épatante là-dedans (COLETTE, Music-Hall, 1913, p. 140). Laurent. Mon vieux, c'est une riposte épatante. Justin. Je te crois qu'elle est épatante. Il avait l'air assommé (DUHAMEL, Terre promise, 1934, p. 149) : 1. Je ne veux plus que te dire un mot sur Verhaeren, dont j'ai acheté la troisième série des Poèmes. C'est épatant! Quel type! RIVIÈRE, Corresp. [avec Alain-Fournier], 1905, p. 73. Péj. Lu des vers de Dubus (...) Ce n'est pas mal, mais pour être si vieux jeu, si épatant, si fastidieusement peu naturel! (RENARD, Journal, 1889, p. 47). B. [En parlant de qqc.] Qui procure une grande satisfaction. Un voyage, un temps épatant(s); une fête épatante. N'est-ce pas que c'est épatant d'avoir une nombreuse famille (APOLL., Tirésias, 1918, II, 3, p. 904) : 2. Si vous avez besoin de tapis, de phonographes, de fauteuils de cuir, de tableaux anciens, d'appareils de chauffage ou de voitures d'occasion, j'ai des adresses épatantes. ACHARD, Jean de la Lune, 1929, I, 2, p. 6. Prononc. : [], fém. [-]. Fréq. abs. littér. : 308. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 4, b) 119; XXe s. : a) 890, b) 706 (tlfi:épatant)/

Rigaud prétend que épatant, épater, viennent de épenter (XVII) qui signifiait intimider. Sarcey donnait paternité du vocable à la pièce d'Edmond About, le Savetier et le Financier (1877). Mais cette expression a cinquante-quatre ans d'existence : elle a pris naissance au Café Saint-Louis, lors d'une partie de billard : des ouvriers ciseleurs jouaient une partie de doublé : après un bloc fumant, un joueur fait tomber son verre sur la table et le verre se décolla : 'Tiens, le verre est épaté' et à chaque coup les joueurs disaient : tu es épaté ; un autre a répondé : si nous sommes épatés, tu es épatant : sans le savoir on s'était servi du mot épaté qu'utilisent les verriers pour parler d'un verre sans pied, mis à la refonte. Epaté signifie étonnement (VIR) / P. prés. de épater (GR) /

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