bernique

date : 1725 registre ancien : 10 registre moderne : 8 fréquence : 35

bernique

& brenicle ; bernicle ; bernicle ! ; brenicle ! ; bréniche ; bernique pour ; mieux que bernique

Rien, non, négation, refus ; échec, bredouille ; mieux que rien IT : nulla / ALL : nein

Synonyme : non, refus, rien, pas de

Morphologie : métathèse

1871 Dans les premiers jours, ça n'allait pas encore trop mal. Et nos sacrés chenapans de députés de Paris s'entendaient assez bien avec les jean-foutres de ruraux ; Mais bernique, mon vieux ! Ça n'a pas été long à durer ! 1871. Le Père Duchêne (55) 1899 Comme il ne nous aidait en rien à la ferme, j'avais songé à en faire un matelot et je l'embauchai comme mousse sur une barque de pêche… Bernique ! Après trois jours, un bateau qui rentrait au port nous l'a ramené… 1899. Escal-Vigor 1846 Ils ont beau chercher et rechercher, ils mettent tout sens dessus-dessous… Bernique ! pas plus d'écus, ni d'assignats que dans la poche d'un voltigeur 1846. Les chauffeurs du Nord 1892 –Dix francs ! s'exclama la veuve comme elle eût dit : mille francs. La placeuse comprit. –Alors, bernique, et bonjour ! 1892. Le chiffonnier de Paris - Grand roman dramatique 1943 Vous aurez beau avoir le coeur de Duguesclin, si tu as des godillots qui te blessent et des pieds qui saignent, bernique ! Tu seras tout juste bon à être ramassé par la « roulante » 1943. Ceux de l'infanterie -1939-1940 1760 (vers) bernique pour le présent, il n'y a rien à faire pour son sansonnet, ces demoiselles sont prises [24/05/1765] 1760 (vers). Paris sous Louis XV - Rapports des inspecteurs de police au roi (deuxième série) 1990 Je m'entête à rappeler mais bernique ! La grande soeur joue les sourdes. 1990. Maîtresse détresse 1912 Après, quand le naïf Daubrecq offrira sa bangue de fiançailles, bernique, on se fichera de lui. 1912. Le bouchon de cristal 2007 j'entrave bernique ! Et ce n'est pourtant pas faute de touiller ma matière grise. 2007. La gigue des cailleras 1911 vous estourbiriez ma vieille daronne… […] Ma pauvre ancienne !… C'est une largue boniface qui a le chouan doux comme de la gelée d'abeilles… Elle n'a rien maquillé de mouchique, elle !… Dites… Ce n'est pas de sa faute si je suis une falourde… Bréniche !… 1911. Le journal à Nénesse 1977 Sûr qu'il se mijote quelque chose. Dans les couloirs de l'État-Major, même pour aller pisser, ils se le disent en code. Bernique pour le renseignement, avec ces zouaves. 1977. Faut pas rire avec les barbares <11 citation(s)>

Expression dépréciative jadis parfois rendue par notion de 'coquillage' (coquille) : le parler vulgaire se sert de bernique ou bernicles, cette dernière étant définie dans Trévoux 1771. Or, bernicle est le nom vulgaire de la patelle. Première attestation dans glossaire argotique qui accompagne le poème de Granval. Ce nom est devenu l'expression symbolique de la nullité, du néant. Terme vulgaire donc venu de Bretagne (SAINXIX) / C'est une corruption de bernique (VIR) / P.-ê. de bren «son», et, fig., «ordure, merde», le rattachement à bernique «patelle» ou au picard barnik «jeu» est sans base sûre (GR) /

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